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Une étude affirme qu’il existe deux espèces de panda roux

Par Jennifer Matas | Publié le 27.02.2020 à 17h35 | Modifié le 10.03.2023 à 4h27 | 0 commentaire
Il existerait deux espèces de pandas roux
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Jusqu’à présent, il était admis que le petit mammifère originaire d’Asie – seule espèce du genre Ailurus – se scindait en deux sous-espèces :

  • le panda roux de l’Himalaya (Ailurus fulgens fulgens) ;
  • le panda roux de Chine ou de Styan (Ailurus fulgens styani).

D’après une étude publiée le 26 février 2020 dans Sciences Advances, ce classement en deux sous-espèces ne tiendrait plus. Il s’agirait en réalité de deux espèces bien distinctes. Et les scientifiques en auraient désormais la preuve génétique.

L’analyse du génome du panda roux a parlé

La classification du panda roux fait débat depuis longtemps au sein de la communauté scientifique. Dès le début, des différences notables de morphologie et géographiques sont soulignées entre les individus. En l’absence de preuves génétiques, il a donc été admis que l’espèce comptait deux sous-espèces.

Une nouvelle étude vient éclairer la question. Des chercheurs chinois ont en effet procédé au séquençage du génome du petit panda et analysé les résultats issus de populations différentes. « Nous avons prélevé des échantillons de sang, de muscles et de peau de 65 pandas roux sauvages, issus de sept populations géographiques principales, pour le séquençage du génome entier […] et analysé les données de 49 chromosomes Y et 49 génomes mitochondriaux », détaillent les auteurs.

La conclusion est sans appel : il s’agirait bien de deux espèces différentes. « Les données fournissent la première preuve génétique complète de la divergence des espèces chez les pandas roux », soulignent en effet les chercheurs. Selon eux, la divergence génétique entre ces deux espèces se serait produite il y a environ 200.000 ans.

Attention toutefois, car pour réaliser cette étude, les scientifiques ont prélevé l’ADN de pandas roux vivant au Népal et en Inde, ainsi qu’en Chine. Or, il existe d’autres populations de pandas roux qui n’ont pas été analysées, par exemple au Myanmar (ex-Birmanie), au Bhoutan ou encore dans le Nord de l’Inde. D’après Jon Slate, professeur de génétique évolutionnaire à l’université de Sheffield au Royaume-Uni, « il est donc difficile de dire en toute confiance qu’il y a deux espèces distinctes ici sans avoir échantillonné des pandas roux là-bas », confie-t-il au journal New Scientist.

Le panda roux de l’Himalaya et le panda roux de Styan

Deux espèces de pandas roux

A gauche un panda roux de Styan et à droite un panda roux himalayen.

Les différences génétiques découvertes par cette nouvelle étude sont toutefois solides.En plus de cela, ces deux pandas roux se distinguent sur d’autres aspects, comme évoqué plus haut. Ils présentent notamment des caractéristiques physiques différentes, qui permettent de les reconnaître à l’œil nu.

D’abord, au niveau de la taille : Ailurus fulgens est légèrement plus petit qu’Ailurus styani. Ensuite, leur pelage est différent : chez le panda roux de l’Himalaya, les couleurs sont plus sobres et moins éclatantes que chez le panda roux de Styan. Cela se remarque particulièrement au niveau du masque de chacun des animaux : les couleurs de la tête d’Ailurus fulgens tirent vers une dominance de blanc et quelques marques de brun, tandis qu’elles sont rougeoyantes et bien plus présentes chez Ailurus styani, où le blanc n’est visible que par touches. Le panda roux de Chine a aussi un crâne plus long et les anneaux de sa queue sont plus marqués que chez le panda roux de l’Himalaya.

Par ailleurs, ces deux pandas roux ne vivent pas au même endroit et ont des aires de répartition respectives. « La rivière Yalu Zangbu est très probablement la frontière géographique pour la répartition des espèces », avance l’étude. Au total, le territoire des pandas roux s’étend sur cinq pays différents : la Chine, le Népal, l’Inde, le Bhoutan et Myanmar.

Quelles conséquences sur la conservation du panda roux ?

Si la distinction entre deux espèces venait à être reconnue, cela aurait bien évidemment des conséquences sur la conservation de chacune d’entre elles avec la mise en place de plans de conservation plus adaptés. Il faudrait également veiller à ne pas favoriser l’hybridation génétique entre les deux espèces, et interdire notamment la reproduction en captivité. Et puis, les 10.000 pandas roux vivant encore dans la nature devraient donc être répartis en deux espèces, ce qui diminuerait drastiquement la taille des populations sauvages.

Officiellement, ce n’est pas encore le cas et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe l’espèce Ailurus fulgens dans la catégorie « en danger » d’extinction (EN).

Or, il semblerait que ces deux pandas ne présentent pas tout à fait les mêmes niveaux de menaces. L’étude montre en effet des « trajectoires démographiques différentes chez les deux espèces » avec, d’un côté, le panda roux de Styan qui aurait connu une plus grande expansion démographique et, de l’autre, le panda roux de l’Himalaya dont la population serait plus restreinte et le patrimoine génétique plus faiblement diversifié. En d’autres termes, Ailurus fulgens serait davantage menacé qu’Ailurus styani.

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