Jerez accueille une réunion internationale qui rassemble des experts d'Espagne, du Maroc et du Royaume-Uni pour analyser les progrès et les défis de la conservation des grands rapaces, en prenant comme référence le cas de l'aigle impérial ibérique. Les conférences, à caractère scientifique et de gestion, rassemblent des chercheurs, des techniciens de l'administration environnementale et des représentants du secteur privé dans le but de partager des expériences et de faire avancer des stratégies communes pour la protection de ces espèces menacées. La récupération de l'aigle impérial ibérique, considérée comme l'un des plus grands succès européens en matière de conservation de la faune, sert de modèle pour aborder d'autres projets de conservation dans un contexte marqué par le changement global, la perte d'habitat et le déploiement d'infrastructures énergétiques.
La réunion a mis un accent particulier sur le rôle de la science appliquée à la prise de décision, soulignant la nécessité que les résultats de la recherche parviennent aux administrations publiques et se traduisent en politiques de conservation efficaces.
De même, l'importance de la sensibilisation sociale et de l'implication des communautés locales a été soulignée, dont le soutien est essentiel pour réduire les menaces telles que le braconnage ou l'utilisation illégale d'appâts empoisonnés.
Conservation des grands rapaces : l’aigle impérial ibérique comme modèle de réussite
Jerez accueille une rencontre internationale sur la conservation des grands oiseaux de proie, en prenant comme modèle le succès de l'aigle impérial ibérique et les défis futurs.
Jerez accueille une réunion qui rassemble des experts en conservation des grands rapaces d'Espagne, du Maroc et du Royaume-Uni pour analyser les progrès réalisés dans la protection de ces espèces, en prenant comme référence le cas de l'aigle impérial ibérique, dont la récupération est considérée comme « une réussite dont on peut tirer de nombreuses leçons ».
La conférence, intitulée « Leçons pour la conservation des grands rapaces : le cas de l'aigle impérial ibérique comme modèle », a un caractère scientifique et de gestion marqué et est conçue comme un espace de travail dans lequel chercheurs, techniciens de l'administration environnementale et représentants du secteur privé se réunissent dans le but de faire avancer des stratégies communes de conservation.
Le coordinateur scientifique de la Fondation Migres et membre de l'organisation de la rencontre, Jorge García Macías, a expliqué que le choix de Jerez comme lieu répond à des critères à la fois écologiques et institutionnels.
Jerez, enclave clé pour la biodiversité
« Jerez a été choisie en raison de l'importance non seulement de la ville, mais aussi de la campagne de Cadix en général pour l'aigle impérial ibérique, et aussi parce que le financement et la promotion de l'événement s'accompagnent de mesures compensatoires développées dans la municipalité », a-t-il souligné.
La première journée a été consacrée monographiquement à l'aigle impérial ibérique, une espèce endémique de la péninsule ibérique en voie d'extinction et dont la récupération est aujourd'hui l'une des principales références européennes en matière de conservation de la faune menacée.
« Il a une aire de distribution très réduite et a nécessité des efforts très multidisciplinaires, s'attaquant à toutes les causes de son déclin », a-t-il indiqué.
Coopération internationale pour protéger les grands oiseaux de proie
Selon le coordinateur scientifique, la correction des lignes électriques, la gestion de l'habitat et la coordination entre les administrations, la communauté scientifique et le secteur privé ont été essentielles au rétablissement de l'espèce.
« Dans un contexte de changement global et de destruction de son habitat, l'aigle impérial est une réussite très comparable à celle du lynx ibérique », a-t-il déclaré.
Cependant, il a averti qu'il reste encore des défis à relever pour garantir la stabilité à long terme de la population.
« Il reste encore beaucoup à faire, comme continuer à agir sur les lignes électriques et prendre en compte l'implantation de parcs éoliens et de centrales solaires photovoltaïques », et il a souligné l'importance d'appliquer des critères scientifiques dans la planification et la gestion de ces infrastructures.
La réunion abordera également la coopération internationale en tant qu'outil clé pour la conservation des grands oiseaux de proie.
« Dans ce type de conférence, on partage les expériences d'autres pays et d'autres groupes de recherche qui fournissent des idées très précieuses sur les mesures à appliquer et comment les faire », a souligné García Macías, qui souligne que l'échange de connaissances évite les approches fermées et améliore l'efficacité des politiques de conservation.
La conférence comprendra des présentations sur d'autres espèces comme l'aigle royal, le gypaète barbu et le balbuzard pêcheur. ET
Dans ce dernier cas, García Macías rappelle que l'espèce a disparu en tant que reproducteur en Andalousie il y a deux décennies et qu'aujourd'hui il existe « environ 20 couples reproducteurs entre Cadix et Huelva grâce à un projet de réintroduction », ce qui fait de cette population l'une des plus importantes du pays.
La réunion abordera également la coopération internationale en tant qu'outil clé pour la conservation des grands oiseaux de proie.
De la science à la gestion territoriale
Le programme aura la participation de chercheurs du Conseil supérieur de recherche scientifique (CSIC), de techniciens de l'Agence andalouse de l'environnement et de l'eau (AMAYA) et d'experts internationaux d'institutions telles que le Centre d'écologie et d'hydrologie du Royaume-Uni ou la Royal Society d'Édimbourg, qui apporteront une vision comparative sur la conservation des grands rapaces dans différents contextes.
Le débat sur la compatibilité entre le développement des énergies renouvelables et la protection de la biodiversité occupera également un espace pertinent lors de la réunion.
Jerez, en raison de sa proximité avec des espaces naturels de grande valeur écologique et de sa tradition en matière d'initiatives environnementales, s'est imposée comme un lieu idéal pour accueillir ce type de réunions. En conclusion, les participants ont convenu que seul un travail conjoint entre scientifiques, gestionnaires et citoyens permettra d'assurer un avenir aux grands rapaces et, avec lui, aux écosystèmes qui dépendent de leur présence. Continuer la lecture dans NATURE





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