L'Espagne sera confrontée à des incendies de forêt plus virulents. Les experts préviennent que le risque d’être victime d’incendies majeurs augmentera de manière alarmante au cours de ce siècle. L’accumulation incontrôlée de broussailles sèches dans les montagnes et une sécheresse extrême forment une combinaison dévastatrice.
Bien que les statistiques montrent moins d'incidents annuels, la superficie brûlée continue de s'étendre. Les grands incendies, qui dépassent cinq cents hectares, sont devenus la principale menace pour le patrimoine naturel espagnol.
Le pays gaspille actuellement la majeure partie de son potentiel forestier, ce qui aggrave l’abandon. Les forestiers exigent l’élimination des obstacles bureaucratiques et la promotion d’une gestion intégrée génératrice de richesse économique et d’emplois verts locaux.
La bioéconomie apparaît comme une formidable opportunité pour réactiver les villes dépeuplées grâce à l’utilisation durable des résines et du bois. Rentabiliser les ressources naturelles est la meilleure stratégie pour protéger la biodiversité du pays.
L'Espagne sera confrontée à des incendies de forêt plus virulents
L'Espagne sera confrontée à des incendies de forêt plus virulents dans les décennies à venir si l'accumulation de biomasse dans les montagnes continue d'augmenter et si la gestion active des forêts n'est pas renforcée. Ceci conclut la monographie « Le secteur forestier et la gestion forestière en Espagne », présentée par Cajamar.
L'étude soutient que le pays est confronté à un changement de scénario dans lequel les incendies seront moins fréquents, mais beaucoup plus destructeurs, favorisés par des sécheresses prolongées, l'abandon rural et le manque d'utilisation durable des ressources forestières.
L'Espagne subira des incendies de forêt plus virulents en raison de l'abandon de la forêt
Les chercheurs estiment que le risque de grands incendies augmentera de 14 à 30 % avant la fin du 21e siècle.
La principale cause sera l’accumulation de végétation dans des forêts de moins en moins bien gérées, une situation aggravée par le changement climatique, les températures élevées et les sécheresses extrêmes.
Pour les auteurs, l’abandon des activités forestières et agricoles a augmenté la quantité de combustible disponible pour le feu.
Moins d’incendies, mais de plus en plus importants et dangereux
Même si le nombre d’incendies enregistrés a diminué entre 2006 et 2025, la superficie touchée a continué de s’étendre.
Les données des Statistiques générales des incendies de forêt (EGIF) reflètent une moyenne annuelle de 115 500 hectares brûlés entre 2016 et 2025, répartis dans près de 11 000 incendies chaque année.
Durant cette période, 521 Grands Incendies de Forêts (GIF) ont également été enregistrés, ceux dépassant 500 hectares.
L'Espagne exploite moins de la moitié du potentiel de ses forêts
Le rapport rappelle que l'Espagne compte 27,5 millions de parcelles forestières, même si seulement entre 30 et 40 % de leur capacité de production sont utilisées.
Cette mauvaise gestion favorise l'accumulation de biomasse, réduit la résistance naturelle de la forêt et rend difficile le travail préventif.
Les experts soutiennent que la forêt doit être comprise comme une ressource environnementale, économique et sociale capable de générer des emplois, de la richesse et de préserver la nature.
Les experts réclament une nouvelle politique forestière
La publication s'engage à surmonter la séparation historique entre les politiques agricoles et forestières pour développer une gestion plus intégrée du territoire.
Le président de la Confédération des organisations forestières d'Espagne (COSE), Francisco Carreño Sandoval, considère qu'il est nécessaire de réduire la bureaucratie, de promouvoir la collaboration public-privé et de reconnaître économiquement la valeur générée par les forêts.
En outre, cela exige que la production forestière ait un plus grand poids dans l'économie nationale.
La bioéconomie apparaît comme une opportunité pour les territoires ruraux
Le professeur de l'Université d'Oviedo, Asunción Cámara Obregón, souligne que le secteur est confronté à des défis tels que la fragmentation de la propriété forestière, l'exode rural et la dimension commerciale limitée.
Le rapport propose de promouvoir une bioéconomie forestière basée sur l'utilisation durable du bois, de la biomasse, du liège, des résines et d'autres ressources naturelles.
Selon les auteurs, une gestion rentable de la forêt permettra d'éviter les incendies, de conserver la biodiversité, de capter le carbone et de revitaliser l'environnement rural.
La gestion forestière doit être durable et continue
La monographie conclut que le meilleur outil contre les grands incendies n'est pas seulement de renforcer les dispositifs d'extinction, mais aussi de rétablir une gestion continue des forêts tout au long de l'année.
Transformer la forêt en un atout économique et environnemental, encourager son utilisation durable et renforcer la prévention seront, selon les spécialistes, les clés pour réduire l'impact des futurs incendies de forêt.
L'Espagne connaîtra des incendies de forêt plus virulents dans 15 secondes
Pourquoi l’Espagne sera-t-elle confrontée à des incendies de forêt plus virulents ?
Car l’abandon de la forêt, l’accumulation de biomasse et le changement climatique vont accroître l’intensité et la propagation des incendies au cours des prochaines décennies.
Combien d’hectares sont brûlés chaque année en Espagne ?
Selon le rapport, entre 2016 et 2025, 115 500 hectares en moyenne par an ont été brûlés.
Que sont les Grands Incendies de Forêt (GIF) ?
Il s'agit d'incendies qui dépassent 500 hectares de superficie touchée. Entre 2016 et 2025, 521 ont été enregistrés en Espagne.
Quelles solutions le rapport propose-t-il pour réduire les incendies ?
Renforcer la gestion active des forêts, promouvoir la bioéconomie, utiliser de manière durable les ressources forestières, réduire la bureaucratie et améliorer la coordination entre les administrations.





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