L’aposématisme désigne une stratégie de défense employée par certains animaux afin de dissuader leurs prédateurs d’attaquer. Les espèces aposématiques envoient en effet un signal d’avertissement pour prévenir leurs assaillants qu’ils ne sont pas comestibles voire parfois même toxiques.
Cette technique peut prendre différentes formes selon l’espèce qui l’emploie : un signal sonore, une couleur vive, l’envoi de substances chimiques, le changement de posture ou toutes formes d’indices informant le prédateur du danger à venir. Ces derniers ont généralement d’instinct une aversion pour les espèces aposématiques et préfèrent s’en détourner une fois le message reçu.
Le venin de cette pieuvre peut tuer un homme en moins de 2 heures
De nombreux amphibiens emploient ce type de défense dans la nature. La petite grenouille rouge du Yapacana, par exemple, arbore une robe rouge éclatante tranchant avec quelques petites taches noires. Mais il ne faut pas se fier à sa petite taille – environ 16 mm – ou son aspect inoffensif car elle est l’une des grenouilles les plus venimeuses au monde. Sa couleur est d’ailleurs là pour rappeler à ses prédateurs qu’il ne faut pas s’approcher ! Le crapaud à ventre jaune des Appenins expose quant à lui les taches jaunes et orange vif qui parsèment son ventre dès qu’un prédateur s’approche d’un peu trop près. Il lui signifie ainsi que mieux vaut ne pas l’approcher car si cela ne suffit pas à écarter le danger, le batracien dispose d’une autre arme de poids : des verrues proéminentes remplies de substance irritante pour les yeux et les muqueuses. Idem pour la pieuvre à anneaux bleus qui peuple les mers du sud de l’Australie. Dès qu’elle se sent menacée, elle se couvre d’une cinquantaine d’anneaux bleu vif comme pour avertir de son envie de rester tranquille. Si le prédateur n’obtempère pas, la pieuvre lui injecte un puissant venin capable de tuer un homme en moins de deux heures. Gare donc à ses prédateurs qui n’auraient pas su garder leurs distances.
Pour le lézard cornu du Mexique (Phrynosoma cornutum), la logique est sensiblement la même mais la technique bien différente. Lorsqu’il est en danger, ce saurien est capable d’envoyer un jet de sang par son œil en direction de son prédateur. Celui-ci étant mélangé à une substance toxique, il indique donc par cet échantillon que le repas devant lequel son agresseur salive n’a rien de bien alléchant, bien au contraire !
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