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Comment les reculs en matière de droits environnementaux de la Convention d'Aarhus à Genève déclenchent toutes les inquiétudes sur la démocratie écologique et les défenseurs de l'environnement

Par Cécile Arnoud | Publié le 22.11.2025 à 23h25 | Modifié le 22.11.2025 à 23h25 | 0 commentaire
ONG denuncian en Ginebra los retrocesos en derechos ambientales del Convenio de Aarhus1

La Convention d'Aarhus, qui vise à faciliter l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement, pour les personnes physiques et morales, a été adoptée lors de la Conférence ministérielle « Un environnement pour l'Europe » tenue à Aarhus (Danemark), le 25 juin 1998 et a été ratifiée par l'Espagne le 15 décembre 2004, entrant en vigueur le 31 mars 2004.

On signale désormais des reculs dans les droits environnementaux de la Convention d'Aarhus.

La huitième session de la Réunion des Parties à la Convention sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement (Convention d'Aarhus) s'est tenue au Palais des Nations, à Genève, du 17 au 19 novembre 2025. Elle a été reportée par la cinquième session de la Réunion des Parties au Protocole sur les registres des rejets et transferts de polluants (Protocole PRTR) (21 novembre 2025).

Les deux sessions comprenaient un segment commun de haut niveau le 20 novembre 2025, au cours duquel les délégations se sont concentrées sur le rôle de la Convention d'Aarhus et de son Protocole dans la promotion des droits publics pour faire face à la triple crise planétaire du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution.

Comment les reculs de la Convention d'Aarhus sur les droits environnementaux affaiblissent la démocratie écologique

La huitième session a permis aux Parties, aux signataires, aux organisations internationales, à la société civile et à d'autres parties prenantes d'examiner les réalisations et les défis liés à l'engagement efficace du public dans la promotion de la démocratie environnementale, de la transformation numérique, de l'économie circulaire et du développement durable.

La session a adopté un certain nombre de décisions de fond qui guideront les activités de la Convention au cours de la prochaine période intersessions pour 2026-2029.

Les ONG présentes à Genève mettent en garde contre le déclin mondial des droits à l'information, à la participation et à la justice environnementale, ainsi que contre la multiplication des attaques contre les défenseurs de l'environnement. SEO/BirdLife appelle au renforcement de la Convention d'Aarhus face à l'augmentation des cas de non-respect, au manque de ressources et aux risques liés à la transition énergétique et à l'exploitation de minéraux critiques.

La réunion s'est terminée par l'approbation de la Déclaration générale de Genève, un texte qui reconnaît l'urgence de renforcer la mise en œuvre de la Convention pour répondre aux triple crise planétaire.

Des ONG et des experts mettent en garde contre la multiplication des attaques contre les défenseurs de l'environnement

SEO/BirdLife a participé à la huitième réunion des parties à la Convention d'Aarhus (MoP8), tenue à Genève du 17 au 20 novembre, où plus de 300 représentants de gouvernements, d'organisations internationales et d'organisations sociales ont analysé l'état des droits d'accès à l'information, de participation du public et de justice en matière d'environnement que défend cette Convention internationale des Nations Unies.

La réunion s'est terminée par l'approbation de la Déclaration générale de Genève, un texte qui reconnaît l'urgence de renforcer la mise en œuvre de la Convention pour répondre aux triple crise planétaire: changement climatique, perte de biodiversité et pollution. La déclaration souligne la nécessité de garantir ces droits en pensant aux générations futures et de renforcer la formation et la diffusion des principes d'Aarhus dans tous les pays signataires.

« Compte tenu du revers observé tout au long de la réunion, chez SEO/BirdLife, nous insistons sur la nécessité de renforcer la Convention d'Aarhus pour protéger la démocratie environnementale et assurer la justice sociale, en particulier lorsque le droit humain à un environnement propre, sain et durable est reconnu par les Nations Unies », déclare Eva Hernández Jorge, coordinatrice de la gouvernance environnementale chez SEO/BirdLife.

Manque de ressources, davantage de plaintes et de décisions qui créent de dangereux précédents

L’un des éléments les plus marquants de la réunion a été l’avertissement du rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement, Michel Forst, réélu lors de cette RdP8. Forst a mis en garde contre une croissance soutenue des attaques, des menaces et des restrictions contre les personnes et les groupes qui défendent l'environnement, rappelant que la désobéissance civile pacifique est protégée par le droit international des droits de l'homme.

L’ONU et la Cour européenne des droits de l’homme reconnaissent que les manifestations non violentes, y compris les formes perturbatrices telles que les blocus, sont protégées par les normes internationales. Garantir la sécurité de ces défenseurs est, selon le rapporteur, une condition essentielle pour se conformer à la Convention et progresser vers les objectifs de développement durable, notamment l'ODD 16.

L'Espagne est à nouveau sous le contrôle du Comité de conformité

Les organisations présentes, dont SEO/BirdLife, ont dénoncé un affaiblissement croissant des espaces de participation du public, ainsi que des obstacles à l'accès à l'information environnementale et des obstacles judiciaires, alors que la Convention est en vigueur depuis 1998.

Dans ce contexte, les ONG ont exprimé leur inquiétude quant à la décision prise à l'égard de la Grande-Bretagne, qui a réussi à retarder la mise en œuvre des recommandations du Comité de conformité. Les organisations ont souligné qu'il s'agit d'un dangereux précédent, qui ouvre la porte aux États pour éviter les conclusions du Comité sans conséquences.

Le Comité d'application et le Secrétariat de la Convention ont mis en garde contre l'augmentation significative des cas reçus, notamment liés aux énergies renouvelables, à l'exploitation de minéraux critiques et à d'autres problèmes émergents. Toutefois, cette augmentation ne s’est pas accompagnée d’une augmentation des ressources humaines ou financières, compromettant ainsi l’efficacité du mécanisme.

À cela s’ajoute le fait que la moitié des Parties, dont l’Espagne, n’ont pas soumis leurs rapports nationaux à temps. Une date limite du 15 janvier 2026 a été fixée aux pays en retard pour régulariser la situation. SEO/BirdLife a présenté ses observations sur le projet espagnol en juillet et octobre, soulignant ses inquiétudes concernant la jurisprudence de la Cour suprême qui interprète le silence administratif de manière négative, en violation de la Convention.

C’est précisément l’interprétation négative du silence administratif qui a motivé la communication ACCC/C/2025/214, présentée l’année dernière par SEO/BirdLife, WWF, Greenpeace, les Amis de la Terre et Ecologists in Action, pour violation du droit d’accès à l’information. Cette affaire n’est pas encore résolue, ce que SEO/BirdLife a rappelé cette semaine au Comité de conformité de la Convention à Genève.

Au cours de la réunion, deux autres dossiers plus anciens ouverts pour l'Espagne ont été examinés :

  1. Participation du public à la prolongation de la durée de vie des réacteurs I et II de la centrale nucléaire d'Almaraz, où la Commission a exhorté l'Espagne à adopter des mesures législatives et administratives, en plus de présenter un plan d'action avant le 1er juillet 2026.
  2. Manque de garanties dans le Plan National de Transition de la Directive sur les Émissions Industrielles, dont la non-conformité a été confirmée, mais sans recommandations supplémentaires car elle n'est plus en vigueur.

En tant qu'organisme déclaré d'utilité publique, SEO/BirdLife réaffirme son ferme engagement en faveur de la protection du droit à l'information, à la participation du public et à l'accès à la justice environnementale. Forte d’une expérience consolidée en matière de plaidoyer institutionnel et social, l’ONG réclame des mécanismes plus robustes afin que les citoyens puissent exercer pleinement ces droits. Continuer la lecture sur ECOticias.com

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