À Ceuta, l'association Septem Nostra réclame du secrétaire d'État à l'Environnement, Hugo Morán, un plan financé pour évaluer les dommages causés au littoral, protéger la patelle ferrée et prévenir les incendies de forêt.
La crise frontalière menace la biodiversité de Ceuta, selon Septem Nostra, mais la véritable dimension des conditions nécessite encore un diagnostic public. La priorité devrait être de cartographier les occupations et les déchets, de surveiller le littoral, d'évaluer l'état des forêts et de contrôler les populations sensibles comme la patelle ferreuse, une espèce protégée dont la survie dépend d'enclaves côtières bien spécifiques.
Le plan devrait éviter de transférer la responsabilité environnementale aux migrants et se concentrer sur le manque de logements, de surveillance et de gestion publique face à une urgence extraordinaire. Sans une administration responsable, un budget, des agents environnementaux et des indicateurs vérifiables, la crise humanitaire peut en prolonger une autre moins visible sur un territoire où convergent la Méditerranée, l’Atlantique, l’Europe et l’Afrique.
La crise frontalière menace la biodiversité de Ceuta, selon les écologistes locaux
Les groupes environnementaux de Ceuta ont exigé que le Ministère de l'Environnement mette en œuvre un plan « environnemental » pour faire face aux effets que la crise frontalière a provoqués sur l'environnement et sur des espèces comme la patelle « patella ferruginea » ou le danger d'incendies de forêt.
Dans un communiqué, l'association Septem Nostra a fait cette lecture après avoir tenu cet après-midi une réunion entre son président, José Manuel Pérez, et le secrétaire d'État à l'Environnement, Hugo Morán, au siège de la délégation gouvernementale.
Les hauts responsables de Septem Nostra ont demandé au ministère de procéder à une « collecte détaillée » de données permettant d'identifier les impacts liés à la crise, de concevoir une stratégie « efficace » pour les résoudre et de proposer des interventions dans lesquelles les administrations compétentes et les prévisions budgétaires pour leur mise en œuvre sont parfaitement indiquées.
Le Secrétaire d'État à l'Environnement a déclaré qu'il ne venait pas s'immiscer dans les compétences environnementales de la Ville Autonome, mais plutôt apporter un soutien technique et économique, conscient de la situation extraordinaire dans laquelle se trouve Ceuta et de la nécessité d'aider la ville à surmonter la crise frontalière qui menace la biodiversité de Ceuta.
La crise frontalière menace la biodiversité de Ceuta met Septem Nostra en garde
Septem Nostra a profité de l'occasion pour souligner que Ceuta et la région biographique du détroit de Gibraltar sont considérées comme un écotone exceptionnel et l'un des principaux hotspots de biodiversité de la planète, car c'est le point de confluence entre deux continents et deux masses d'eau différentes.
L'état des montagnes de Ceuta, comme l'a informé le secrétaire d'État à l'Environnement, loin de s'améliorer, s'est aggravé à cause de nouveaux incendies et a atteint un état critique après la série de tempêtes qui ont fortement touché Ceuta l'hiver dernier.
Un autre point abordé est le manque de moyens pour protéger l'environnement naturel de Ceuta, c'est pourquoi Septem Nostra a demandé la mise à disposition de troupes pour surveiller le littoral et le domaine hydraulique public.
Les écologistes ont insisté sur la nécessité pour Ceuta de disposer d'agents environnementaux, compte tenu de l'importance du milieu marin de Ceuta, de sa fragilité et de l'énorme pression anthropique qu'il subit, aujourd'hui amplifiée par la présence de milliers de migrants dans la ville, dont beaucoup se sont installés sur le littoral et dans des points très sensibles du point de vue environnemental.
Le secrétaire d'État a encouragé les membres de Septem Nostra à fournir au ministère de l'Environnement, par l'intermédiaire du responsable du secteur de développement de la délégation gouvernementale de Ceuta, les informations dont ils disposent sur les impacts environnementaux liés à la crise et les propositions qu'ils jugent nécessaires pour inverser les conditions environnementales qu'ils détectent.





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