Les marais de Txingudi, à Jaizubia (Gipuzkoa), reçoivent 2,5 millions d'euros de financement européen pour une restauration promue par la Députation Forale dans le cadre du LIFE Wetlands.
Dans la zone de Jaizubia, en Gipuzkoa, se trouvent les marais de Txingudi, qui font désormais l'actualité car ils bénéficieront bientôt d'un nouveau soutien et d'un nouvel élan en faveur de la récupération et de la protection de cette enclave naturelle qui est l'une des plus importantes de la zone. Plus précisément, il s'agit de la mise en œuvre d'un projet de restauration, promu par la Députation Forale de Gipuzkoa dans le cadre du programme européen LIFE Wetlands, et qui sera financé avec un budget de 2,5 millions d'euros de fonds européens.
De quoi parle cette performance ? L'objectif est d'améliorer l'état de conservation de cet écosystème, tout en renforçant sa valeur environnementale importante, notamment pour les espèces qui dépendent de cet espace aquatique et de ses zones humides.
Récupération de l'enclave naturelle des marais de Txingudi
Les marais de Txingudi ont obtenu un financement européen de 2,5 millions pour poursuivre leur restauration et récupérer 5,5 hectares dans la zone de Jaizubia, dans le cadre du projet LIFE-Wetlands, a annoncé la Députation Forale de Gipuzkoa.
L'institution provinciale a annoncé cette aide financière lors de la visite que le député général de Gipuzkoa, Eider Mendoza, a effectuée dans cet environnement lundi dernier, pour en savoir plus sur le travail de surveillance et de baguage scientifique des oiseaux que la Société Scientifique Aranzadi réalise dans cette enclave depuis deux décennies, ainsi que pour constater les actions déjà réalisées pour récupérer écologiquement cet espace naturel.
Txingudi est l'une des zones humides ayant la plus grande valeur écologique du Pays Basque et une enclave stratégique pour la migration des oiseaux.
Aire de passage des oiseaux migrateurs
Sa situation, dans le corridor naturel situé entre la mer Cantabrique et l'extrémité occidentale des Pyrénées, fait que chaque saison, des dizaines de milliers d'oiseaux traversent cet axe migratoire et utilisent les marais de la Bidasoa comme lieu de repos et de récupération lors de leurs déplacements.
Sa pertinence est également évidente par la diversité des espèces qui utilisent cet espace, où plus de 250 espèces d'oiseaux ont été recensées, y compris des oiseaux résidents, migrateurs et hivernants, parmi lesquels des spatules, des becs de canard et différents types d'échassiers.
La récupération qui s'opère dans ce milieu ne profite pas seulement aux oiseaux, puisque des mammifères comme la loutre ont récemment recolonisé cette zone après plus d'un demi-siècle d'absence.
Dans ce contexte, depuis 2007, la Société Aranzadi, avec le soutien de la Députation Forale de Gipuzkoa, réalise un suivi scientifique des oiseaux de la zone, afin de comprendre comment ils l'utilisent, identifier les changements dans leurs populations et disposer d'informations fondamentales pour orienter les politiques de conservation.
Au cours de ses 20 années d'histoire, le programme a permis de baguer plus de 25 000 spécimens appartenant à plus de 80 espèces, en plus de générer des indicateurs mis à jour chaque année sur l'utilisation des marais de Txingudi par les oiseaux migrateurs et les tendances de leurs populations.
Parmi les spécimens identifiés figurent différentes espèces de parulines et fauvettes, oiseaux étroitement liés aux roselières et à la végétation du marais, ainsi que la gorgebleue à miroir et le martin-pêcheur.
Baisse annuelle
Sa pertinence est également évidente par la diversité des espèces qui utilisent cet espace, où plus de 250 espèces d'oiseaux ont été recensées, y compris des oiseaux résidents, migrateurs et hivernants, parmi lesquels des spatules, des becs de canard et différents types d'échassiers.
Le suivi accumulé au cours de ces deux décennies a permis de détecter des déclins annuels qui varient environ entre 2 % et 10 %, selon les espèces et les classes d'âge. Dans le cas du bécasseau nain, par exemple, le déclin annuel est de 4,8 % chez les jeunes spécimens et de 9,6 % chez les adultes.
En 2025, grâce aux fonds Next Generation de l'Union européenne, 2,5 hectares de marais ont déjà été récupérés dans la zone de Beko Errota, à Jaitzubia, une zone qui avait subi des altérations historiques d'origine humaine. La nouvelle aide obtenue maintenant permettra la récupération de 5,5 hectares supplémentaires dans le marais de San Pablo.
En ce sens, le député général, Eider Mendoza, a déclaré que « prendre soin de notre bien-être global signifie aussi veiller à l'équilibre vert du territoire et protéger notre environnement naturel ».
Pour sa part, le directeur de l'ornithologie d'Aranzadi, Juan Arizaga, a souligné que la continuité du travail scientifique est essentielle pour comprendre les changements en cours et disposer d'informations permettant d'améliorer la conservation des espèces et des espaces qu'elles utilisent.





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