Le récent avertissement du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a trouvé un fort écho auprès de la communauté internationale : « La planète est à la limite ». Par ces mots, Guterres entend souligner l’urgence d’une crise climatique qui progresse plus vite que la capacité des gouvernements à y répondre.
Son message, direct et alarmant, montre que la marge d’action se rétrécit alors que les températures mondiales, la fréquence des événements extrêmes et la perte accélérée de la biodiversité continuent d’augmenter.
António Guterres a souligné que les derniers rapports scientifiques révèlent un scénario inquiétant : l’humanité est dangereusement proche du dépassement des seuils climatiques qui pourraient déclencher des changements irréversibles dans les systèmes naturels. La fonte accélérée des glaces dans les régions polaires, l’effondrement des écosystèmes marins et terrestres et l’acidification des océans ne sont que quelques signes d’une détérioration déjà perçue à l’échelle planétaire.
António Guterres met en garde lors de l'UNEA-7 : « La planète est confrontée à des pressions jamais vues auparavant »
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a prévenu jeudi que la planète « est soumise à des pressions jamais vues auparavant » dans le domaine environnemental.
Le récent avertissement du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a eu un fort écho au sein de la communauté internationale : « La planète est au bord du gouffre ».
« Les températures augmentent. La diversité biologique s'effondre. Et presque tous les habitants de la Terre respirent un air malsain », a déclaré Guterres dans un message vidéo adressé au segment de haut niveau de la VIIe Assemblée des Nations Unies pour l'environnement (UNEA-7), le principal organe décisionnel mondial en matière d'environnement, qui a débuté lundi dernier et se tient aujourd'hui à Nairobi.
Cependant, a-t-il précisé, cette Assemblée « ouvre la porte à l'espoir », car elle offre l'opportunité « d'investir dans la résilience, de parier sur la justice et de se souvenir de ce pour quoi nous nous battons ». Le secrétaire général a souligné que « la durabilité est le fondement sur lequel repose le reste de nos ambitions.
« Ni la paix, ni la prospérité, ni l'égalité ne peuvent être réalisées sans une planète sur laquelle exister », a-t-il affirmé, soulignant qu'il est temps d'agir avec « courage et créativité ». « Nous devons rapidement étendre les solutions à un large éventail de défis, de la gestion de l'eau et de la résilience climatique aux mines, aux métaux et à l'empreinte écologique de l'intelligence artificielle », a-t-il énuméré.
L’Assemblée de l’ONU cherche des solutions pour une planète résiliente
Guterres a indiqué que l'UNEA-7 se déroule dans une « période de turbulences », car les conflits et les inégalités « compliquent la réalisation de progrès significatifs pour l'environnement ». Alors que l’ONU approche de son quatre-vingt-unième anniversaire, il a exhorté l’Assemblée à se souvenir du « pouvoir du multilatéralisme ».
Par ces mots, Guterres entend souligner l’urgence d’une crise climatique qui progresse plus vite que la capacité des gouvernements à y répondre.
« La Conférence des Nations Unies sur l'eau et le premier sommet sur la biodiversité dans les zones situées au-delà des juridictions nationales l'année prochaine offriront de nouvelles opportunités d'action », a-t-il déclaré.
«Notre devoir est clair. Nous devons transformer les systèmes qui ne fonctionnent pas, combiner les politiques avec la science et partager des solutions avec tout le monde », a conclu le secrétaire général António Guterres.
Sous la devise « Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente », l'UNEA-7 accueille un peu plus de 6 000 participants inscrits venus de plus de 180 pays, dont 79 ministres et 35 vice-ministres, selon l'organisation.
Plus de 6 000 délégués négocient 15 résolutions environnementales clés
L'UNEA-7 négociera 15 projets de résolution sur des sujets allant de la conservation des glaciers du monde à la maîtrise des proliférations massives d'algues et à la réduction de l'impact environnemental de l'intelligence artificielle.
Les résolutions de l'Assemblée, qui comprend les 193 États membres de l'ONU, ne sont pas juridiquement contraignantes, mais sont considérées comme un premier pas important sur la voie d'accords environnementaux mondiaux et de la formulation de politiques nationales.
L'UNEA a été créée en juin 2012 à la suite de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable à Rio de Janeiro (Brésil). Depuis 2014, l'UNEA a tenu six sessions avec plus d'une centaine de résolutions qui ont galvanisé l'action sur des questions environnementales cruciales.
Dans ce contexte, Guterres insiste sur le fait que la solution passe par une transformation profonde des modèles énergétiques et de production. Il exhorte les pays à réduire considérablement leurs émissions, à accélérer la transition vers une énergie propre et à respecter les engagements pris dans les accords internationaux sur le climat.
Il appelle également à renforcer le financement climatique pour les pays en développement, qui supportent une grande partie de l’impact sans disposer de ressources suffisantes pour s’adapter. Le message de Guterres est clair : le temps presse et l’inaction n’est plus une option. Continuer la lecture sur EFE /ECOticias.com





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