Bruxelles exige de limiter la chasse au loup ibérique en raison de son statut défavorable, envoyant un message clair à l'Espagne au milieu de la controverse sur les autorisations de chasse en Cantabrie qui ont entraîné la mort de spécimens reproducteurs.
La Commission européenne prévient que toute activité de chasse doit être compatible avec le rétablissement de l'espèce, à un moment où les données officielles continuent d'indiquer un état de conservation négatif et où le manque de mise à jour du rapport national génère encore plus d'incertitude.
Bruxelles demande de limiter la chasse au loup ibérique en raison de son statut défavorable
La Commission européenne prévient que toute autorisation de chasse doit garantir la survie de l'espèce, tandis que l'Espagne continue sans mettre à jour son rapport clé.
Le dernier rapport de l'Espagne à Bruxelles, couvrant la période 2013-2018, classait déjà les populations de loups comme défavorables dans plusieurs régions, y compris des zones clés du nord, ce qui conduit à des limitations strictes de la chasse conformément à la réglementation européenne.
Cette classification signifie que les permis de chasse devraient être considérablement restreints ou suspendus en cas d'incertitude quant aux impacts cumulatifs. L'Espagne n'a pas encore présenté le rapport 2019-2024, ce qui laisse un déficit d'information important.
L'avertissement se présente sous la forme d'une réponse officielle de la commissaire à l'Environnement, Jessika Roswall, à une question soulevée au Parlement européen après l'autorisation de chasser trois loups en Cantabrie, dont une femme enceinte et deux récemment accouchés.
La Commission rappelle que le loup au nord du Duero est inclus dans l'annexe V de la directive Habitats, ce qui autorise son exploitation, mais seulement à une condition stricte : qu'elle ne compromette pas le maintien d'un état de conservation favorable, ce qui, selon les dernières données disponibles, n'est pas respecté en Espagne.
Un état de conservation défavorable qui conditionne toute décision
Le dernier rapport officiel envoyé par l'Espagne à Bruxelles, correspondant à la période 2013-2018, qualifiait déjà la situation du loup de « défavorable-inadéquate » dans plusieurs régions, y compris des zones clés de la péninsule nord.
Ces données ne sont pas mineures. En termes juridiques européens, cela signifie que toute autorisation de chasse doit être extrêmement restrictive, voire suspendue en cas d'incertitude quant à son impact cumulatif.
De plus, l’Espagne n’a pas encore présenté le rapport actualisé pour la période 2019-2024, ce qui laisse un manque d’information critique au milieu de la prise de décision sur la gestion de l’espèce.
L'avis de la Cour de Justice de l'UE change les règles du jeu
La Commission rappelle un précédent clé de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), qui a déjà jugé que l'autorisation de la chasse au loup en Espagne était incompatible avec la réglementation communautaire lorsque son état de conservation n'était pas favorable.
L'arrêt établit un principe fort : s'il existe un doute scientifique sur l'impact de la chasse, le principe de précaution doit être appliqué et toute autorisation doit être évitée.
Cela implique qu'il faut tenir compte non seulement des quotas officiels, mais aussi de facteurs cumulatifs tels que la mortalité illégale, les accidents ou la mort indirecte des descendants, éléments qui peuvent altérer considérablement la viabilité de la population.
La controverse en Cantabrie et la focalisation européenne sur l'Espagne
Le déclencheur de cet avertissement a été l'autorisation de contrôles de population en Cantabrie qui ont conduit à la mort de trois loups reproducteurs, ce qui, selon les organismes de conservation, aurait pu causer la mort indirecte de plusieurs portées.
Ce type d'action a tiré la sonnette d'alarme à Bruxelles, puisque l'impact réel sur la population ne se limite pas aux spécimens tués, mais affecte la structure sociale de l'espèce et sa capacité de reproduction.
La plainte déposée par des entités telles que Fondo Lobo et l'intervention politique au Parlement européen ont élevé l'affaire au rang de contrôle communautaire.
La responsabilité nationale sous surveillance européenne
Même si la Commission européenne se positionne comme garante du respect de la réglementation, elle précise que la responsabilité directe incombe aux autorités nationales et régionales.
Cependant, il prévient également qu'il suit de près la situation et qu'il évaluera les décisions espagnoles à la lumière du prochain rapport officiel et du respect de la directive Habitats. Dans ce contexte, tout écart pourrait donner lieu à des procédures d'infraction s'il s'avère que les autorisations de chasse violent le cadre juridique européen.
Bruxelles exige de limiter la chasse au loup ibérique en raison de son statut défavorable à un moment clé pour la gestion de la biodiversité en Espagne.
Les données sont claires, la jurisprudence est claire et la pression européenne s’accentue. La décision n’est plus technique, elle est politique : continuer à autoriser la chasse dans un contexte d’incertitude scientifique peut ouvrir la porte à des sanctions européennes et, surtout, compromettre l’avenir d’une des espèces les plus emblématiques de la faune ibérique.
La Cour de justice de l'Union européenne a précédemment statué qu'autoriser la chasse au loup est incompatible avec le droit de l'UE lorsque l'état de conservation est mauvais, renforçant ainsi le principe de précaution dans les décisions de gestion de la faune.
Les récents contrôles en Cantabrie, qui ont entraîné la mort de femelles reproductrices, ont suscité l'inquiétude à Bruxelles. La Commission européenne prévient que l'Espagne reste responsable et pourrait faire l'objet de poursuites judiciaires en cas de violation des règles.
L'entrée que Bruxelles demande pour limiter la chasse au loup ibérique en raison de son statut défavorable en Espagne a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.





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