La Sarcelle grise est un petit canard associé aux zones humides méditerranéennes, dont la population a subi un fort déclin au cours des dernières décennies en raison de la perte et de la dégradation de son habitat, de la sécheresse prolongée et de la pression humaine.
En Espagne, sa population sauvage est estimée à moins de 200 spécimens reproducteurs, ce qui en fait une espèce en danger critique d'extinction.
Aujourd'hui, une trentaine de sarcelles grises ont été libéré dans la zone humide de San Gaspar, en Jerez de la Frontera (Cadix). La libération fait partie d'un programme de conservation promu par la Junta de Andalucía et le ministère de la Transition écologique et du défi démographique, dans le cadre du projet LIFE Cerceta Pardilla, cofinancé par l'Union européenne.
Nouveaux voisins pour la zone humide de San Gaspar à Jerez : 30 sarcelles grises
Trente spécimens de sarcelle grise (Marmaronetta angustirostris), l'un des oiseaux les plus menacés d'Europe, ont été relâchés dans la zone humide de San Gaspar, à Jerez de la Frontera.
L'action fait partie d'un projet promu par cette entreprise, par la Société d'Histoire Naturelle de Cadix (SGHN) et le programme européen LIFE Teal Pardilla, dans le but de récupérer cette espèce classée « en danger critique d'extinction » en Espagne.
Les spécimens, élevés dans le Zoobotánico de Jerez, ont été réintroduits dans l'une des cinq zones humides créées lors de la restauration environnementale des anciennes carrières de San Gaspar, où Holcim développe un plan pionnier pour récupérer plus de 100 hectares de terrains miniers.
Le directeur du développement durable d'Holcim Espagne, Mariano García, a souligné que « la restauration de San Gaspar est un exemple de la façon dont l'exploitation minière et la biodiversité peuvent progresser de pair » et a souligné l'engagement de l'entreprise « à être net positif pour la nature ».
Le projet LIFE Teal Pardilla, cofinancé par l'Union européenne, travaille à la restauration de zones humides clés et au renforcement des populations grâce à des lâchers contrôlés et à un suivi scientifique, afin d'inverser le fort déclin subi par l'espèce au cours des dernières décennies.
Le SGHN, l'entité qui garde l'espace, a développé des actions de surveillance des oiseaux, d'installation de nichoirs et de plantation de végétation indigène en bordure des lagons.
Le coordinateur du Projet San Gaspar du SGHN, Alberto Álvarez, a exprimé sa satisfaction de participer à cette initiative, « un pas de plus dans l'engagement pour la conservation de la biodiversité de Cadix », et a souligné que l'espace « est devenu un refuge pour de nombreux oiseaux, tant aquatiques que terrestres ».
Holcim Espagne gère actuellement 48 projets de restauration sur 18 sites, dans le but d'obtenir un impact positif net sur la nature d'ici 2030. Plus de 25 de ces initiatives se concentrent sur la conservation d'espèces de la faune, comme les aigles, les amphibiens ou les pollinisateurs, en collaboration avec des universités et des entités scientifiques.
Lors de la cérémonie de libération, les techniciens de l'environnement ont souligné l'importance de récupérer et protéger les zones humides en tant qu’alliées essentielles contre le changement climatique et la perte de biodiversité. Ces actions contribuent non seulement à sauver une espèce emblématique, mais aussi à conserver des écosystèmes qui Ils régulent l’eau, stockent le carbone et soutiennent une grande richesse biologique.
La libération de San Gaspar symbolise un pas de plus vers la récupération de la sarcelle grise et l'espoir qu'elle peuplera à nouveau de manière stable les zones humides andalouses. EFE / ECOticias.com





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