Le pâturage écologique revient à Xàbia pour éliminer le combustible végétal à l'interface urbain-forêt sans envahir les zones botaniques les plus sensibles.
La nouveauté n'est pas d'utiliser des chèvres, mais de transformer une expérience pilote en une gestion forestière continue. Le pâturage écologique agit de manière sélective sur la végétation qui relie la montagne aux habitations, où la réduction du combustible peut réduire l'intensité d'un incendie et faciliter l'intervention des équipes d'extinction.
La mairie de Xàbia et le parc naturel du Montgó appliquent également un zonage qui exclut les micro-réserves et les enclaves abritant des espèces protégées. La prochaine étape devrait être de quantifier les hectares traités, la biomasse enlevée, le coût par rapport au débroussaillage mécanique et l'évolution de la végétation : les chèvres réduisent le risque, mais elles ne remplacent pas les coupe-feu, ni les plans de surveillance ou d'urgence.
pâturage écologique
La Mairie de Xàbia, une commune située au nord de la province d'Alicante, a repris l'initiative du pâturage écologique avec des chèvres dans la zone du parc naturel du Montgó, une enclave de haute valeur environnementale, comme « outil naturel » associé à « l'agriculture régénérative » pour la prévention des incendies de forêt.
Au total, 250 chèvres reviennent dans cette zone de la municipalité pour poursuivre les travaux de réduction de la végétation et de la charge de combustible végétal, en particulier dans les zones proches de l'interface urbain-forêt, où la prévention est particulièrement importante pour améliorer la sécurité des habitations et de la population, a rapporté la mairie ce jeudi dans un communiqué.
Cette action s'inscrit dans la continuité de l'essai pilote démarré en janvier dernier, qui a permis de vérifier les bénéfices du pâturage contrôlé comme mode de gestion forestière.
Selon la municipalité, l'élevage contribue naturellement à maintenir la végétation claire, réduisant l'accumulation de biomasse et favorisant en même temps le maintien des écosystèmes.
La municipalité s'engage ainsi à poursuivre une formule qui allie prévention des incendies, durabilité et récupération des pratiques traditionnelles, en utilisant l'élevage lui-même comme outil de gestion territoriale.
Le pâturage s'effectue de manière planifiée et sous surveillance, en suivant à tout moment les indications et critères établis par le Parc Naturel du Montgó.
Les chèvres n'accèdent pas aux zones particulièrement sensibles, comme les micro-réserves de flore et autres espaces où se trouvent des espèces protégées, ce qui garantit la conservation de ces enclaves.
L'initiative est coordonnée par la municipalité, le Consortium pour la relance économique et active de la Marina Alta (Creama) et du parc naturel du Montgó, en collaboration avec le secteur de l'élevage, et fait partie de la stratégie municipale visant à renforcer le travail de prévention tout au long de l'année.





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