Venise vient de se souvenir de quelque chose qui semble évident, mais qui est parfois oublié lorsqu'un animal sauvage devient célèbre. Mimmo, le dauphin qui nage dans le lagon et apparaît près de San Marcos, n'est pas un animal de compagnie ni une simple attraction touristique.
Les nouvelles recommandations sont claires. Vous devez garder vos distances, ne pas lui donner à manger, ne pas le toucher, ne pas le poursuivre et ne pas l'appeler avec des cris ou des bruits. La raison n’est pas d’enlever le charme du moment, mais d’éviter que ce moment ne se termine mal pour l’animal et aussi pour les personnes.
Le dauphin qui a choisi Venise
Mimmo est un grand dauphin, une espèce connue scientifiquement sous le nom de Tursiops truncatus. Selon l'étude publiée dans Frontiers in Ethology, il a été observé pour la première fois dans la lagune vénitienne le 24 juin 2025 et suivi par des experts entre juin et décembre de la même année.
Il a d'abord traversé la région de Chioggia, puis a progressé vers des zones plus au nord de la lagune. Au fil du temps, il a commencé à apparaître régulièrement dans les eaux proches de la place Saint-Marc, l'un des endroits les plus fréquentés et les plus photographiés au monde.
Cela fait partie du problème. Un dauphin en pleine mer peut déjà affronter les filets, les moteurs et le bruit. Mais un dauphin au cœur aquatique de Venise cohabite avec des vaporettos, des bateaux-taxis, des gondoles, des bateaux privés et des touristes munis de leur téléphone portable. Et ça se voit.
Les règles sont simples
Le code de conduite diffusé par les experts appelle à maintenir une distance minimale de 50 mètres. Cela nécessite également de respecter les limitations de vitesse et d’éviter les accélérations, les changements brusques de cap ou les manœuvres de recul à proximité de l’animal.
La liste comprend d’autres réglementations tout aussi importantes. Vous ne devez pas lui proposer de nourriture, vous ne devez pas jeter d'objets à l'eau, vous ne devez pas attirer son attention en criant ou en frappant sur le bateau et aucun contact direct ne doit être tenté.
Cela paraît peu, mais en pratique cela change tout. Pour un touriste, cela peut faire la différence entre apercevoir un dauphin sauvage pendant quelques secondes ou en faire un animal habitué à approcher les bateaux. Et lorsqu’il y a des hélices impliquées, cette confiance peut coûter très cher.
Le danger n'est pas Mimmo
Les chercheurs ne présentent pas Mimmo comme un animal malade ou désorienté. Au contraire, les observations indiquent qu'il se nourrit et que son comportement correspond à celui de l'espèce, d'autant plus qu'il a été aperçu en train de manger du mulet dans la région.
Le principal risque vient de l’extérieur. L'étude explique que certaines personnes ont tenté de le toucher, de le nourrir ou de s'approcher de trop près, et que des approches en bateau ont également été organisées. En novembre 2025, des blessures compatibles avec un possible contact avec une hélice ont été détectées.
Guido Pietroluongo, de l'Université de Padoue, l'a résumé avec une idée simple. « Le comportement humain doit être géré pour garantir son bien-être », a-t-il déclaré en expliquant le cas. Ce n'est pas rien.
N'en faites pas un animal de compagnie
La tentation est compréhensible. Un saut de dauphin à Venise, à côté de l'un des paysages urbains les plus célèbres de la planète, semble être une scène faite pour les réseaux sociaux. Mais la nature ne fonctionne pas comme un ensemble.
Les spécialistes insistent sur le fait que tout contact doit être évité, même si l'animal lui-même s'approche ou semble chercher une interaction. La raison est claire. Si Mimmo apprend que les gens veulent manger, jouer ou attirer l'attention, il risque de se rapprocher des bateaux et de perdre une partie de son comportement naturel.
Qu’est-ce que cela signifie pour quelqu’un qui le voit depuis un bateau ou depuis le rivage ? C’est regarder sans envahir. Prendre une photo de loin n'est peut-être pas un problème, mais courir après pour obtenir la vidéo parfaite l'est. C'est là que commence le conflit.
Venise connaissait déjà les dauphins
La présence d'un dauphin dans le lagon est aujourd'hui surprenante, mais ce n'est pas un phénomène totalement étranger à l'histoire de la région. L'étude rappelle que la lagune vénitienne faisait partie de la zone où étaient présents les dauphins de l'Adriatique, même si les observations sont devenues rares depuis les années 1970.
Cela donne une autre nuance à l'actualité. Mimmo n'est pas seulement une jolie bizarrerie à regarder depuis un pont. C’est aussi le signe que les relations entre la ville, le tourisme, le trafic fluvial et la faune sauvage nécessitent des règles plus strictes.
En fin de compte, Venise se trouve confrontée à une épreuve modeste mais très visible. Vous pouvez traiter le dauphin comme un spectacle ou montrer qu'une ville saturée de visiteurs sait encore faire de la place à un animal sauvage.
Que faire s'il apparaît
Si quelqu'un voit Mimmo, la chose la plus responsable à faire est de ne pas l'approcher. La recommandation est de réduire tout comportement qui pourrait le gêner et de le laisser continuer son chemin sans l'entourer, le poursuivre ou lui barrer la route.
En cas d'urgence ou pour communiquer des informations pertinentes, le code de conduite comprend le numéro +39 366 925 6638. Ce n'est pas un détail mineur, car les alertes citoyennes ont aidé les experts à suivre leurs mouvements sans transformer chaque observation en course-poursuite. La clé est simple. L’observer est un privilège, mais le protéger est une obligation. L'étude complète a été publiée dans Frontières en éthologie.
L'entrée Depuis un an maintenant, un dauphin solitaire nage dans les eaux de Venise, maintenant les autorités demandent de le protéger et signalent les touristes : il est interdit de lui crier dessus, de le nourrir ou de prendre des selfies avec lui, a-t-il été publié pour la première fois sur ECOticias.com.





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