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C'est ainsi que la Garde civile a découvert le faux abri pour animaux exotiques protégé dans une ville d'Ávila

Par Cécile Arnoud | Publié le 18.11.2025 à 19h23 | Modifié le 18.11.2025 à 19h23 | 0 commentaire
Agentes de la Guardia Civil inspeccionan terrarios y jaulas con animales exóticos protegidos intervenidos en un falso refugio en Burgohondo, Ávila

Dans le cadre de l'opération « Suartx », le SEPRONA de la Garde Civile a enquêté sur 4 personnes pour divers délits, dont l'appartenance à un organisation criminelle dédiée au trafic illégal d'animaux exotiques, qui agissait sous le couvert d'une fausse ONG

Au total, 472 animaux exotiques ont été concernés, parmi lesquels des spécimens de tortue léopard, de tortue éperon, d'iguanes, de geckos de différentes variétés, de tortue méditerranéenne, de tarentules et de varans du Nil, entre autres, d'une valeur de plus de 85 000 euros.

Tous ces animaux manquaient de papiers et de traçabilité légale et se trouvaient dans un faux refuge situé dans la ville de Burgohondo (Ávila), bien qu'ils venaient de toute la péninsule et y soient arrivés après un transfert irrégulier.

Faux refuge pour animaux exotiques protégés : c'est ainsi que fonctionnait le terrain à Burgohondo

La Garde civile est intervenue auprès de 472 animaux exotiques protégés, d'une valeur de 85 000 euros, qui se trouvaient dans un faux refuge situé dans la municipalité d'Ávila, Burgohondo, à environ 35 kilomètres au sud-est de la capitale.

Cette action fait partie de l'opération « Suartx », dans laquelle quatre personnes font l'objet d'une enquête pour leur appartenance présumée à une organisation criminelle dédiée au trafic illégal de ces animaux exotiques, comme le rapporte ce samedi un communiqué de l'institut armé.

Tortues, iguanes et tarentules : près de 500 spécimens sous un commerce déguisé en ONG

Parmi les 472 animaux intervenus figurent des spécimens de tortue léopard ; tortue éperonnée; Tortue méditerranéenne ; les iguanes ; des geckos de différentes variétés ; les tarentules et les varans du Nil, qui manquaient de documentation et de traçabilité légale.

Les spécimens provenaient, pour la plupart, de transferts irréguliers en provenance de provinces comme Madrid ; Badajoz; Ville Royale; Valence ; Tolède ; Huesca; Saragosse et Séville.

Les enquêtes ont débuté en juin 2023 par le Service de Protection de la Nature (Seprona) de la Garde Civile, suite à la détection de diverses irrégularités via les réseaux sociaux.

À partir de ce moment, les agents ont vérifié que les personnes impliquées appartenaient à une prétendue organisation non gouvernementale (ONG), qui finançait les soins aux animaux grâce à des dons obtenus en échange de publicité sur les réseaux sociaux, mais sans licences ni autorisations.

Dons, bénévolat et cours : quand le trafic illégal se camoufle en refuge pour animaux

Dans le même temps, les agents ont également découvert que cette prétendue ONG proposait des cours et du volontariat à des personnes qui travaillaient sans être inscrites à la Sécurité Sociale.

À cela s'ajoutait un programme de parrainage économique, dirigé par un biologiste et une deuxième personne qui donnaient des conférences dans des centres éducatifs d'Ávila et de Madrid.

Toutes les installations fonctionnaient sans permis ni autorisations municipales et, même si les animaux étaient en bon état, la Garde civile a vérifié qu'ils provenaient de saisies et de dons antérieurs, après quoi 200 des presque 500 animaux du faux refuge étaient déjà morts.

Pour toutes ces raisons, quatre personnes ont fait l'objet d'une enquête comme présumées responsables de délits contre la faune, fraude, falsification de documents, contrebande et organisation criminelle.

Crimes contre la faune, fraude et contrebande : la Garde civile découvre l'organisation

L'opération a bénéficié du soutien des personnels de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et de Tragsatec, ainsi que des agents environnementaux du ministère de la Transition écologique et du Défi démographique.

Les procédures correspondent aux tribunaux d'Ávila et au parquet provincial de l'environnement et de l'urbanisme d'Ávila.

Les installations fonctionnaient sans permis ni autorisations municipales et, même si les animaux étaient en bon état, il a été constaté que 200 des presque 500 animaux transférés étaient déjà morts.

Suite à ces irrégularités, SEPRONA enquête sur les personnes impliquées pour délits contre la faune, escroquerie, falsification de documents, contrebande et organisation criminelle. Continuer la lecture sur EFE / ECOticias.com

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