La rivière Alhama souffre d'une grave situation de fragmentation qui met la biodiversité locale en grave danger, en raison des seuils qui empêchent la fluidité du cours d'eau et du déplacement de la faune et de la prolifération d'espèces exotiques envahissantes.
Il existe un grand nombre d'infrastructures qui coupent le débit naturel du fleuve. Cela empêche les espèces migratrices et autres qui vivent habituellement dans certaines zones de se déplacer le long de son canal.
Les espèces exotiques envahissantes se sont propagées à un rythme alarmant et rivalisent avec les espèces indigènes pour les ressources et les habitats, c'est pourquoi elles finissent par altérer l'équilibre de l'écosystème fluvial.
Espèces exotiques envahissantes et seuils dans la rivière Alhama
Ce vendredi, les écologistes de La Rioja ont demandé aux gouvernements de Rioja et de Navarre d'adopter des mesures en réponse à « l'état écologique regrettable » de la rivière Alhama dans son cours moyen et inférieur.
Cette rivière manque d'un débit écologique correct qui permette le développement des espèces importantes qu'elle abrite, comme le vison d'Europe ; et il est surexploité avec d'innombrables barrages qui extraient l'eau pour l'irrigation et la pollution qu'il subit en raison des importants rejets d'eaux usées, d'origine agricole et urbaine.
Ces rejets provoquent périodiquement la mortalité des poissons, a indiqué cette organisation environnementale dans une note, qui a également évoqué l’« inaction » de la Confédération hydrographique de l’Èbre (CHE) et les départements environnementaux des gouvernements de La Rioja et de Navarre.
Il a souligné que la rivière Alhama est un couloir vert très important, où vivent des espèces de faune protégées et menacées, comme la loutre paléarctique et le vison européen.
En outre, il a souligné l'absence d'un système de mesure ou de jaugeage dans les seuils, qui sert à contrôler si le débit écologique est respecté, ce que le Plan hydrologique lui-même établit comme norme à respecter.
D'autres altérations dont souffrent, selon lui, les écosystèmes terrestres et aquatiques associés à la rivière Alhama sont dues, a-t-il dit, au manque d'écailles qui permettent la libre circulation des poissons dans la rivière ; et la grande hauteur des murs de barrage que la rivière doit franchir au cours de son parcours.
Il a également évoqué la compartimentation excessive, étant donné qu'il y a trop de seuils sur un parcours aussi court ; et la présence d'espèces exotiques envahissantes, comme la moule zébrée ou le vison d'Amérique.
Des mesures doivent être prises pour restaurer les systèmes fluviaux de la rivière Alhama, en appliquant une série de mesures qui inversent la détérioration et protègent la biodiversité dudit corridor fluvial.
Un débit d'eau suffisant doit être assuré, les obstacles qui empêchent un écoulement correct doivent être éliminés ou adaptés, les espèces envahissantes doivent être combattues et des projets de restauration de l'environnement doivent être réalisés. Continuez à lire dans EFE / ECOticias.com





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