Pacma a décidé d'intensifier sa stratégie de défense du loup ibérique et le fait en déclarant une véritable guerre judiciaire contre le gouvernement de Cantabrie. L'organisation de défense des droits des animaux, qui dénonce depuis des années la persécution de cette espèce protégée, affirme que la communauté autonome continue d'autoriser des abattages clandestins sous couvert de contrôles de population, violant ainsi les réglementations étatiques et européennes.
Son nouveau front juridique cherche à mettre fin à ces pratiques et à créer un précédent qui empêche d'autres régions d'imiter ce modèle. Le conflit s'est aggravé après la présentation de divers documents et témoignages qui, selon Pacma, montrent que les actions contre le loup sont menées sans critères scientifiques.
Les militants dénoncent que, malgré l'inclusion du loup au nord du Duero dans la Liste des espèces sauvages sous régime spécial de protection, la Cantabrie continue de promouvoir des politiques d'élimination de l'animal pour répondre aux demandes de certains secteurs de l'élevage. Pour Pacma, cela constitue une violation flagrante de la loi et une menace directe pour la conservation de l’espèce.
Pacma dénonce les extractions de loups ibériques et fait appel au refus de les arrêter
Le Parti Animaliste Pacma a annoncé avoir fait appel du rejet du Tribunal d'Instruction de Santander, qui a ouvert un procès contre la ministre du Développement Rural de Cantabrie, María Jesús Susinos, et le directeur général de la Biodiversité, Ángel Serdio, pour l'extraction de spécimens de loups ibériques dans la région.
Fin octobre, on a appris que le Tribunal d'Instruction 3 de Santander avait accepté une plainte de Pacma les accusant de délits présumés de prévarication, de falsification de documents et de maltraitance d'animaux.
Pacma a décidé d'intensifier sa stratégie de défense du loup ibérique et le fait en déclarant une véritable guerre judiciaire contre le gouvernement de Cantabrie.
Dans un communiqué, Pacma dénonce « l'obstruction à l'enquête pénale » ouverte devant le Tribunal contre de hauts fonctionnaires du gouvernement de Cantabrie à la suite de l'autorisation d'extraction du loup ibérique.
Il affirme également que l'enquête « continue d'avancer malgré les tentatives d'archivage des personnes interrogées », après avoir appris hier que le Tribunal a rejeté la mesure conservatoire demandée par le parti des droits des animaux pour arrêter les extractions de loups dans la région, une décision dont Pacma a fait appel.
Rapports techniques suspectés : possible dissimulation de l'état réel du loup
Cette formation politique assure que « les rapports autorisant les tueries exigés par la Cour ont finalement été fournis », après leur insistance.
« Dans la documentation récemment soumise, l'enquêté Ángel Serdio désigne expressément comme auteurs des rapports utilisés pour fixer le quota d'extraction 2025-2026 le chef du Service de Conservation de la Nature et signataire du rapport technique, et dans le domaine juridique, deux fonctionnaires du Département Juridique », précise Pacma.
L'organisation de défense des droits des animaux, qui dénonce depuis des années la persécution de cette espèce protégée, affirme que la communauté autonome continue d'autoriser des abattages clandestins sous couvert de contrôles de population, violant ainsi les réglementations étatiques et européennes.
L'organisation considère que les rapports utilisés pour autoriser l'extraction des loups « auraient pu cacher l'état de conservation défavorable de l'espèce, officiellement reconnu par l'Espagne devant l'UE », ce qui, selon elle, « invaliderait toute autorisation de chasse et pourrait constituer un délit de prévarication ».
Le Tribunal a rejeté la suspension préventive de la chasse demandée par Pacma pour des raisons, selon le parti politique, « infondées », car fondées sur l'incompétence et l'incompétence.
Ce que dit le Tribunal, c'est que la décision de sursis provisoire doit être résolue devant la juridiction contentieuse-administrative, car il s'agit d'un acte administratif.
Le parti affirme avoir déjà fait appel, estimant que la procédure pénale est la seule compétente et que toute résolution qui la refuserait pourrait entraîner la violation des droits « qui fera l'objet d'un recours auprès des autorités nécessaires ».
Pacma met en garde contre des sanctions pouvant aller jusqu'à trois ans pour chaque loup tué
Pacma a déclaré que, si les autorisations administratives pour chasser le loup sont révoquées dans les communautés autonomes où des plaintes ont été déposées, elle déposera une plainte pour de prétendus délits de mauvais traitements envers les animaux protégés, avec circonstances aggravantes de décès, « prévues et punies de jusqu'à trois ans de prison pour chaque animal tué, conformément à l'article 340 bis du Code pénal, avec l'interdiction accessoire de possession d'armes jusqu'à quatre ans », explique-t-il.
L’organisation insiste sur le fait que tuer des loups est non seulement illégal, mais également inefficace pour réduire les conflits. Alors que le gouvernement cantabrique défend que ses actions visent à garantir l'équilibre entre les éleveurs et la faune, Pacma soutient que la protection du loup est essentielle.
L'affrontement entre les deux positions promet de se poursuivre devant les tribunaux et de relancer un débat national sur la manière de gérer l'une des espèces les plus emblématiques et controversées de la péninsule. Continuer la lecture sur EFE / ECOticias.com





0 réponse à “Pacma déclare la guerre judiciaire à la Cantabrie suite à l'assassinat de loups ibériques”