Les écologistes dénoncent la pression agricole et minière qui bloque la récupération du fleuve Guadiamar et préviennent que le principal projet visant à sauver Doñana se heurte à des intérêts économiques de plus en plus puissants.
Le « sauvetage aquatique » des zones humides, considéré comme un mandat légal par l'Union européenne et l'UNESCO, reste paralysé près de trois décennies plus tard, alors que l'écosystème continue de se détériorer au milieu de la crise climatique.
Selon ce groupe environnemental, l'expansion de l'irrigation intensive, ainsi que la réactivation des projets miniers dans la région, provoquent une pression supplémentaire sur les ressources en eau et la qualité des sols.
Dans le même temps, ils préviennent que les projets visant à sauver Doñana se heurtent à une forte résistance motivée par la dépendance économique d'activités telles que l'agriculture intensive, ce qui rend difficile la mise en œuvre de mesures de protection plus strictes.
Les écologistes dénoncent la pression agricole et minière qui bloque la récupération du fleuve Guadiamar et arrête le sauvetage aquatique
Les fonds agricoles et les projets miniers ralentissent la renaturalisation essentielle pour sauver Doñana alors que la pression de l'UE augmente.
La récupération du fleuve Guadiamar est considérée par les experts comme le seul véritable moyen d'inverser la dégradation de Doñana, une zone naturelle clé d'Europe qui souffre de profondes altérations hydrologiques.
Cependant, le processus se heurte à une pression croissante de la part des fonds d’investissement agricole, qui acquièrent de vastes zones dans les marais transformés pour y implanter des cultures intensives telles que des oliveraies et des amandiers.
Ce changement de modèle agricole, basé sur des exploitations agricoles très rentables, génère un conflit direct avec la renaturalisation du fleuve, car il rend difficile la récupération du canal et la disponibilité de l'eau pour l'écosystème.
De nouveaux intérêts économiques se heurtent à la restauration écologique de Doñana
La transformation du territoire n’est pas seulement agricole. L’avancée des projets extractifs ajoute un nouveau niveau de pression sur le système d’approvisionnement en eau.
Ecologistas en Acción prévient que la réactivation de l'exploitation minière dans des zones comme Aznalcóllar ou Escacena est incompatible avec la récupération du Guadiamar, car elle introduit des risques de déversements et de contamination dans un environnement extrêmement sensible.
La restauration écologique nécessite d’éliminer les responsabilités minières, de contrôler les rejets urbains et de réduire la pression agricole. Sans ces conditions, toute tentative de récupération sera partielle et insuffisante.
La rivière Guadiamar, clé historique de l'équilibre de la zone humide
Avant sa transformation, le Guadiamar fournissait environ 80 % de l'eau qui alimentait le marais de Doñana, étant l'axe central de son équilibre écologique.
L'altération du fleuve, « coupé » pour favoriser le développement agricole, a provoqué une rupture dans la dynamique naturelle de l'écosystème, réduisant drastiquement sa capacité de régénération.
Aujourd’hui, le manque d’approvisionnement en eau se traduit par une zone humide plus vulnérable, avec une moindre capacité d’adaptation aux sécheresses et aux événements extrêmes liés au changement climatique.
Près de trois décennies de retard dans un projet déclaré prioritaire
La restauration écologique nécessite d’éliminer les responsabilités minières, de contrôler les rejets urbains et de réduire la pression agricole. Sans ces conditions, toute tentative de récupération sera partielle et insuffisante.
Le projet Doñana 2005, déclaré d'intérêt général de l'État, devait être la solution structurelle pour récupérer la rivière et rétablir l'équilibre hydrique du parc.
Cependant, après presque 27 ans de retards, d'accords non respectés et d'inexécution, l'action n'est toujours pas pleinement développée, notamment en ce qui concerne Guadiamar.
Ce blocus prolongé reflète un manque de coordination institutionnelle qui contraste avec l'urgence environnementale du problème, aggravée par les avertissements des organisations internationales.
La récupération du Guadiamar est essentielle face au changement climatique
La renaturalisation de la rivière permettrait de récupérer l'hydropériode naturelle de la zone humide, c'est-à-dire la durée et la dynamique des crues qui soutiennent la biodiversité de l'écosystème.
Dans un contexte de sécheresses récurrentes, cette capacité de régulation des eaux est essentielle pour maintenir la fonctionnalité écologique de Doñana et éviter son effondrement.
Sans cette intervention, l’espace naturel continuera à perdre de sa résilience, le laissant exposé à une détérioration progressive qui pourrait être irréversible à moyen terme.
L'avenir de Doñana dépend de l'arrêt des intérêts qui bloquent sa reconstruction
Le conflit entre conservation et activité économique est au centre du débat. D’une part, l’urgence de restaurer l’écosystème ; de l’autre, les intérêts agricoles et miniers qui conditionnent le territoire.
Ecologistas en Acción insiste sur le fait que sans éliminer ces pressions, il ne sera pas possible de procéder au sauvetage aquatique, considéré comme essentiel pour garantir la survie de la zone humide.
L'avenir de Doñana dépendra de la capacité des administrations à donner la priorité aux intérêts environnementaux sur les intérêts privés, à une époque où la biodiversité et l'eau deviennent des ressources de plus en plus rares.
Ainsi, sans intervention décisive, préviennent-ils, les rivières Guadiamar et Doñana pourraient connaître une détérioration irréversible.
L'article Les écologistes dénoncent les pressions agricoles et minières qui bloquent la récupération de la rivière Guadiamar à Doñana a été publié pour la première fois sur ECOticias.com.





0 réponse à “Les écologistes dénoncent la pression agricole et minière qui bloque la récupération du fleuve Guadiamar à Doñana”