Diverses organisations de protection de l'environnement, environnementalistes et plateformes de quartier et locales du pays ont exhorté le gouvernement à limiter et/ou paralyser les projets de macro-fermes, en particulier dans le contexte actuel de crise de la grippe aviaire.
Les organisations expliquent que la forte concentration d'animaux présents dans les macro-élevages augmente le risque de contagion et de propagation du virus de la grippe aviaire (H5N1) parmi les volailles, puisque leur contact éventuel avec les oiseaux sauvages est maximisé.
Les demandes formulées se sont concentrées sur des projets très spécifiques, comme la demande de suspension immédiate de la macro-élevage de volailles située à San Clemente, une ville de Cuenca, qui pourrait héberger plus d'un million de poulets.
Macrofermes et grippe aviaire : une combinaison mortelle qu’il faut combattre
Cette semaine, les écologistes ont présenté des allégations au Projet d'Arrêté Royal qui modifie divers Arrêtés Royaux qui établissent les règles de base pour la gestion de certaines exploitations d'élevage.
Les allégations de l'organisation environnementale se concentrent sur l'inclusion d'une limitation de la taille des élevages de volailles – le seul secteur pour lequel il n'y a actuellement aucune limitation – ainsi que sur la réduction de la taille maximale des élevages de porcs.
Et qu'une solution soit trouvée au piège qui permet aux promoteurs de ces exploitations d'échapper à l'autorisation environnementale intégrée, si le projet porte sur moins de 2 000 porcs, et d'agrandir ensuite les exploitations jusqu'au maximum légal.
Cependant, pour parvenir à une véritable organisation de l'élevage en Espagne, il est demandé d'élaborer un Plan Stratégique d'Élevage afin de déterminer la charge maximale de cheptel pour chaque région, en fonction de la base territoriale nécessaire au maintien de l'activité d'élevage.
Et cela garantit une transition équitable d’un modèle industriel destructeur et cruel envers les animaux vers un modèle véritablement durable, basé sur un élevage extensif à base agroécologique.
Depuis le 1er juillet, la crise provoquée par la grippe aviaire – Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) – a déjà généré 139 foyers en Europe dans des élevages de volailles commerciales, dont 14 en Espagne, ce qui a conduit à l'abattage de 2 586 751 animaux dans notre pays et, pour la première fois, à la déclaration d'une zone de protection spéciale à Valladolid.
Et pour que des mesures plus strictes soient adoptées sur tout le territoire. La situation des oiseaux sauvages est également préoccupante, avec 708 foyers détectés en Europe (68 en Espagne), touchant même des espaces naturels de haute valeur écologique de notre pays, comme Doñana, les lagunes de Gallocanta ou les Tablas de Daimiel. Cette situation aggrave encore une autre crise à laquelle est confrontée la planète, celle de la perte de biodiversité.
Il est impossible d'arrêter un virus « avec des ailes », mais nous pouvons minimiser son impact et il peut même affecter la population. Les macrofermes sont le terrain idéal pour que ces types de maladies se propagent parmi les oiseaux, domestiques et sauvages, et se transmettent aux humains.
Le gouvernement espagnol a désormais la possibilité d'empêcher la mise sur la table de projets de super-macro-fermes, comme celui qui devrait être construit à San Clemente, Cuenca, et il doit le faire.
Le projet de super macro ferme qui devrait être construit à San Clemente (Cuenca), promu par Grupo Avícola Rujamar SL, propose l'installation d'une ferme industrielle d'une capacité de 1 080 000 poules pondeuses, ce qui en ferait l'exploitation avicole la plus grande et la plus polluante du pays.
Ce n'est pas la première fois que l'entreprise tente d'implanter une macro-ferme de cette taille dans la commune : en 2021, elle avait déjà proposé une installation pour 1,5 million d'oiseaux qui a finalement été suspendue après un rejet social généralisé.
Les écologistes rappellent qu'ils avaient déjà alerté le gouvernement espagnol au début de l'année sur les risques d'une crise comme celle que nous vivons actuellement.
Aujourd'hui, les faits confirment les craintes de l'organisation : la grippe aviaire se propage à nouveau, démontrant la vulnérabilité et l'impact destructeur du modèle d'élevage industriel, qui reçoit également des millions de dollars de compensation avec l'argent public après chaque massacre massif.
Mesures demandées par les écologistes
Face à cette situation grave, outre ce qui est affirmé dans les allégations présentées, les écologistes exigent la fin de l'élevage industriel et de ses macro-fermes et exigent des mesures urgentes :
- Un moratoire immédiat et sans délai sur l’élevage intensif. Pour que le problème ne continue pas à s'aggraver, il est essentiel que de nouveaux projets d'élevage intensif ou l'expansion de ceux existants ne soient pas autorisés.
- Réduction drastique de la densité animale dans les exploitations existantes, comme le recommande l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Les écologistes réclament sans relâche sa mise en œuvre. Il est essentiel de réduire la charge par unité de surface pour éviter des conditions idéales de propagation du virus.
- Fermeture des élevages intensifs de volailles à proximité des centres urbains. Les élevages industriels situés à moins de 2 000 mètres des zones peuplées devraient être interdits en raison de leur risque latent.
- Réduire le cheptel intensif de 50 % d’ici 2030, en donnant la priorité aux systèmes extensifs et écologiques présentant des risques zoonotiques moindres et d’énormes avantages environnementaux.
Diverses mesures nationales et locales ont déjà été mises en œuvre, tant pour le contrôle que pour la prévention face aux multiples foyers de grippe aviaire. L’une d’elles interdit l’élevage temporaire de poules pondeuses et autres volailles en extérieur afin d’éviter tout contact avec les oiseaux sauvages.
Le plus inquiétant est que malgré les nombreux avertissements émis par des spécialistes, des vétérinaires et des environnementalistes sur la possibilité d'une épidémie de grippe aviaire en Espagne et le risque que comportent les super macro-exploitations, le ministère de l'Agriculture continue de les autoriser. Continuer la lecture sur ECOticias.com





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