Les ONG dénoncent la réduction de la protection du loup dans l'UE, une décision qu'elles qualifient de « anti-scientifique » et qui, préviennent-elles, pourrait entraîner une augmentation des massacres d'une espèce qui n'a pas encore atteint un état de conservation favorable.
La coalition, qui regroupe plus de 40 organisations environnementales, réclame un « quota zéro » pour la chasse et dénonce le manque de données fiables sur la mortalité réelle du loup en Europe, une lacune qu'elle juge incompatible avec tout changement réglementaire.
Les ONG dénoncent la réduction de la protection des loups dans l'UE et mettent en garde contre davantage de meurtres
Plus de 40 organisations mettent en garde contre une décision politique qui ouvre la porte à davantage de massacres de loups en Europe.
Le changement approuvé par l'Union européenne signifie abaisser le statut du loup de « strictement protégé » à « protégé », une décision qui a été soutenue par le Conseil et le Parlement européen et qui marque un tournant dans la politique environnementale communautaire.
Pour les organisations environnementales, cette mesure ne répond pas à des critères scientifiques, mais à une décision politique influencée par les intérêts agraires et cynégétiques, qui ouvre un scénario de pression accrue sur l'espèce.
Une décision sans fondement scientifique, selon les organisations
Les ONG soutiennent qu'« il n'existe aucune base scientifique ou juridique pour tuer des loups dans l'Union européenne » et dénoncent que la Commission européenne ait soutenu sa décision dans un rapport externe commandé à un cabinet de conseil privé.
Cette approche, disent-ils, soulève des doutes quant à la transparence du processus et à l'influence possible d'intérêts privés non divulgués dans la prise de décision communautaire.
Manque de données : la grande lacune dans la gestion du loup
L’un des points les plus critiques soulignés par la coalition est l’absence de données fiables sur la mortalité de l’espèce.
Selon eux, ni la Commission européenne ni les États membres n'ont collecté d'informations de base sur le nombre de loups qui meurent chaque année, ce qui rend impossible d'évaluer l'impact réel de la persécution humaine, déjà considérée comme la principale cause de mortalité.
Ce fossé statistique affaiblit tout argument en faveur d’une plus grande flexibilité de sa protection.
Pression politique et tournant environnemental dans l’Union européenne
L'abaissement du niveau de protection du loup est interprété comme s'inscrivant dans le cadre d'un changement plus large de la politique environnementale européenne, dans un contexte marqué par les protestations du secteur agricole.
Les organisations environnementales pointent directement du doigt la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qu'elles accusent de promouvoir une décision favorisant les lobbies agricoles et cynégétiques, au détriment de la biodiversité.
Division en Europe : soutien agraire contre rejet environnemental
La mesure a été soutenue par des organisations telles que le Copa-Cogeca, la Fédération européenne de chasse ou des associations de propriétaires fonciers, qui estiment nécessaire une plus grande flexibilité dans la gestion du loup.
De l’autre côté, des entités telles que Greenpeace, WWF et ClientEarth ont sévèrement critiqué la décision et ont porté l’affaire devant les tribunaux européens, témoignant d’une profonde fracture dans la gestion de l’espèce.
L'Espagne abaisse également la protection contre les loups
Le changement européen s’est directement reflété en Espagne, où le Congrès a approuvé en 2025 la réduction de la protection des loups au nord du Duero.
La mesure a été mise en œuvre avec un soutien politique diversifié et marque un changement dans la gestion nationale de l'espèce, s'alignant sur la tendance européenne.
Quota zéro : l’exigence d’arrêter la mortalité
Face à ce scénario, les organisations environnementales réclament un « quota zéro » d’abattages, arguant que le loup n’a pas encore atteint un état de conservation favorable.
L’objectif est d’éviter une augmentation de la mortalité dans un contexte où il existe déjà une pression importante sur l’espèce et où le manque de données empêche une gestion rigoureuse.
L'entrée des ONG dénonce la réduction de la protection des loups dans l'UE sans base scientifique, a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.




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