La COP17 en Mongolie vise un accord mondial contre la sécheresse. Le pays accueillera le sommet COP17 de l'ONU contre la désertification dans sa capitale, Oulan-Bator, et cet événement crucial souffre d'un grave impact environnemental, avec près de quatre-vingt-deux pour cent de ses sols gravement dégradés.
Des centaines de délégués internationaux chercheront à parvenir à un accord mondial contraignant sur la sécheresse, une négociation clé qui est restée inachevée lors du précédent sommet de Riyad. L'événement réunira des dirigeants politiques, des experts, des représentants des communautés locales et des bergers traditionnels.
La conférence combinera des débats techniques avec des réunions ministérielles axées sur la santé des sols, de l'eau et des systèmes alimentaires. La Mongolie présentera des propositions visant à améliorer la gestion de l'eau et à conserver ses précieuses prairies.
La COP17 en Mongolie cherche un accord mondial contre la sécheresse et la lutte contre la désertification
La Mongolie, avec près de 82% de son territoire déjà dégradé, accueillera à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 28 août à Oulan-Bator la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), un événement qui visera à clôturer l'accord contraignant sur la sécheresse laissé en suspens lors du précédent sommet de Riyad (Arabie Saoudite).
Avec plus des trois quarts de ses 1,56 millions de kilomètres carrés gravement touchés par ce phénomène, le pays devient ainsi le lieu symbolique d'un événement qui réunira des délégués de 197 pays pour s'intéresser aux impacts de la dégradation des terres et de la sécheresse sur les modes de vie et la sécurité alimentaire.
L'événement réunira des chefs de gouvernement, des ministres, des scientifiques, des pasteurs et des représentants des peuples autochtones, dans le cadre de la première COP de cette organisation à avoir lieu dans un pays d'Asie centrale ou orientale.
Alors que la première semaine de l'événement sera axée sur les négociations techniques, la deuxième semaine, plus importante, accueillera le segment de haut niveau, avec plusieurs dialogues ministériels et quatre journées thématiques : financement ; eau; la terre et les gens; et les systèmes alimentaires et la santé des sols, avec divers événements et panels.
La lutte contre la sécheresse ne peut plus attendre
Le sommet fait suite à celui qui s'est tenu en décembre 2024 en Arabie Saoudite, où l'approbation d'un cadre contraignant pour lutter contre la sécheresse au niveau mondial était en attente.
Le différend, dans lequel plusieurs pays africains ont exigé un cadre obligatoire face à la résistance de pays comme les États-Unis, a été officiellement reporté pour être résolu à la réunion de Mongolie, faisant de sa négociation l'un des principaux combats en suspens à la COP17.
Malgré ce revers, des progrès significatifs ont été réalisés, comme le lancement de l'Alliance mondiale de Riyad pour la résilience à la sécheresse, qui a mobilisé 12 milliards de dollars pour lutter contre ce phénomène, en particulier dans les pays les plus vulnérables.
Le secrétaire exécutif de l'UNCCD de l'époque, Ibrahim Thiaw, a présenté l'événement dans des déclarations datant de février 2025, lorsque l'accord de siège a été signé, comme une continuation de la volonté de la COP16 de « renforcer les engagements mondiaux, de renforcer les mécanismes financiers et de favoriser les alliances intersectorielles ».
La Mongolie est un exemple du problème
La CNULCD a souligné l'importance de tenir le sommet en Mongolie, un pays qui souffre particulièrement gravement de la dégradation des terres, et reliera les discussions aux pressions réelles qui affectent déjà les zones arides, les prairies et les moyens de subsistance ruraux.
Ce jeudi, le ministère mongol de l'Environnement a porté à 81,9% le chiffre des territoires touchés par la désertification, un phénomène que l'ONU attribue dans son cas à la combinaison du changement climatique – qui a augmenté la température moyenne dans le pays de 2,5 degrés depuis 1941 – et du surpâturage d'un cheptel d'environ 60 millions de têtes.
3 initiatives fondamentales seront présentées
Lors d'un atelier préparatoire organisé quelques semaines avant le sommet, le ministre mongol de l'Environnement, Tsend Sandag-Ochir, a souligné l'intention du pays « d'aller au-delà de la logistique » et de mener le processus de négociation de manière « équitable et transparente ».
Dans cette démarche, le pays prévoit de présenter formellement trois initiatives sur les prairies, la gestion des terres et de l'eau et les solutions basées sur la nature, avec lesquelles il cherche à établir l'ordre du jour du sommet et à se consolider comme référence régionale dans la lutte contre la désertification.
Le pays a également impliqué des jeunes du forum « Youth4Land » ou du secteur privé, par l'intermédiaire du Conseil mongol des entreprises, dans l'initiative « Business4Land » de la CNULCD, visant à accélérer la gestion durable des terres.
Le changement climatique et le surpâturage massif ont considérablement augmenté les températures locales. Face à cette situation critique, la réunion tentera de mobiliser un soutien financier international et de promouvoir des pratiques durables pour garantir la survie du milieu rural.





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