Las Tablas de Daimiel atteignent leur inondation maximale après les pluies et laissent une image inhabituelle dans l'un des écosystèmes les plus endommagés d'Espagne. Après des années marquées par la sécheresse et la surexploitation, l'eau est revenue avec force pour recouvrir toute la surface actuellement inondable.
Le principal élan vient de la rivière Gigüela, qui, pour la troisième année consécutive, revient alimenter le parc. Mais derrière cette reprise se cache une nuance inconfortable : il ne s’agit pas d’une normalité retrouvée, c’est d’un équilibre temporaire entretenu par des épisodes pluvieux de plus en plus irréguliers.
L'eau est revenue avec force, couvrant toute la surface actuellement inondable et rendant au parc une partie de sa fonctionnalité écologique. Les pluies accumulées ces dernières semaines, ainsi que les apports d'eau supplémentaires, ont permis à cet espace naturel de retrouver des niveaux jamais vus depuis longtemps.
La nappe d'eau favorise la régénération de la végétation aquatique et améliore les conditions de nombreuses espèces de faune, notamment les oiseaux migrateurs.
Las Tablas de Daimiel atteint son inondation maximale après les pluies et le remplissage total de la zone humide
La zone humide historique de La Mancha renaît après des années critiques : 1 500 hectares inondés, des apports d'eau constants et un équilibre fragile qui dépend à nouveau du climat.
Le Parc National a atteint son plafond actuel avec 1 500 hectares complètement inondés, le maximum possible aujourd'hui en raison de l'engorgement par la végétation après des années de sécheresse.
Historiquement, la surface inondable atteignait 1 750 hectares, mais la dégradation progressive a réduit cette capacité. Pourtant, la scène actuelle est exceptionnelle. Depuis le 11 février, la rivière Gigüela constitue à nouveau l'artère vitale du parc.
- Débit actuel : 2,66 m³ par seconde (2 660 litres par seconde)
- Troisième année consécutive fournissant une quantité d'eau significative
Ce flux a permis quelque chose de clé : la reconnexion des zones précédemment inondées, multipliant l'extension de l'eau.
Un barrage plein et un système à ses limites
Le barrage de Puente Navarro, construit en 1987 à des fins environnementales, est complètement rempli et libère des réservoirs.
- Capacité : 4,16 hectomètres cubes
- Actuellement en situation de décharge continue
Ce point est crucial puisqu'il régule la dynamique de l'eau du parc en période d'abondance. Les Tablas de Daimiel ne vivent pas seulement sur les eaux de surface. Historiquement, ils dépendaient de trois piliers : le fleuve Gigüela, le fleuve Guadiana et l'aquifère 23.
Mais cette dernière est surexploitée depuis des décennies, ce qui altère l'équilibre naturel de l'écosystème depuis les années 1980.
L’héritage de la transformation humaine : quand l’eau s’échappe
L'intervention humaine continue de marquer le présent du parc. La canalisation de la rivière Gigüela en 1956, dans le cadre d'un plan d'assèchement agricole, a complètement changé le système :
- Une partie de l'eau n'arrive plus au parc
- Il s'infiltre dans l'aquifère
- La contribution directe à la surface est réduite
Un changement structurel qui conditionne encore aujourd’hui la récupération de la zone humide.
Un refuge incontournable pour des milliers d’oiseaux… en péril permanent
L'intervention humaine continue de marquer le présent du parc. La canalisation de la rivière Gigüela en 1956, dans le cadre d'un plan d'assèchement agricole, a complètement changé le système.
Déclarée Parc National en 1973, cette enclave est :
- Réserve de biosphère (UNESCO, 1981)
- Zones humides Ramsar (1982)
- Espace SPA (1988)
C'est le dernier grand représentant des nappes fluviales, un écosystème pratiquement disparu en Europe. Son importance est cruciale pour :
- Hivernage de la sauvagine
- Routes migratoires
- Nidification d'espèces protégées
Pourtant, l’image de Las Tablas de Daimiel complètement inondée offre un message d’espoir. Il démontre la résilience de la nature lorsque les bonnes conditions sont réunies et renforce l'importance de protéger et de restaurer ces espaces uniques.
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