L'Espagne arrive à la mi-mars avec une image inhabituelle dans ses réservoirs. Selon les dernières données officielles disponibles du ministère de la Transition écologique, datées du 10 mars, la réserve d'eau est à 82,6% de sa capacité totale et stocke 46 313 hectomètres cubes d'eau, même si la semaine dernière elle a diminué de 182 hectomètres cubes. Il s’agit de données provisoires, comme le rappelle le ministère lui-même, mais le tableau général est clair. Il y a beaucoup plus d’eau retenue qu’il y a un an et bien plus que lors d’une semaine normale à cette époque.
La comparaison permet de vraiment comprendre ce qui se passe. Au cours de la même semaine de 2025, l'Espagne avait stocké 34 116 hectomètres cubes, et la moyenne de la dernière décennie à ces dates est de 31 649. En d’autres termes, il y a aujourd’hui environ 12 200 hectomètres cubes de plus qu’il y a un an et environ 14 700 de plus que la moyenne des dix dernières années. Traduit en pourcentage, le pays est passé de 60,9% il y a un an à 82,6% aujourd'hui.
Qu'est-ce qui se cache derrière cette hausse ?
Ce n'est pas une coïncidence. Il répond en grande partie à un début d’année très humide. Le ministère souligne que les précipitations ont considérablement affecté toute la péninsule et que le maximum hebdomadaire a été enregistré à Bilbao, avec 91,4 litres par mètre carré. En outre, l'année hydrologique a accumulé 464,7 millimètres de pluie jusqu'au 3 mars, soit 33,3% au-dessus de la valeur normale, selon le rapport officiel du MAPA préparé avec les données de l'AEMET. Quand il pleut ainsi pendant des semaines, cela se voit dans les réservoirs.
La surprise, en effet, a dépassé les frontières. Le média néerlandais SpanjeVandaag résume la situation avec une expression très claire : des réserves « exceptionnellement élevées ». Ce n'est pas étrange. L'Espagne prête attention au ciel et au niveau de ses marécages depuis des années, c'est pourquoi des données comme celle-ci attirent également l'attention à l'étranger. Encore plus lorsqu’il arrive après des mois de pluie et de tempêtes continues.
Toutes les cartes ne sont pas identiques
Or, il convient de ne pas tirer de conclusions trop rondes. Certains bassins ont des chiffres très élevés, comme ceux internes au Pays Basque à 100 %, ceux internes à la Catalogne à 97,3 % et le Cantabrique oriental à 91,8 %. Mais le soulagement n’est pas le même pour tout le monde. Le bassin du Segura reste à 48,6% et celui du Júcar à 65,7%, bien en dessous des autres territoires. En pratique, cela signifie que le sud-est reste le point le plus délicat et que des pluies généreuses ne gomment pas d'un coup les déséquilibres accumulés.
Pouvez-vous respirer un peu mieux ? Oui. La sécheresse peut-elle être considérée comme résolue ? Pas encore. Ce que montrent les données constitue un répit précieux pour l’approvisionnement en eau, les paysages et la gestion, mais cela nous rappelle également quelque chose de fondamental. En Espagne, la pluie ne tombe pas de la même manière pour tout le monde et tous les réservoirs ne partent pas de la même situation.
Le communiqué de presse officiel a été publié dans le site MITECO.
L'entrée Ce qui se passe avec les réservoirs en Espagne n'est pas une coïncidence, mais aux Pays-Bas, on n'y accorde pas de crédit : « Exceptionnellement élevé » a été publié pour la première fois sur ECOticias.com.





0 réponse à “Ce qui se passe avec les réservoirs en Espagne n'est pas une coïncidence, mais aux Pays-Bas, on n'arrive pas à y croire : « Exceptionnellement élevé »”