Les plaintes concernant le bien-être animal à El Hierro placent une fois de plus l'administration insulaire au centre de la polémique. Le parti de défense des animaux Pacma accuse le Cabildo d'avoir ignoré pendant des années de prétendues infractions graves liées au traitement du bétail et des chiens de berger, une situation qui, selon le parti, montre un manque inquiétant d'action institutionnelle face à des pratiques contraires à la législation en vigueur.
PACMA soutient que les plaintes font référence à des situations d'abandon, de manque de soins vétérinaires, de mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires et d'éventuels cas d'abus, tant chez les animaux de compagnie que dans les élevages. Le parti affirme que bon nombre de ces communications ont été faites selon les voies légales établies, sans obtenir de réponse formelle ni d'actions visibles de la part du Cabildo.
L'organisation critique le fait que cette inaction génère un sentiment d'impunité et de manque de protection, en plus de contrevenir à la législation régionale et étatique sur le bien-être animal.
PACMA soutient que les plaintes font référence à des situations d'abandon, de manque de soins vétérinaires, de mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires et d'éventuels cas d'abus, tant chez les animaux de compagnie que dans les élevages.
Plaintes concernant le bien-être animal à El Hierro et manque de réponse du Cabildo
La porte-parole du parti de défense des droits des animaux Pacma, Yolanda Morales, a accusé jeudi la municipalité d'El Hierro d'ignorer les plaintes concernant des allégations d'infractions liées au bien-être des animaux sur l'île, comme l'immobilisation du bétail en lui attachant les jambes.
Dans un communiqué, Yolanda Morales affirme que le Cabildo Herreño n'a pas adopté de mesures dans ce domaine, minimise l'importance de la situation et va jusqu'à nier que ces événements relèvent de sa compétence, bien qu'il s'agisse de matières expressément attribuées à l'administration insulaire, comme l'élevage.
L'organisation critique le fait que cette inaction génère un sentiment d'impunité et de manque de protection, en plus de contrevenir à la législation régionale et étatique sur le bien-être animal.
Pacma met en garde contre les pratiques répétées d'immobilisation du bétail
Pacma explique que depuis des années, elle met en garde contre les pratiques systématiques d'immobilisation du bétail en lui attachant les jambes chez certains éleveurs de la région de Valverde, ainsi que contre l'existence de chiens de berger élevés dans des conditions prétendument incompatibles avec les réglementations en matière de bien-être animal.
Alors que le bétail relève de la responsabilité du Cabildo, les chiens relèvent de la responsabilité de la Mairie de Valverde, dont la réponse à la plainte a été l'incapacité de gérer les dossiers dans les délais en raison de la présence d'un seul policier local dans la municipalité depuis 4 ans.
Morales, qui s'est rendu sur l'île fin 2024 pour formaliser des plaintes auprès de la police locale et de la Garde civile, ainsi que pour rencontrer Carlos Brito, maire de Valverde, et David Cabrera, alors ministre du Milieu rural et marin et démis de ses fonctions en août 2025, dénonce que le Cabildo a répondu avec « une attitude évasive, désintéressée et ouvertement méprisante », allant jusqu'à justifier ces pratiques comme des « usages traditionnels », en ce que Pacma qualifie de « moquerie institutionnelle » face à une situation grave et documentée.
Le Député Commun demande des informations sans réponse
Cette attitude, souligne-t-il, a motivé le transfert du dossier au Député Commun en juin 2025 ; institution qui a formellement demandé des informations à la fois à la Mairie de Valverde et au Cabildo.
Le premier a répondu à l'organisme chargé de garantir les droits des citoyens, mais le Cabildo a maintenu « le silence et le manque de collaboration pendant près de six mois », selon le porte-parole des droits des animaux, manquant ainsi à son obligation légale de répondre dans les délais fixés, qui ne dépassent pas 15 jours ouvrables.
Pacma considère qu'il est « particulièrement alarmant » qu'une administration publique non seulement s'abstienne d'agir face à d'éventuelles infractions graves à la législation sur la protection des animaux, mais qu'elle ignore également ses pouvoirs et ignore de manière répétée les exigences du Député Commun, encouru un manque manifeste de transparence et une omission de son obligation de fournir aux citoyens l'information publique demandée.
Le parti des droits des animaux conclut que cette inaction prolongée indique un abandon délibéré de fonctions et annonce qu'il continuera à exercer une pression institutionnelle et juridique jusqu'à ce que la Mairie d'El Hierro assume ses responsabilités et mette fin à des pratiques signalées depuis des années sans aucune conséquence.
Pour l’instant, la mairie d’El Hierro n’a pas répondu publiquement à ces accusations. PACMA assure qu'elle continuera à être vigilante et n'exclut pas d'engager de nouvelles actions judiciaires ou administratives si la situation n'évolue pas, dans le but de garantir le respect effectif de la réglementation en matière de bien-être animal sur l'île. Continuer la lecture dans NATURE





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