Des experts de toute l'Espagne exigent une réponse coordonnée à l'impact sanitaire, environnemental et social des espèces envahissantes telles que le frelon asiatique, les perroquets, le sanglier, le moustique tigre ou les algues, Rugulopteryx okamurae.
La huitième édition du Málaga VetSummit, qui s'est tenue le 8 novembre, s'est conclue par un message unanime : les espèces envahissantes constituent un défi croissant pour la santé publique, la biodiversité et la coexistence urbaine, qui nécessite une approche globale dans le cadre de l'approche One Health.
La rencontre, organisée par l'Illustre Collège Officiel des Vétérinaires de Malaga, a réuni des experts de toute l'Espagne en médecine vétérinaire, biologie, santé publique, lutte antiparasitaire et gestion environnementale.
Espèces envahissantes : une menace partagée pour la santé, la biodiversité et les villes
Espèces envahissantes comme le frelon asiatique, le moustique tigre, la perruche d'Argentine ou les algues Ruguleptoteryx okamurae Ils nécessitent une réponse coordonnée, selon les experts en médecine vétérinaire, en biologie, en santé publique, en lutte antiparasitaire et en gestion environnementale.
Telle est la principale conclusion de la huitième édition du Málaga VetSummit, qui a réuni ce week-end des experts de toute l'Espagne dans la capitale Malaga, comme le rapporte ce lundi le Collège des vétérinaires de Málaga, organisateur de la réunion.
Quant au frelon asiatique, (Vespa Velutine), les spécialistes insistent sur la nécessité d'une coordination institutionnelle efficace, d'une formation continue des apiculteurs et des techniciens, d'une lutte physique et biologique accompagnée d'une surveillance entomologique permanente.
La détection précoce et la science citoyenne – avec des outils tels que VespApp ou InvasApp – sont essentielles pour empêcher son expansion, ont-ils indiqué.
Concernant le moustique tigre (Aedes albopictus), ils prônent un modèle de surveillance proactif et préventif, basé sur des preuves scientifiques et une collaboration entre la santé publique, la santé animale, l'environnement, les municipalités et les citoyens. L’anticipation et l’éducation ont été identifiées comme les outils les plus efficaces contre les vecteurs émergents.
Pigeons, mouettes et perroquets : réservoirs de zoonoses et de bactéries multirésistantes
Concernant les oiseaux urbains, les experts ont identifié les pigeons, les mouettes et les perroquets comme des réservoirs importants de zoonoses bactériennes, virales et parasitaires, ainsi que comme des véhicules de bactéries multirésistantes. De même, ils ont mis en garde contre la nécessité de renforcer la surveillance génomique, la biosécurité et la coordination entre la santé animale et humaine face au risque de grippe aviaire (H5N1) et d'autres maladies émergentes.
L'éducation environnementale et l'implication des citoyens sont considérées comme essentielles pour réduire les risques d'exposition et améliorer la coexistence avec la faune urbaine. Dans le cas du perroquet argentin (Myiopsitta monachus), ils soulignent que son expansion en milieu urbain entraîne un impact écologique, social et économique croissant, qui affecte les espèces indigènes, les infrastructures et la coexistence citoyenne.
Ils réclament « un contrôle précoce, coordonné et multidisciplinaire, combinant mesures de gestion de la population, éducation environnementale et changement des habitudes des citoyens ».
L'algue Rugulopteryx okamurae continue de progresser le long de la côte andalouse
En outre, les participants à la réunion ont souligné l'algue Rugulopteryx okamurae, qui continue de s'étendre le long de la côte andalouse, avec des conséquences sur la pêche et le tourisme, pour lesquels ils exigent la prévention, la gestion durable, la valorisation de la biomasse et la coordination entre les institutions.
Concernant la présence de sangliers (Sus scrofa) dans les milieux urbanisés, ils ont souligné qu'elle présente des risques de zoonoses, d'accidents et de dégâts matériels, en plus de l'éventuelle introduction de la peste porcine africaine.
Le contrôle doit s'appuyer, de l'avis des experts, sur une approche axée sur la prévention, la gestion de l'environnement urbain, la sensibilisation des citoyens et la collaboration entre les administrations, les vétérinaires et les techniciens de l'environnement.
Le VIIIe Málaga VetSummit, dans ses conclusions, a réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre une vision intégrée de la santé humaine, animale et environnementale, qui recherche des solutions réelles et applicables aux espèces envahissantes en Espagne.
Pour y parvenir, ils soulignent qu'il est essentiel d'avoir une coopération entre les administrations, le soutien de la science et des citoyens, afin que ceux-ci constituent la base qui nous permette de lutter de manière frontale et efficace contre ces espèces. Continuer la lecture sur EFE / ECOticias.com





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