L’agenda climatique 2026 est présenté comme un tournant pour l’action environnementale mondiale, marqué par des décisions clés susceptibles d’accélérer ou de ralentir la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans seulement dix jours de janvier, le monde sera témoin de deux mouvements opposés : l’entrée en vigueur du Traité de haute mer et le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris.
Alors que les Nations Unies préviennent que dépasser le seuil de 1,5 degré de réchauffement sera presque inévitable entre 2026 et 2035, les gouvernements sont confrontés à un calendrier rempli de sommets, de négociations et d’engagements en suspens.
L’abandon progressif des combustibles fossiles, la protection de la biodiversité marine et la crise du plastique comptent parmi les questions les plus urgentes.
Avec la COP31 en Turquie, la Conférence des Nations Unies sur l’eau à Abu Dhabi et la première véritable mise en œuvre du Traité sur la haute mer, l’agenda climatique 2026 mettra à l’épreuve la volonté politique des États et leur capacité à répondre à une urgence environnementale de plus en plus évidente.
L’agenda climatique 2026 sera marqué par l’entrée en vigueur du Traité sur la Haute Mer, le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris et des événements marquants comme la COP31 et la négociation sur les énergies fossiles.
Agenda climatique 2026 : les grands défis environnementaux de l’année
L'entrée en vigueur du Traité de haute mer et le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, dans un délai de dix jours en janvier, illustrent les lumières et les ombres auxquelles 2026 sera confrontée en matière climatique, avec l'incertitude quant à savoir si les 1,5 degrés de réchauffement climatique seront dépassés cette année.
Selon les Nations Unies, entre 2026 et 2035, il sera presque inévitable de franchir ce seuil, qui prend comme référence les niveaux préindustriels.
Le Traité sur la haute mer entre en vigueur
Le cadeau de la nouvelle année sera le lancement le 17 janvier du Traité sur la haute mer, près de trois ans après son approbation par les Nations Unies et après avoir atteint les 60 ratifications indispensables en septembre.
L'accord servira de cadre pour la création de zones marines protégées dans des zones situées hors de la juridiction nationale, la réalisation d'études d'impact environnemental et la réglementation des ressources génétiques marines, entre autres aspects.
Sans que les gouvernements et les organisations environnementales ne se soient encore mis d’accord sur le point de savoir si la COP30 de Belém constituait un pas en avant ou en arrière, l’année à venir leur offrira une nouvelle opportunité de rechercher un terrain d’entente en vue de la COP31, qui se réunira en novembre à Antalya (Turquie) sous présidence australienne.
Le Traité mondial sur les plastiques, dans l’air
La feuille de route pour la fin des énergies fossiles, en attente à Belém, planera sur tout l'agenda.
Mais parmi les tâches environnementales que les gouvernements doivent accomplir cette année, l'une des plus urgentes est le Traité mondial sur les plastiques, laissé en suspens après l'échec des négociations tenues en août dernier à Genève.
La démission du président du comité de négociation, l'Équatorien Luis Vayas Valdivieso, a accru l'incertitude sur la manière de résoudre le problème du plastique, dont 460 millions de tonnes sont produites chaque année et 91 % s'échappent dans l'environnement, selon le forum Global Plastic Action Partnership.
L’année 2026 marque les cinq dernières années vers la réalisation des objectifs de développement durable, dont six directement liés à l’environnement. La Conférence des Nations Unies sur l'eau se tiendra à Abou Dhabi en décembre, pour accélérer l'accès de l'ensemble de la population à cette ressource.
Sommets phares sur le climat, la biodiversité et l’eau, telles sont les dates, rendez-vous et objectifs qui jalonneront l’agenda climat en 2026 :
- 2026 : Année internationale des prairies et des bergers.
- 17 janvier : Le Traité sur la haute mer (Accord sur la biodiversité marine biologique des zones situées hors de la juridiction nationale, BBNJ) entre en vigueur. Tout au long de l'année, la première Conférence des Parties doit se réunir et un siège permanent du Traité doit être désigné, entre Valparaíso (Chili) et Bruxelles.
- 27 janvier : Les États-Unis se retirent de l'Accord de Paris, un an après que le président Donald Trump a signé un décret pour le rendre effectif. Les États-Unis renoncent ainsi à leurs objectifs de réduction des émissions et à leurs engagements financiers.
- 28-29 avril : I Conférence internationale pour l'élimination progressive des énergies fossiles, à Santa Marta (Colombie). Co-organisé par les Pays-Bas, il cherchera à établir la feuille de route tant attendue pour réduire les émissions.
- 5 juin : Journée mondiale de l'environnement. Les événements de célébration auront lieu à Bakou.
- 15-19 juin : Sommet mondial du bassin à Rio de Janeiro (Brésil), pour discuter de la gestion des ressources en eau.
- 18-30 octobre : Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), à Erevan, pour analyser les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre mondial Kunming-Montréal visant à stopper et inverser la perte de biodiversité.
- Novembre : 31e Conférence des parties de l'ONU sur les changements climatiques (COP31), basée à Antalya (Turquie) et présidence australienne.
- 2-4 décembre : Conférence des Nations Unies sur l'eau, à Abu Dhabi, co-organisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, pour accélérer la mise en œuvre de l'objectif de développement durable n°6 : garantir l'accès universel à l'eau et à l'assainissement pour l'ensemble de la population en 2030. Continuer la lecture sur ECOticias.com/EFE





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