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Un homme de 78 ans a décidé de supprimer certains nids qui se trouvaient dans sa maison mais maintenant SEPRONA lui a infligé une amende et il devra payer 200 000 euros

Par Cécile Arnoud | Publié le 18.03.2026 à 16h23 | Modifié le 18.03.2026 à 16h23 | 0 commentaire
Golondrina común en su nido de barro bajo el alero de una vivienda, especie protegida en España.

Un retraité de 78 ans originaire de la région d'Arlanza, à Burgos, risque une amende pouvant aller jusqu'à 200 000 euros après avoir fait l'objet d'une enquête pour la destruction d'au moins 16 nids d'hirondelles rustiques sur la façade d'un immeuble dont il est propriétaire. L'affaire est entre les mains du tribunal d'instruction de Lerma et constitue un avertissement très clair pour quiconque songe à « nettoyer » les nids sans s'informer au préalable.

Selon les informations diffusées par la Garde civile et recueillies par divers médias, tout a commencé par un appel d'un voisin qui mettait en garde contre la possible destruction de nids dans un bloc de différentes hauteurs de la région d'Arlanza. À leur arrivée, les agents du SEPRONA ont découvert plusieurs nids intacts sous le surplomb, mais aussi des traces de boue circulaires là où de nombreux autres s'étaient auparavant installés, ainsi que des restes sur le trottoir et sur des voitures en stationnement. Néanmoins, plusieurs hirondelles ont continué à aller et venir, essayant de reconstruire leurs maisons au même endroit, ce qui est très typique de cette espèce migratrice qui revient chaque printemps aux mêmes lieux de reproduction.

Les agents ont identifié le propriétaire du bien et l'ont traduit en justice comme l'auteur présumé d'un crime contre la faune et la flore. L'enquête va désormais déterminer s'il s'agit d'une infraction administrative grave ou si les faits s'inscrivent dans un délit environnemental, mais le cadre de sanction est clair. La loi 42/2007 sur le patrimoine naturel et la biodiversité établit que les violations graves peuvent être punies d'amendes allant de 5 001 à 200 000 euros, tandis que les violations très graves peuvent dépasser deux millions.

Pourquoi est-ce si grave d’abattre les nids qui tachent la façade ou la voiture en dessous ? La réponse réside dans la protection juridique de l’hirondelle rustique, Hirundo rustica. Cet oiseau figure sur la Liste des espèces sauvages sous régime spécial de protection, élaborée par le décret royal 139/2011, qui comprend des espèces qui nécessitent une attention particulière en raison de leur valeur écologique ou de leur déclin. Cela implique qu'il est non seulement interdit de tuer ou de blesser des oiseaux, mais également de détruire, d'endommager ou de retirer leurs nids sans autorisation, qu'ils soient occupés ou vides.

Concrètement, cela signifie que personne ne peut retirer un nid d'hirondelle une fois construit, sauf autorisation exceptionnelle de l'organisme régional chargé de l'environnement. Comme le rappelle l'organisme SEO/BirdLife, ces autorisations ne sont accordées que dans des cas bien précis, en dehors de la saison de reproduction et lorsqu'il n'existe pas d'autre solution raisonnable rendant la présence des oiseaux compatible avec la sécurité ou la santé des personnes.

L’hirondelle rustique n’est pas seulement un symbole de l’arrivée du beau temps. C’est un allié silencieux contre les moustiques et autres insectes volants, puisqu’il s’en nourrit presque exclusivement et peut en consommer des centaines chaque jour. Diverses études et le Livre rouge des oiseaux espagnol font état d'un fort déclin de ses populations, au point que l'espèce est considérée comme vulnérable au niveau de l'État. Lorsqu'une colonie disparaît d'une ville ou d'un quartier, non seulement un bruit d'été très reconnaissable est perdu, mais aussi un service naturel de lutte antiparasitaire que nous remarquerions beaucoup lors de ces nuits chaudes et collantes avec plus de moustiques autour.

La scène qui se répète dans de nombreuses communautés est bien connue. Des taches d'excréments sur le mur, des plaintes à l'assemblée de quartier et la tentation de « passer le balai » sur le surplomb sans rien demander à personne. Mais les experts insistent sur le fait qu’il existe des alternatives. Depuis les plateaux et systèmes de collecte des excréments placés sous les nids jusqu'à la relocalisation contrôlée des points de reproduction à l'aide de nichoirs et de solutions architecturales spécifiques, des options déjà incluses dans les guides techniques sur la faune et les bâtiments promus par SEO/BirdLife et d'autres entités. Ce sont des mesures relativement simples qui permettent d’entretenir les colonies sans renoncer à des façades propres.

Cette affaire de la Garde civile met également en évidence le rôle des citoyens. C'est un voisin qui a constaté des restes de boue au sol et la disparition brutale des nids, et qui a décidé d'appeler SEPRONA. Cet appel s’est soldé par une procédure judiciaire qui peut servir d’avertissement aux autres propriétaires et gestionnaires immobiliers. En fin de compte, la loi n’est pas conçue pour punir ceux qui vivent avec des oiseaux, mais pour mettre fin à des comportements qui, une fois additionnés, font tomber des espèces déjà en déclin.

La leçon que laisse ce qui s’est passé dans cette ville de Burgos est claire. Supprimer des nids d’hirondelles sans les informer peut coûter très cher, et pas seulement sous forme d’amende. C’est éliminer d’un coup un petit allié contre les nuisibles et affaiblir encore davantage la biodiversité de nos villes. Avant de toucher un nid, il est conseillé de s'adresser à la mairie, au service régional de l'environnement ou à des entités spécialisées et de rechercher une solution qui respecte la loi et, en même temps, réduit les nuisances.

Le communiqué de presse contenant les détails de l'affaire publié par la Garde civile a été publié sur son site Internet. BurgosActualités.

L'entrée Un homme de 78 ans a décidé de supprimer certains nids qui se trouvaient dans sa maison mais maintenant SEPRONA lui a infligé une amende et il devra payer 200 000 euros a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.

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