La sécheresse assèche plus de 2 000 puits dans le grand aquifère de La Mancha Húmeda. La situation critique des eaux souterraines à Ciudad Real menace d’assécher près d’un cinquième des bassins versants en une décennie. Le déficit pluviométrique persistant et la surexploitation poussent les réserves en eau de la province à leurs limites.
Les baisses historiques de la nappe aquifère, qui dépassent 25 mètres dans plusieurs zones, ont mis sous contrôle l’irrigation et l’approvisionnement agricole. La pénurie oblige déjà à réduire les délais d’extraction dans les champs.
L'affaissement de la nappe phréatique endommage gravement l'environnement de Las Tablas de Daimiel, Tomelloso et Socuéllamos. Cet effondrement environnemental met en danger la survie économique de toute la région de La Manche.
Pour arrêter ce désastre, l'initiative RealWater fédère les administrations et les irrigants à la recherche de solutions urgentes. La priorité est de concevoir une gestion digitalisée qui permette d’anticiper les pires scénarios climatiques.
La sécheresse assèche plus de 2 000 puits dans le grand aquifère de La Mancha Húmeda
Une étude hydrogéologique du projet RealWater met en garde contre une détérioration continue du plus grand aquifère de Castille-La Manche, avec des milliers de bassins versants affectés et des baisses historiques des niveaux d'eau qui menacent l'approvisionnement et l'activité agricole.
La sécheresse assèche plus de 2 000 puits du grand aquifère de La Mancha Húmeda, l'un des systèmes d'approvisionnement en eau les plus importants de l'intérieur de la péninsule. L'analyse prévient que le manque prolongé de précipitations et la diminution constante des réserves souterraines accélèrent la détérioration d'une ressource essentielle pour l'approvisionnement, l'irrigation et les espaces naturels tels que Las Tablas de Daimiel.
Les premiers résultats de l'étude indiquent que la situation pourrait s'aggraver dans les années à venir si la tendance actuelle se poursuit, augmentant le nombre de captages sans eau et réduisant encore la disponibilité des ressources en eau pour les agriculteurs et les municipalités.
La sécheresse assèche plus de 2 000 puits du grand aquifère de La Mancha Húmeda après plus d'une décennie de déclin
L'étude, développée dans le cadre du projet RealWater, a analysé près de 29 200 captages légaux en passant en revue plus de 300 études hydrogéologiques et environ 500 colonnes géologiques, offrant l'une des radiographies les plus complètes réalisées à ce jour sur cet aquifère.
Les résultats montrent que 2 182 puits apparaissent complètement secs, ce qui représente environ 7,5 % du total des captages évalués.
Les chercheurs préviennent que ce pourcentage ne reflète que les puits sans eau, car de nombreux autres captages encore opérationnels ont des débits insuffisants pour couvrir les besoins normaux.
Les prévisions indiquent une détérioration encore plus grande au cours de la prochaine décennie
Le rapport estime que, si la situation actuelle ne change pas, le nombre de puits touchés pourrait atteindre environ 13 % d'ici cinq ans.
Les projections sont encore plus inquiétantes à l’horizon 2036, où les captages secs pourraient représenter près de 17 % du total existant.
Les spécialistes relient cette évolution à la persistance d'une longue période de sécheresse, à l'augmentation de la pression sur les ressources souterraines et à la lente capacité de récupération de l'aquifère.
Les niveaux des eaux souterraines enregistrent des baisses historiques
L'étude confirme que le grand aquifère traverse un cycle asséché d'environ onze ans, avec une baisse continue des niveaux piézométriques.
Dans les zones proches de Las Tablas de Daimiel, la baisse des eaux souterraines est d'environ 20 mètres, tandis que dans les secteurs du centre et de l'est, elle se situe entre 25 et près de 30 mètres, atteignant des records minimaux historiques en certains points.
Ces réductions affectent directement la capacité d’extraction et rendent difficiles l’approvisionnement et l’activité agricole dépendantes de l’irrigation.
L’agriculture et l’approvisionnement commencent à en ressentir les conséquences
De nombreux puits qui retiennent encore de l’eau ne sont plus capables de fournir le débit nécessaire tout au long de l’année, obligeant à réduire les durées d’irrigation ou à limiter les prélèvements.
Les zones situées entre Tomelloso et Socuéllamos, le sud de Daimiel et différentes zones périphériques du célèbre aquifère 23 sont parmi les plus touchées par la perte de ressources en eau.
L'évolution de l'aquifère est particulièrement préoccupante en raison de son importance pour l'agriculture, l'économie provinciale et la conservation d'espaces naturels de haute valeur écologique.
Le projet RealWater cherche à anticiper une crise de l’eau plus large
Le travail de Real Water a été promu par la Députation Forale de Ciudad Real, en collaboration avec Aqualia, Emaser, la Confédération Hydrographique de Guadiana, Tragsatec et les Communautés d'Usagers des Eaux Souterraines (CUAS).
Les responsables considèrent que disposer d'informations détaillées permettra de mieux planifier la gestion de l'eau, de prioriser les actions et d'adopter des mesures favorisant la récupération de l'aquifère.
L'étude constitue également un outil de référence pour anticiper les scénarios futurs et améliorer la résilience du territoire face à la pression croissante dérivée de la sécheresse et du changement climatique.
La situation du grand aquifère de La Mancha Húmeda confirme que la pression sur les eaux souterraines est devenue l'un des principaux défis environnementaux et économiques du centre de la péninsule.
La sécheresse assèche plus de 2 000 puits dans le grand aquifère de La Mancha Húmeda, un signal d'alarme qui souligne la nécessité de renforcer la planification hydrologique, de promouvoir une utilisation plus efficace de l'eau et d'accélérer les mesures d'adaptation qui permettent de protéger une ressource stratégique pour l'agriculture, les écosystèmes et l'approvisionnement dans les décennies à venir.
La sécheresse assèche plus de 2 000 puits dans le grand aquifère de La Mancha Húmeda : nous vous le dirons dans 15 secondes
Combien de puits sont à sec dans le grand aquifère de La Mancha Húmeda ?
L'étude recense 2 182 puits complètement asséchés, ce qui représente environ 7,5 % des près de 29 200 captages légaux analysés.
Pourquoi tant de puits tarissent-ils en Castille-La Manche ?
La cause principale est une période prolongée de sécheresse, ainsi que la baisse continue du niveau des eaux souterraines et la pression sur l'aquifère, facteurs qui rendent difficile sa récupération.
Quelles zones sont les plus touchées par la baisse de la nappe aquifère ?
Les plus grandes difficultés se concentrent entre Tomelloso et Socuéllamos, le sud de Daimiel et différents secteurs de l'aquifère 23, où les niveaux d'eau ont baissé avec une plus grande intensité.
Quelles conséquences cette situation pourrait-elle avoir sur l’agriculture ?
De nombreux agriculteurs sont déjà contraints de réduire les temps d’irrigation, de limiter les prélèvements ou de faire face à une disponibilité réduite en eau, ce qui peut affecter la productivité et augmenter les coûts d’exploitation.
Que prévoit l’étude pour les années à venir ?
Si la tendance actuelle se poursuit, le pourcentage de puits secs pourrait atteindre 13 % dans cinq ans et atteindre environ 17 % en 2036, aggravant ainsi la pression sur les ressources en eau.





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