Aujourd'hui, la partie la plus critique de la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) commence à Oulan-Bator, en Mongolie.
Cette semaine, les protagonistes de la convention sont les discussions ministérielles sur la restauration des prairies, la sécheresse et le financement.
Ce matin, ce sont principalement des ministres d'Afrique et de petits États insulaires qui ont participé aux dialogues sur les mécanismes financiers les plus innovants. Aujourd’hui, il y a aussi un débat sur la sécurité et la migration, un problème qui touche la planète entière.
Le reste de la semaine sera consacré à des discussions sur la sécheresse, à la restauration des prairies et à des événements dédiés aux tempêtes de sable et de poussière et à la santé des sols et des systèmes alimentaires.
Pourparlers ministériels de la COP17
La dix-septième Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a débuté aujourd'hui son segment de haut niveau à Oulan-Bator.
Une semaine au cours de laquelle trois dialogues ministériels auront lieu sur la restauration des prairies, le financement et la sécheresse.
Lors de la cérémonie d'ouverture, le président mongol Ukhnaagiin Khürelsükh, la secrétaire générale adjointe de l'ONU Amina Mohammed, les anciens présidents de la Corée du Sud, du Costa Rica et de la Finlande, ainsi qu'une centaine de ministres de différents pays, étaient présents.
Le président mongol a promis lors de son discours que la réunion ne serait pas un « scénario de confrontation géopolitique », mais plutôt « une plateforme de coopération multilatérale basée sur le consensus ».
« Cette conférence doit constituer une étape historique et importante qui marque un changement décisif des déclarations aux actions, des engagements à la mise en œuvre et des promesses aux résultats tangibles », a déclaré Ukhnaagiin Khürelsükh, à propos de l'objectif de cette COP déjà évoqué dans un discours précédent du Premier ministre du pays, Nyam-Osoryn Uchral.
Mohammed a souligné trois axes de progrès : garantir un financement prévisible et durable à long terme, passer de projets isolés à la mise en œuvre de plans nationaux et opter pour une approche centrée sur les personnes.
Le secrétaire général adjoint de l'ONU a soutenu que les éleveurs et les agriculteurs doivent être impliqués dès le début dans la prise de décision sur le financement et la garantie de leurs droits fonciers.
Une affirmation particulièrement pertinente en Mongolie, où des milliers de familles nomades voient leur mode de vie menacé, puisque le pays a près de 82 % de son territoire dans un état de dégradation alarmant.
La semaine des dialogues ministériels
Les dialogues ministériels sur les mécanismes financiers innovants ont débuté aujourd'hui avec l'intervention d'une trentaine de ministres de différents pays, pour la plupart africains et petits États insulaires, qui seront suivis de plusieurs vice-ministres et chefs de délégation.
Une réunion de « haut niveau » discutera de la sécurité et de la migration, en se concentrant sur l'impact de la dégradation des terres et de la sécheresse sur la mobilité humaine, et sur le rôle de la restauration en tant que levier de stabilité.
Le dialogue de mardi, qui coïncide avec la journée thématique sur l'eau, sera basé sur la résilience à la sécheresse.
Mercredi, profitant du fait qu'il s'agit de la Journée de la Terre et des Peuples, il sera question de la restauration des prairies et du bien-être des communautés pastorales.
Lors de la conférence, plusieurs événements seront également consacrés aux tempêtes de sable et de poussière, aux prairies (l'un des domaines dans lesquels la Mongolie cherche à progresser), ainsi qu'à la santé des sols et aux systèmes alimentaires.
COP17 contre la désertification : vise à discuter de la résilience à la sécheresse, une question cruciale qui est restée sans protocole lorsqu'un accord n'a pas été trouvé lors de la précédente COP, qui s'est tenue en Arabie Saoudite en 2024. Les pâturages seront également abordés, puisque la COP17 coïncide avec l'Année internationale des prairies et des pasteurs, désignée par l'ONU.
Tout au long de cette semaine, des dialogues et des événements auront lieu, et les négociateurs continueront de se réunir pour tenter de transformer ces pourparlers en actions concrètes sur le terrain.





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