Après plus de deux décennies de litiges, de pressions judiciaires et de mobilisation environnementale, la zone d'El Algarrobico est officiellement protégée. La Mairie de Carboneras se conforme à l'extrême avec la Cour suprême, alors que l'avenir de l'hôtel reste en suspens.
L'hôtel El Algarrobico, construit à quelques mètres de la mer dans le parc naturel de Cabo de Gata-Níjar, est devenu dès ses débuts un symbole du choc entre développement urbain et protection de l'environnement.
Bien que diverses résolutions judiciaires aient confirmé que le terrain devait être considéré comme non aménageable en raison de sa valeur environnementale, la planification municipale a maintenu pendant des années la classification qui protégeait la construction, prolongeant ainsi le conflit.
Dès ses débuts, l'hôtel El Algarrobico est devenu un symbole de l'affrontement entre développement urbain et protection de l'environnement.
El Algarrobico est protégé après une bataille juridique de plus de 20 ans
Le Journal Officiel de la Province (BOP) d'Almería a publié ce lundi l'intégralité des règlements d'urbanisme qui classent la zone d'El Algarrobico comme terrain non aménageable de protection spéciale, un document de 113 pages avec lequel le maire de Carboneras, Salvador Hernández (CS), se conforme à l'ultimatum judiciaire et se débarrasse des amendes coercitives personnelles qui le menaçaient.
La publication, recueillie dans le bulletin provincial sous l'annonce 003726-25, officialise définitivement la modification partielle du Plan Général d'Urbanisme (PGOU) pour adapter les Normes Subsidiaires municipales à l'arrêt de la Cour Suprême de 2018.
Cette insertion légale était la dernière condition exigée par le Tribunal Supérieur de Justice d'Andalousie (TSJA) pour considérer la partie urbanistique du jugement exécuté.
La Chambre Contentieuse-Administrative avait donné jusqu'au 19 janvier pour que le texte paraisse dans le bulletin, avertissant le conseiller que, s'il ne le faisait pas, elle lui imposerait des sanctions de 1.000 euros de sa poche tous les vingt jours et lui retirerait les témoignages du parquet pour désobéissance.
Le document publié aujourd'hui occupe une longueur inhabituelle dans ce type de procédure : un total de 113 pages – de 5 à 118 du bulletin – dans lesquelles sont détaillées toutes les réglementations qui régissent désormais les secteurs ST-1 (El Algarrobico) et ST-2 (El Canillar).
Le respect de cette décision judiciaire intervient seulement 24 heures après que la Mairie ne s'est pas conformée à temps à l'autre grand front administratif qu'elle a ouvert : la révision d'office du permis de construire.
La Mairie évite les sanctions, mais la licence de l'hôtel est à nouveau bloquée
Avec cette démarche, la Mairie corrige la manœuvre effectuée en septembre dernier, lorsqu'elle avait tenté de résoudre la procédure en publiant une simple annonce avec un lien web, ce que les magistrats ont catégoriquement rejeté pour non-respect de la loi. A cette occasion, le BOP inclut les articles complets, protégeant légalement l'impossibilité de construire dans la zone où se trouve le controversé hôtel Azata del Sol.
Le respect de cette décision judiciaire intervient seulement 24 heures après que la Mairie ne s'est pas conformée à temps à l'autre grand front administratif qu'elle a ouvert : la révision d'office du permis de construire.
Comme l'a rapporté hier Greenpeace et l'a confirmé l'avocat de l'organisation, José Ignacio Domínguez, le dossier d'annulation du permis de construire a expiré ce dimanche 11 janvier, après six mois sans résolution, parce que la Mairie a envoyé la documentation incomplète au Conseil Consultatif.
Ainsi, alors que le maire a réussi à épargner sa responsabilité pénale et patrimoniale vis-à-vis du PGOU avec la publication d'aujourd'hui, il fait désormais face à la demande des écologistes du TSJA de l'obliger à recommencer à zéro le dossier de licence, prolongeant encore davantage l'enchevêtrement administratif qui entoure l'hôtel vingt ans après son arrêt.
Le cas d’El Algarrobico laisse une leçon claire sur les conséquences de l’ignorance de la planification environnementale et du retard dans le respect de la loi. La décision Carboneras marque un tournant, mais nous rappelle également la nécessité de renforcer la prévention pour éviter que des conflits similaires ne se reproduisent à l’avenir. Continuer la lecture dans ENVIRONNEMENT





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