La centrale photovoltaïque Francisco Pizarro, la plus grande d'Europe, sera le théâtre ce dimanche d'une marche de protestation convoquée par l'Association 25 Mars. La mobilisation dénonce ce qu'elle considère comme une « colonisation énergétique » de l'Estrémadure par les grandes compagnies d'électricité et revendique un modèle basé sur l'autoconsommation et le développement local.
Selon cette plateforme, le déploiement massif de centrales solaires dans la région répond davantage aux intérêts de ces groupes qu'aux besoins de la population locale, générant un modèle de production qui favorise l'exportation d'énergie électrique en dehors de l'Estrémadure.
Les organisateurs critiquent le fait que l'Estrémadure exporte une grande partie de l'énergie qu'elle produit et que la densité des installations photovoltaïques installées double déjà la consommation annuelle d'électricité de la communauté autonome.
Manifestation sociale contre la centrale photovoltaïque Francisco Pizarro
L'Association 25 Mars appelle à une marche pour dénoncer l'impact territorial et social des macrocentrales solaires en Estrémadure.
L'Association 25 Mars a appelé à une marche de protestation le dimanche 22 février autour de la centrale photovoltaïque « Francisco Pizarro » (Cáceres), considérée comme la plus grande d'Europe, pour dénoncer le processus de « colonisation énergétique » de l'Estrémadure par les grandes compagnies d'électricité.
La mobilisation vise à mettre en lumière l'impact territorial et social des grands projets énergétiques dans la région, comme l'explique l'organisation dans un communiqué.
Marche contre la colonisation énergétique de l'Estrémadure
L'Estrémadure « exporte environ 80 % de l'électricité qu'elle produit » et que les centrales photovoltaïques déjà installées génèrent « plus du double de l'énergie consommée par la région sur une année ».
La marche partira à 10h00 du rond-point d'accès à l'usine, situé entre les municipalités de Torrecillas de la Tiesa et Aldeacentenera, à Cáceres, depuis l'autoroute CC-419 et parcourra plusieurs kilomètres jusqu'aux environs de l'installation, propriété d'Iberdrola, qui occupe environ 1 300 hectares de superficie.
L'association souligne que cette installation constitue l'un des « exemples les plus représentatifs du modèle énergétique qu'elle critique », basé sur des macro-installations qui, selon elle, « rendent de vastes zones de terrain inutilisables pour des usages agricoles et traditionnels ».
L'Estrémadure exporte la majeure partie de son électricité
En ce sens, ils rappellent que l'Estrémadure « exporte environ 80 % de l'électricité qu'elle produit » et que les centrales photovoltaïques déjà installées génèrent « plus du double de l'énergie consommée par la région au cours d'une année ».
De même, ils soulignent que les centrales hydroélectriques de Tajo et Guadiana produisent environ la moitié de l'électricité consommée par l'Estrémadure, « malgré le fait que de nouveaux projets de grandes centrales solaires continuent d'être traités ».
L'Association 25 Mars critique le fait que ce modèle « donne la priorité à la rentabilité des multinationales de l'énergie plutôt qu'au développement local et à l'autoconsommation » et le compare à des communautés autonomes en déficit énergétique comme Madrid, la Catalogne et le Pays basque.
De l'avis de l'organisation, l'Estrémadure « pourrait être autosuffisante avec une partie des installations actuelles, sans avoir besoin de continuer à occuper de grandes superficies de terrain », c'est pourquoi elle exige une planification différente pour la transition énergétique.
Documentaire et débat pour clôturer la journée
La journée se terminera par la projection du documentaire « Irrenewable Lives ». La nature ou la misère », à 12h00 à la Maison de la Culture Madroñera, en présence de son directeur, Francisco J. Vaquero, comme le rapportent les organisateurs eux-mêmes.
Bien que les énergies renouvelables telles que l’énergie solaire soient essentielles à la transition énergétique, cette protestation reflète le débat croissant sur la manière d’équilibrer le développement durable, le partage des bénéfices et la protection du territoire, ainsi que la nécessité de mécanismes de participation intégrant les communautés locales dans les décisions qui affectent directement leur environnement. Continuez à lire dans ÉNERGIE RENOUVELABLE.
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