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Une étude confirme que les zones où l'on achète davantage de pesticides abritent moins d'oiseaux et confirment des effets négatifs sur 84 % des espèces.

Par Cécile Arnoud | Publié le 19.03.2026 à 23h23 | Modifié le 19.03.2026 à 23h23 | 0 commentaire
Bandada de aves volando sobre un campo agrícola, símbolo del descenso de aves asociado al uso de pesticidas.

Si lors de vos promenades à la campagne vous entendez moins de trilles qu’avant, ce n’est pas qu’une impression. Une vaste étude réalisée en France confirme que là où davantage de pesticides sont achetés, il y a moins d'oiseaux de presque toutes les espèces communes, même ceux qui visitent les cultures uniquement pour se nourrir ou nicher.

Les travaux, signés par l'équipe du Muséum national d'histoire naturelle, croisent les données d'achats locaux de 242 substances actives avec l'abondance de 64 espèces d'oiseaux dans les terres agricoles à travers le pays. Le résultat clé est concluant selon les auteurs, la quantité de pesticides est négativement liée à l'abondance de 84,4 pour cent des espèces analysées.

En d’autres termes, plus les pesticides pénètrent dans la ferme, moins il y a d’oiseaux. Ce signal demeure même lorsque le modèle prend en compte d'autres facteurs de l'agriculture intensive, comme la taille des parcelles, la présence de haies ou l'utilisation d'engrais.

L’équipe a utilisé une base de données publique sur les ventes de pesticides et l’a comparée aux recensements d’un programme scientifique citoyen qui compte les oiseaux sur des milliers de points d’échantillonnage depuis des années. Ils ont d’abord vérifié que les ventes reflétaient réellement la pollution, en les comparant aux mesures indépendantes des résidus de pesticides dans les eaux de surface. Ensuite, ils ont lié ces achats aux populations d’oiseaux présents dans les cultures.

L'une des nouveautés est que non seulement les oiseaux typiquement agricoles ont été étudiés. Il existe également des espèces plus « permanentes » qui utilisent les champs comme zone d'alimentation, comme les mésanges ou les rossignols. Pour beaucoup d’entre eux, le lien avec les pesticides est également négatif, pointant vers un impact qui s’étend au-delà de quelques espèces sensibles.

Les chercheurs parlent des « effets négatifs généralisés de la pollution environnementale » et concluent qu’une réduction de l’utilisation des pesticides est nécessaire si l’on veut stopper la perte de biodiversité dans les paysages agricoles. En pratique, cela signifie repenser une partie du modèle agraire si l’on veut continuer à écouter les oiseaux dans les champs et ne pas se contenter de grandes monocultures silencieuses.

L'étude officielle a été publiée dans le journal du Société royale.

L'entrée Une étude confirme que les zones où plus de pesticides sont achetés ont moins d'oiseaux et confirme les effets négatifs sur 84% des espèces a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.

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