Le Portugal vient de mettre noir sur blanc son projet en matière d'éolien offshore et d'autres énergies renouvelables océaniques avec le Plan de Afetação para as Energias Renováveis Offshore (PAER). L’idée est d’ordonner le déploiement (après des années de demandes « gratuites », comme cela s’est également produit en Espagne) et de fixer un plafond technique « jusqu’à près » de 10 GW de capacité potentielle dans les zones identifiées.
L'actualité réside dans les détails que la Galice apprécie le plus. La zone industrielle de Viana do Castelo (la plus proche du nord-ouest ibérique) passe de 595 à 229 kilomètres carrés et se retrouve avec une prévision de 800 MW, soit une réduction de superficie de près de 60 %. Le gouvernement portugais l'associe principalement au secteur de la pêche après un processus de réunions avec le secteur pour détecter les limitations et proposer des mesures de minimisation.
Cette réduction ne signifie pas nécessairement une ambition au kilomètre carré moins « utile ». Si 800 MW sont répartis sur 229 kilomètres carrés, la densité est d'environ 3,5 MW par kilomètre carré, ce qui suggère une stratégie plus chirurgicale (mer moins occupée et plus de concentration dans des zones dotées de meilleures ressources et moins de conflits d'usages). Il s’agit d’une approche qui s’inscrit dans le débat espagnol sur la manière d’accélérer le déploiement sans entrer en conflit avec les permis, le réseau et l’acceptation sociale, ce qui est également souligné dans cette analyse du traitement éolien offshore lorsqu’on parle d’« agilité » et de planification réaliste.
En parallèle, le Portugal maintient le message à court terme. Pour le reste de la décennie, l'objectif opérationnel est d'attribuer 2 GW jusqu'en 2030 via des procédures concurrentielles (enchères ou mécanismes équivalents) et de répartir le développement entre cinq zones. Outre Viana do Castelo, les marques PAER Leixões (2 500 MW), Figueira da Foz (4 600 MW) et Sines (1 600 MW), tandis qu'Aguçadoura reste un espace de recherche et d'innovation.
Le précédent industriel qui explique pourquoi Viana compte tant existe déjà. Au large de cette côte, exploite WindFloat Atlantic, un parc flottant de 25 MW connecté au réseau fin 2019 et pleinement opérationnel depuis 2020, qui a servi de « banc d'essai » technologique et logistique dans l'Atlantique ibérique. Ce type de projet est exactement ce que le PAER entend désormais développer, mais avec un conseil d'administration plus limité.
La comparaison avec l'Espagne est inévitable car le calendrier politique et réglementaire se déroule en parallèle. Dans la mise à jour du PNIEC, l'Espagne maintient un horizon allant jusqu'à 3 GW d'éolien offshore d'ici 2030 et quantifie la superficie approximative associée à ce déploiement. Et pendant ce temps, le secteur met en garde contre les goulots d’étranglement techniques et réglementaires qui peuvent arrêter le chronomètre.
Ce qui change pour la Galice avec la coupe portugaise, ce n'est pas seulement la « taille du polygone », mais le type d'opportunité. Moins de superficie signifie moins de marge pour placer des projets « en volume », mais plus de pression pour que ceux qui résolvent le mieux trois problèmes (le coût total, la compatibilité environnementale et la coexistence avec la pêche et la navigation) gagnent. Et dans ce scénario, la chaîne industrielle galicienne (ports, métallurgie, navale et éolienne flottante) peut continuer à jouer un rôle, même si la carte est plus petite. Un débat qui s’insinue également lorsque l’on parle de savoir si l’Espagne est « en retard » en mer par rapport à ses voisins et comment ordonner le déploiement.
L'entrée Chaque tour éolienne en mer coûte presque le même prix qu'un avion : le fait surprenant au Portugal a été publié pour la première fois sur ECOticias.com.





0 réponse à “Chaque tour éolienne en mer coûte presque le même prix qu'un avion : le fait surprenant au Portugal”