Madagascar, l'Indonésie et 25 autres pays recevront un soutien supplémentaire pour prendre soin de leurs écosystèmes et, ce faisant, du climat de la planète. Le Fonds pour l'environnement mondial a approuvé 52,8 millions de dollars pour quatre projets qui seront coordonnés par le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
En pratique, cela signifie des zones humides récupérées, moins de fumée dans les villes et des données sur les émissions plus fiables. Cela ne résout pas tout, mais cela aide à fonder les décisions un peu plus sur des faits et moins sur des promesses.
En quoi consiste le nouveau financement ?
Le FEM a donné son feu vert à quatre initiatives présentées par le PNUE lors de la 70e réunion de son Conseil, tenue peu après l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement. L’événement était axé sur l’accélération de l’action climatique.
Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, a souligné que ces investissements montrent ce que la coopération internationale peut réaliser lorsque l'ambition et l'action se conjuguent. Carlos Manuel Rodríguez, directeur du FEM, a souligné qu'il s'agit de projets conçus pour bénéficier à la fois aux personnes et aux écosystèmes.
Zones humides et mobilité propre à Madagascar
Une part importante de cet argent est consacrée à la protection et à la restauration des zones humides de Madagascar, des zones d'eau qui agissent comme des éponges contre les inondations et les sécheresses. Le plan vise à améliorer la gestion de plus d'un demi-million d'hectares et à récupérer de vastes zones de mangrove pour renforcer la biodiversité.
Il ne s’agit pas seulement de sauver les oiseaux et les poissons. Quelque 60 000 personnes verront leur économie renforcée et des dizaines de millions de tonnes d’émissions seront évitées, tandis que le pays recevra un soutien pour étendre la mobilité électrique et laisser derrière lui les moteurs les plus polluants.
L’Indonésie et l’engagement en faveur de l’économie bleue
En Indonésie, l’accent est mis sur la mer. Le projet vise à mieux organiser la gestion des côtes et des océans pour promouvoir ce que l'on appelle l'économie bleue, une manière de tirer parti des ressources marines sans les épuiser.
Des travaux seront menés sur plus d'un million d'hectares d'habitats marins et sur la restauration des mangroves et d'autres écosystèmes côtiers. Cela a un impact direct sur les pêcheurs, les communautés côtières et le tourisme, et contribue également à stopper le changement climatique grâce aux mangroves.
Des rapports sur le climat pour responsabiliser les pays
Le quatrième bloc de financement est consacré à quelque chose de moins visible mais essentiel : la transparence climatique. Vingt-cinq pays recevront un soutien pour préparer et soumettre des rapports nationaux sur leurs émissions et leurs politiques climatiques dans le cadre de l’Accord de Paris.
En pratique, cela signifie disposer de données plus claires sur qui émet, combien et quelles mesures sont appliquées. Sans ces informations, il est difficile de savoir si le monde évolue au rythme nécessaire pour éviter un réchauffement encore plus dangereux.
Trois décennies d'alliance environnementale
Ces projets s'appuient sur trois décennies de collaboration entre le PNUE et le FEM, avec plus d'un millier d'initiatives soutenues dans plus de 160 pays. Ils ont contribué à éviter des millions de tonnes d’émissions et à restaurer de vastes zones terrestres et maritimes.
Le défi consiste désormais à étendre ce qui a déjà fait ses preuves, depuis la renaissance des zones humides jusqu’aux systèmes de transport plus propres. Parce que l’horloge tourne vite et que chaque année sans changement, cela se traduit par des vagues de chaleur et des inondations.
Le communiqué de presse officiel a été publié par le Programme des Nations Unies pour l'environnement et le Fonds pour l'environnement mondial.





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