L'ONG environnementale Greenpeace a présenté des allégations contre le projet du gouvernement espagnol de modifier la gestion des risques d'inondation à l'approche de l'automne météorologique. L’organisation a célébré l’autocritique concernant la croissance urbaine dans les zones à haut risque d’inondation, mais si cette autocritique ne se reflète pas dans la prise de mesures, non seulement elle est inutile, mais elle apparaît comme une plaisanterie aux citoyens.
Greenpeace demande que les nouvelles autorisations soient interdites sur les terrains inondables, que soit évitée la période d'adaptation de cinq ans des mairies qui faciliterait les procédures expresses d'autorisation, que le béton soit remplacé par des solutions plus écologiques et que des plans de relocalisation soient élaborés pour les populations situées dans les zones à haut risque d'inondation. Deux ans après le DANA de Valence, personne ne fait rien pour l'empêcher.
Zones inondables en Espagne
Greenpeace Espagne a présenté des allégations au projet d'arrêté royal du Ministère de la Transition écologique et du Défi démographique (MITECO) qui cherche à modifier le cadre réglementaire de gestion des risques d'inondation, ce qu'ils considèrent comme catastrophique compte tenu du fait que l'automne météorologique est déjà là avec une forte probabilité de DOMMAGES et d'inondations.
L'organisation a célébré l'autocritique du gouvernement concernant l'inefficacité de la réglementation de 2015, où elle a reconnu que la construction urbaine non seulement ne s'est pas arrêtée, mais a augmenté dans les zones inondables et à risque d'inondation. Mais l’autocritique et la prise de mesures préventives progressent à un rythme beaucoup plus lent que l’urgence climatique ; C'est pourquoi ils exigent que la sécurité citoyenne soit l'axe central des débats et de l'application de nouvelles mesures.
Et avec les outils statistiques traditionnels devenus obsolètes, il est impossible d’éviter des DÉGÂTS comme celui d’octobre 2024 à Valence, où 230 personnes sont mortes, ou les inondations de 2019, 2023 et 2025.
Est-ce la fin de la saisonnalité hydrologique ?
Le principal argument scientifique que l'organisation a transmis au ministère est la fin de la saisonnalité hydrologique. On utilise des modèles basés sur des périodes de retour de 100 ou 500 ans, qui ne sont plus utiles car le réchauffement climatique a déstabilisé le cycle naturel de l'eau, faisant que des phénomènes climatiques considérés comme exceptionnels au XXe siècle n'ont plus rien d'exceptionnel aujourd'hui.
Le responsable de la campagne Eau de Greenpeace Espagne, Julio Barea, a déclaré : « Le sol a de la mémoire, mais la planification humaine souffre d'une inquiétante amnésie institutionnelle. Si nous maintenons les traditionnelles périodes de retour statiques, nous planifierons les tragédies de demain sur la carte d'hier.
Problèmes avec le projet de nouveau règlement
La nouvelle réglementation préparée par le gouvernement pour les zones inondables en Espagne comprend parmi ses mesures l'interdiction des garages souterrains et l'exigence que les bâtiments soient surélevés au-dessus du niveau de la rue. Face à cette tiédeur lorsqu'il s'agit de prendre des mesures concrètes, Greenpeace a rappelé au gouvernement que cela est insuffisant pour plusieurs raisons : surélever un bâtiment n'empêche pas l'isolement de la population, ni les coupures d'approvisionnement ou l'effondrement du système d'assainissement et, pour ne rien arranger, cela permet au marché immobilier de continuer à vendre des terrains dans des zones à risque.
Ils soulignent également le piège quinquennal et « l’effet d’appel » dans les zones inondables en Espagne : il s’avère que les municipalités disposent de ce délai pour adapter leurs Plans généraux d’urbanisme (PGOU), ce qui, selon l’organisation, est imprudent. Ils expliquent que cette longue période entraîne le traitement express d'un plus grand nombre de permis de développement dans les zones sujettes aux inondations et exigent un moratoire de précaution immédiat pour geler tout nouveau permis en cours.
Un autre problème sérieux serait de surmonter la culture concrète si ancrée dans le pays. Les brise-lames, barrages et canalisations génèrent un faux sentiment de sécurité, mais ils cachent un réel danger qui a déjà été vécu à Valence en 2024. C'est pourquoi Greenpeace soutient que la meilleure défense est de restituer l'espace qui appartient au fleuve au fleuve à travers des solutions basées sur la nature (SNB), ce qui impliquerait la récupération des méandres, des plaines inondables et des zones humides.
L'ONG soutient la mesure du ministère visant à installer une signalisation visible, comme des panneaux ou des panneaux de signalisation, pour rappeler le niveau atteint par les inondations au cours de l'histoire. Cependant, ils exigent que cette intervention soit engagée, par la loi, dans la création d'Assemblées citoyennes de résilience locale et que l'État remplisse son devoir de protection des communautés et des familles les plus vulnérables.
Pour toutes ces raisons, Greenpeace demande à la Direction Générale de l'Eau du MITECO d'incorporer, de manière contraignante, les scénarios prédictifs les plus exigeants du GIEC dans la cartographie des risques, d'exécuter une interdiction absolue de nouveaux aménagements sur toutes les terres sujettes aux inondations et de concevoir une Stratégie Nationale de Déménagement Sélectif et de Relocalisation Gérée pour sauver les populations et les infrastructures qui sont aujourd'hui déjà piégées dans les zones les plus dangereuses.





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