Greenpeace dénonce le silence concernant la pêche illégale aux requins en Espagne. Le contrôle institutionnel opaque sur la pêche industrielle a déclenché l'alarme dans le secteur environnemental, provoquant un affrontement direct entre les groupes de conservation et le ministère de l'Agriculture au sujet d'irrégularités présumées.
L’absence de réponses officielles aux soupçons de pêche illégale aux requins a contraint l’intervention urgente du Médiateur pour débloquer les informations cachées par la Santé.
Le blocus de l’information viole la directive européenne sur l’accès aux données environnementales, un mécanisme clé qui oblige les États membres à surveiller les quotas de capture et les débarquements.
Ce conflit juridique déterminera l'avenir de la surveillance de la pêche en haute mer, où le vide juridique ne parvient pas à protéger la biodiversité et perpétue le manque de contrôle des flottes.
Greenpeace dénonce le silence sur la pêche illégale des requins en Espagne et exige la transparence
Greenpeace dénonce le silence concernant la pêche illégale aux requins en Espagne après que le Secrétariat général des pêches n'a pas répondu dans les délais légaux à une demande d'informations sur l'activité du navire Naboeiro, signalé pour de prétendues infractions graves au cours d'une journée de pêche.
L'organisation considère que l'absence de réponse viole le droit d'accès à l'information environnementale et rend difficile la vérification du respect de la réglementation européenne pour la conservation des espèces marines menacées.
Greenpeace dénonce le silence sur la pêche illégale des requins en Espagne après avoir détecté d'éventuelles violations
L'origine de la polémique remonte au 8 juin, lorsque Greenpeace a publiquement dénoncé que le palangrier galicien Naboeiro avait capturé trois spécimens de requin-renard à gros yeux (Alopias superciliosus), une espèce dont la rétention est interdite par la réglementation européenne.
L'organisation a également assuré que le shark finning, dit finning, avait été pratiqué à bord du navire, une activité interdite en raison de son grave impact sur les populations de requins.
Ces faits, s'ils étaient confirmés, pourraient constituer des violations pertinentes de la législation sur la pêche et de la protection de la biodiversité marine.
L'organisation a demandé des documents clés pour clarifier ce qui s'est passé
Suite à la plainte du public, Greenpeace a formellement demandé des informations au Secrétariat Général de la Pêche concernant l'activité menée par le Naboeiro au cours de cette journée.
Parmi les documents requis figuraient le journal de bord électronique (DEA), la position du navire grâce au suivi par satellite, les registres officiels de déchargement et de commercialisation des captures et les rapports préparés lors des inspections effectuées au port.
L'objectif était de vérifier si les captures accidentelles avaient été notifiées comme l'exige la réglementation en vigueur et de connaître l'étendue des démarches administratives.
Le silence administratif porte l'affaire devant le Conseil de transparence
Passé le délai légal d'un mois sans recevoir de réponse, l'organisation comprend que la demande a été rejetée en raison du silence administratif.
Face à cette situation, elle a déposé une plainte auprès du Conseil de transparence et de bonne gouvernance (CTBG), estimant que le manque d'informations limite l'accès aux données d'intérêt environnemental et réduit la capacité de contrôle citoyen sur la gestion des pêcheries.
Pour Greenpeace, la transparence est essentielle pour garantir le respect de la législation et renforcer la confiance dans les institutions chargées de protéger les océans.
Le Conseil de transparence a désormais trois mois pour statuer
Le CTBG doit analyser la réclamation et rendre une résolution dans un délai maximum de trois mois à compter de sa présentation.
A défaut de réponse dans ce délai, la demande serait réputée rejetée pour silence administratif, ce qui permettrait d'ouvrir de nouvelles voies de recours devant la juridiction contentieuse-administrative.
La résolution sera pertinente pour déterminer dans quelle mesure l'Administration est obligée de fournir des informations relatives à d'éventuelles violations environnementales.
La protection des requins reste un défi pour la conservation marine
Les requins jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes marins en étant parmi les principaux prédateurs des océans et en contribuant au maintien de la santé des chaînes alimentaires.
Les organisations de conservation réclament depuis des années un plus grand contrôle des captures accidentelles et une application stricte des réglementations interdisant des pratiques telles que le finning, considéré comme l'une des plus grandes menaces pour de nombreuses espèces.
Le résultat de cette procédure pourrait devenir une nouvelle référence sur l’importance de la transparence, de la responsabilité et de la protection de la biodiversité marine.
La revendication présentée par Greenpeace transcende le cas spécifique du Naboeiro et met l'accent sur l'accès à l'information environnementale comme outil essentiel pour contrôler le respect de la législation sur la pêche.
Alors que le Conseil de transparence et de bonne gouvernance étudie le dossier, le débat remet une fois de plus sur la table la nécessité de combiner une gestion responsable des pêcheries avec des mécanismes de contrôle public efficaces qui garantissent la conservation des océans.
Greenpeace dénonce le silence sur la pêche illégale aux requins en Espagne : nous vous le dirons dans 15 secondes
Pourquoi Greenpeace a-t-elle dénoncé le navire Naboeiro ?
Car il soutient que le navire aurait capturé des spécimens de requin-renard à gros yeux, une espèce protégée par la réglementation européenne, et que le shark finning aurait également été pratiqué.
Quelles informations Greenpeace a-t-il demandé au Secrétariat général de la pêche ?
Il a demandé le journal de bord électronique, la position du navire par satellite, les registres de déchargement et de vente des captures et les rapports d'inspection officiels.
Que se passe-t-il si l'Administration ne répond pas à une demande d'informations environnementales ?
Si le délai légal s'écoule sans réponse, il peut y avoir un silence administratif, qui dans ce cas a conduit à une réclamation devant le Conseil de Transparence et de Bonne Gouvernance.
Qu’est-ce que le « shark finning » et pourquoi est-il interdit ?
Il s’agit d’une pratique qui consiste à couper les nageoires des requins et à rejeter le reste de l’animal à la mer. Elle est interdite en raison de ses graves impacts sur les populations de ces espèces et sur les écosystèmes marins.





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