L'Union européenne, le Portugal et la Moldavie ont été les premiers à signer la nouvelle Convention pour la protection de l'environnement par le droit pénal, qui vise à créer une réponse pénale cohérente aux crimes environnementaux, y compris ceux ayant un impact transnational.
Le Conseil de l'Europe a qualifié le traité d'étape historique pour la protection de l'environnement mondial et le Secrétaire Général Alain Berset a exhorté tous les États membres à le signer et à le ratifier. La convention soutient l'agenda environnemental plus large du Conseil de l'Europe et répond à la « triple crise planétaire » que sont le changement climatique, la pollution et la perte de biodiversité.
Le traité établit un cadre juridique solide pour poursuivre les crimes environnementaux graves qui restent souvent impunis. Préparé avec les contributions des États membres, du Saint-Siège, de l'UE, de l'ONU, d'Interpol et de la société civile, il souligne que la destruction de l'environnement peut constituer un crime qui nécessite des outils juridiques solides et une coopération internationale.
Comment le nouvel accord pénal environnemental marque un avant et un après dans la lutte contre les crimes écologiques
Ce mercredi, l'Union européenne, le Portugal et la Moldavie ont été les premiers à signer la Convention sur la protection de l'environnement par le droit pénal, qui jette les bases d'une réponse pénale cohérente des États aux crimes environnementaux, même lorsqu'ils ont une dimension transnationale.
C'est ce qu'a rapporté aujourd'hui le Conseil de l'Europe dans une déclaration dans laquelle il a souligné qu'il s'agissait d'une « initiative historique pour la protection de l'environnement mondial », pour laquelle son secrétaire général, Alain Berset, a vivement exhorté tous les autres États membres à signer et à ratifier la convention.
« Nous devons redoubler d'efforts collectifs pour protéger l'environnement et lutter contre les crimes environnementaux qui menacent notre avenir », a souligné Berset.
L'accord s'inscrit dans le cadre de l'action mondiale du Conseil de l'Europe en faveur de l'environnement et vise à constituer une réponse collective à la « triple crise planétaire » que sont le changement climatique, la pollution et la perte de biodiversité.
Quels crimes environnementaux cela inclura-t-il et comment l’écocide peut-il même être poursuivi ?
Ce nouveau traité aborde les aspects criminels des crimes environnementaux et fournit un cadre juridique solide pour lutter contre les crimes environnementaux graves qui, jusqu'à présent, sont souvent restés impunis ou insuffisamment poursuivis.
Préparé par les États membres du Conseil de l'Europe, avec la contribution du Saint-Siège, de l'Union européenne, des Nations Unies, d'Interpol et de la société civile, ce nouveau traité souligne que « la destruction de l'environnement n'est pas seulement un échec politique, mais peut aussi constituer un délit pénal qui nécessite des instruments juridiques solides et une coopération internationale ».
La signature du traité par l'Union européenne confirme son soutien aux objectifs de la convention, a souligné le Conseil de l'Europe. La convention définit un large éventail de crimes environnementaux et permet aux États de poursuivre ceux qui provoquent intentionnellement des catastrophes environnementales constituant un écocide.
Les dispositions relatives à la responsabilité des entreprises, aux sanctions et à la criminalité organisée reflètent à leur tour la nature changeante des crimes environnementaux et leurs liens avec les réseaux criminels transnationaux.
Pourquoi faut-il dix ratifications pour activer le mécanisme ?
La convention comprend également un mécanisme de suivi pour garantir sa mise en œuvre efficace et sa responsabilité. La priorité immédiate est d'obtenir dix ratifications, dont au moins huit doivent provenir des Etats membres du Conseil de l'Europe, le minimum nécessaire pour que le traité entre en vigueur.
Ce n’est qu’alors que les outils juridiques nécessaires pourront être déployés pour établir la responsabilité pénale de ceux qui commettent des crimes environnementaux.
La lutte contre la criminalité environnementale ne connaît pas de frontières et la convention sera également ouverte à l'adhésion d'États non membres du Conseil de l'Europe en temps utile. « Nous exhortons les gouvernements à agir rapidement afin que ces garanties vitales puissent être mises en œuvre dans les plus brefs délais », a souligné le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
L'accord définit un large éventail de crimes environnementaux, y compris les actes qualifiés d'écocide, et contient des dispositions sur la responsabilité des entreprises, les sanctions et la criminalité organisée. Il établit également un mécanisme de suivi pour garantir son application efficace.
Le traité entrera en vigueur une fois qu’il aura reçu dix ratifications, par au moins huit membres du Conseil de l’Europe, après quoi ses outils de responsabilité pénale pourront être appliqués. Continuer la lecture sur ECOticias.com / EFE





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