La récupération des eaux provoque des oiseaux à Las Tablas de Daimiel et des espèces protégées, un tournant écologique d'une ampleur énorme qui se reflète déjà dans des chiffres concluants : le dernier recensement confirme une explosion de la biodiversité dans l'une des zones humides les plus endommagées d'Espagne.
Les données ne laissent aucun doute. Avec une augmentation allant jusqu'à 400 % des espèces menacées et des milliers de nouveaux oiseaux aquatiques, le parc retrouve sa fonction écologique clé, même si les experts préviennent que ces enregistrements sont encore minimes en raison de l'inondation totale de l'espace.
La récupération de l'eau déclenche des oiseaux à Las Tablas de Daimiel et des espèces protégées
La zone humide revit avec des données sans précédent : les espèces menacées se multiplient jusqu'à 400 % et l'écosystème bat à nouveau après des années au bord de l'effondrement.
Le responsable du parc, Carlos Ruiz de la Hermosa, souligne que les données collectées sont indicatives, puisque la nappe d'eau complique le décompte. Les résultats reflètent néanmoins une évolution clairement favorable.
La récupération de l'eau a accru la présence d'un plus grand nombre d'oiseaux aquatiques, avec une augmentation notable de plusieurs espèces communes. Cette croissance montre l'amélioration de l'habitat, qui offre à nouveau de la nourriture, un abri et des espaces adéquats.
Les espèces menacées explosent avec des chiffres qui surprennent les scientifiques
La croissance des espèces menacées est sans aucun doute la donnée la plus choquante du recensement. L'érismature à tête blanche passe de 30 à 164 individus, multipliant sa présence par plus de cinq en seulement un an, tandis que la milouine brune atteint 140 individus, soit le double de celle de 2025.
L'évolution de la sarcelle grise, considérée comme l'un des oiseaux les plus menacés d'Europe, est particulièrement critique. Elle parvient à atteindre 40 spécimens, quadruplant ainsi son nombre précédent. Ce bond positionne Las Tablas de Daimiel comme une enclave clé dans la conservation des espèces en péril.
Le directeur du parc, Carlos Ruiz de la Hermosa, insiste sur le fait que ces données ne constituent qu'une base minimale, car l'inondation totale de la zone humide rend difficile un véritable décompte. Il souligne néanmoins qu’il s’agit de chiffres « très positifs » dans un contexte historique très délicat.
Explosion de sauvagine : des milliers de spécimens récupèrent la zone humide
L'augmentation de la quantité d'eau a provoqué une réaction en chaîne dans l'écosystème. Le canard rouge compte près de 2 000 individus, contre plus de 1 200 recensés l'année précédente, tandis que le milouin d'Europe atteint 1 951 individus, doublant pratiquement sa population.
A ces données s'ajoutent les 1 035 spécimens de spatule commune, près de 750 sarcelles communes et plus de 500 canards colverts (548) et frises (529), des chiffres qui traduisent une récupération généralisée de la zone humide.
Cette croissance n’est pas une coïncidence. La présence de l'eau a rétabli les conditions écologiques nécessaires à l'alimentation, à l'abri et à la reproduction, redonnant au parc son rôle d'un des principaux centres de biodiversité aquatique en Espagne.
Des espèces rares reviennent et d’autres réapparaissent avec une force inattendue
L'un des événements les plus marquants est la réapparition de la moustache, une espèce en déclin au niveau national qui n'avait plus été détectée dans le parc depuis des années. Dans ce recensement, 7 spécimens ont été dénombrés, un chiffre d'une énorme valeur écologique.
Le grèbe jougris connaît l'une des augmentations les plus importantes, passant de 326 à 1 126 individus, tandis que le grèbe commun atteint 219 individus et le grèbe huppé passe de 55 à 101 individus.
A noter également le bond du morito commun, qui passe de 25 à 223 spécimens, et la récupération de l'aigrette garce, absente en 2025 et désormais avec 34 spécimens, confirmant un changement profond dans la dynamique de l'écosystème.
Migration, rapaces et équilibre naturel : le parc reprend ses activités
Le recensement reflète également un fort mouvement migratoire. Le milan noir atteint un nombre impressionnant avec près de 1 400 spécimens, consolidant le parc comme un point clé sur les routes migratoires.
De plus, des balbuzards pêcheurs ont été détectés et la présence de l'aigle impérial ibérique est maintenue, ce qui renforce la valeur stratégique de la zone humide pour des espèces de grand intérêt écologique.
En revanche, certaines espèces comme la cigogne blanche ou le héron cendré connaissent des déclins spécifiques, liés à des dynamiques migratoires. Pendant ce temps, la mouette rieuse atteint 2 480 individus, doublant les records, bien que le grand cormoran tombe à 64 individus.
Le retour d'espèces rares confirme l'évolution positive du milieu. Certains oiseaux, absents depuis des années, réapparaissent, tandis que d'autres affichent des augmentations significatives, témoignant d'une profonde transformation écologique de la zone humide.
À cela s'ajoute un trafic migratoire intense et une plus grande présence d'oiseaux de proie, ce qui renforce le rôle du parc comme enclave stratégique. L'équilibre naturel commence à se rétablir après une période complexe, affirme la direction des Tablas de Daimiel.
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