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	<title>Geoffrey Bourgain, auteur sur Espèces-menacées.fr &nbsp;</title>
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	<title>Geoffrey Bourgain, auteur sur Espèces-menacées.fr &nbsp;</title>
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		<title>La marmotte de l&#8217;île de Vancouver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 22:06:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Mammifères]]></category>
		<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
		<category><![CDATA[Rongeurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Canada, il n&#8217;existe que cinq espèces de mammifères endémiques, autrement dit, qui ne vivent nulle part...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/marmotte-ile-de-vancouver/">La marmotte de l&rsquo;île de Vancouver</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au <a href="https://www.especes-menacees.fr/monde/amerique-du-nord/canada/">Canada</a>, il n&rsquo;existe que cinq espèces de mammifères <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/endemique/">endémiques</a>, autrement dit, qui ne vivent nulle part ailleurs. Parmi elles, la <strong>marmotte de l&rsquo;île de Vancouver</strong>, une espèce qui a frôlé l&rsquo;extinction au début des années 2000 avec une population sauvage qui était tombée à moins de 30 individus.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<h2>Présentation de la marmotte de l&rsquo;île de Vancouver</h2>
<p>Ce gros rongeur est l’un des mammifères les plus rares que l’on puisse apercevoir sur la surface de la Terre ! La <strong>marmotte de l’île de Vancouver</strong> apparaît depuis 2004 sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>) comme étant en <strong>danger critique d’extinction</strong>.</p>
<p><strong>Marmota vancouverensis</strong> de son nom scientifique, est la plus grande représentante de la famille des sciuridés. Un groupe qui englobe d&rsquo;autres rongeurs comme la marmotte des Alpes et <a href="https://www.especes-menacees.fr/dossiers/petits-mammiferes-france/ecureuil-roux/">l&rsquo;écureuil</a> par exemple.</p>
<p>On pourrait décrire cette marmotte comme une sorte de castor dont on aurait remplacé la queue aplatie par la queue d’un écureuil. Elle a la taille d’un gros chat domestique ; un adulte mesure entre 65 et 70 centimètres. Les grands mâles pèsent entre 6 et 7 kg. Quant aux femelles, elles peuvent atteindre 5 kg.</p>
<p>L’espèce est <strong>herbivore</strong> et se nourrit essentiellement d’herbes et de fleurs. Les marmottes sont connues pour manger plus de 40 espèces de plantes différentes !</p>
<p>Ce gros rongeur vit enfoui dans des terriers en haute altitude des montagnes, à l&rsquo;extrémité Ouest du Canada. L’animal est doté de grandes dents, de griffes acérées, et de puissantes pattes lui permettant de creuser de grands terriers.</p>
<p>La <strong>marmotte de Vancouver</strong> est facilement reconnaissable grâce à son joli pelage couleur chocolat et de quelques taches blanches présentes sur son front, son nez et sa poitrine. Les nouveau-nés se distinguent par l’absence de tache blanche. Ils ont une fourrure noire brunâtre uniforme qui disparaîtra avec le temps.</p>
<p><strong>Les marmottes vivent en colonies</strong>. Elles passent le plus clair de leur temps à se prélasser sur les rochers et à se méfier des éventuels prédateurs. Seules quelques heures par jour sont destinées à la recherche de nourriture.</p>
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<h2>Les dernières actualités sur la marmotte de Vancouver</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/nouvelles-colonies-marmottes-ile-vancouver/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2021/08/marmotte-vancouver-nouvelle-colonie-canada.jpg' alt='La marmotte de l'île de Vancouver - Article 1'>De nouvelles colonies de marmottes découvertes sur l’île de Vancouver</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/marmottes-ile-vancouver-population-multipliee-par-10-en-13-ans/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/07/marmotte-de-lile-de-vancouver.jpg' alt='La marmotte de l'île de Vancouver - Article 2'>La population de marmottes de Vancouver multipliée par 10 en 13 ans</a></div>
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<h2>Localisation du rongeur menacé</h2>
<div id="attachment_17561" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-17561" class="size-full wp-image-17561" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/habitat-marmotte-ile-de-vancouver-ok.jpg" alt="Habitat de la marmotte de l'île de Vancouver" width="400" height="334" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/habitat-marmotte-ile-de-vancouver-ok.jpg 400w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/habitat-marmotte-ile-de-vancouver-ok-300x251.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p id="caption-attachment-17561" class="wp-caption-text">L&rsquo;île de Vancouver se trouve à l&rsquo;extrême ouest du Canada.</p>
</div>
<p>Comme évoqué plus haut,<strong> Marmota vancouverensis est originaire de l’île de Vancouver</strong> à l’ouest du Canada. Les marmottes vivent généralement à plus de 1000 mètres d’altitude dans les prairies alpines où les avalanches de l’hiver empêchent les arbres de s’enraciner.</p>
<p>A la fin de l’hibernation, c’est dans ces prairies que l’animal pourra se nourrir et reprendre des forces. En effet, ces prairies sont les premières à être déneigées et à fournir les plantes nécessaires à l’alimentation du rongeur.</p>
<p>Ces grands espaces permettent aux mammifères d’avoir <strong>plusieurs points d’observations indispensables à leur survie</strong>, notamment pour se protéger des prédateurs. C’est ici que les terriers seront bâtis, ils doivent être assez profonds pour pouvoir résister au gel hivernal. Un terrier mesure environ <strong>5 mètres de longueur</strong> et doit être suffisamment grand pour accueillir une famille toute entière.</p>
<h2>Menaces</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-17551" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmottes-ile-vancouver-ok.jpg" alt="Duo de marmottes de l'île de Vancouver" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmottes-ile-vancouver-ok.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmottes-ile-vancouver-ok-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p>Contrairement à la plupart des <a href="https://www.especes-menacees.fr/animaux/">espèces menacées</a>, l’<strong>habitat naturel des marmottes de l’île de Vancouver </strong>est relativement bien préservé. Les alpages n’ont pas changé. Toutefois, il y a à peine cinquante ans, les premières tronçonneuses ont fait leur apparition sur l’île. En moins d’un demi-siècle, les campagnes d’abattages ont anéanti presque 4/5ème des forêts locales, créant un environnement ressemblant en tout point à celui des prairies alpines.</p>
<p>Alors que l’hiver se termine, l’animal se retrouve ainsi dans un espace dénué d’arbres, un espace qui lui est familier et qui répond à ses besoins. <strong>De ce fait, le rongeur ne se déplace pas vers le haut des montagnes</strong>.</p>
<p>Cette proximité avec l’<a href="https://www.especes-menacees.fr/dossiers/10-especes-invasives-perturbent-biodiversite/homme-homo-sapiens/">homme</a> nuit à l’espèce, notamment avec les accidents de voitures proche des routes.</p>
<p>L’homme a indirectement créé une seconde menace. Du fait du <strong>réchauffement climatique</strong>, des variations de températures ont été découvertes lors de l’hibernation du mammifère. Le changement de températures influence le rythme cardiaque et fait perdre à l’animal une énergie considérable.</p>
<p>Cette menace semble s’accroître avec les années et risque d’engendrer de graves conséquences pour la survie de l’espèce.</p>
<p>Enfin, les marmottes doivent continuellement se méfier de leurs <strong>prédateurs</strong> : les couguars et les loups. Or, dans ces paysages découverts après l&rsquo;abattage des arbres, elles sont encore plus exposés qu&rsquo;avant au danger. Ce qui accroît les pressions de prédations sur les populations.</p>
<h2>Efforts de conservation</h2>
<p>De nombreuses actions de conservation sont opérées au profit de l’animal.</p>
<div id="attachment_17558" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-17558" class="size-full wp-image-17558" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmottes-vancouver-reintroduction-ok.jpg" alt="Réintroduction de marmottes de l'île de Vancouver" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmottes-vancouver-reintroduction-ok.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmottes-vancouver-reintroduction-ok-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-17558" class="wp-caption-text">Réintroduction de marmottes de l&rsquo;île de Vancouver, en 2015.</p>
</div>
<p>En 1988, la <strong>Colombie-Britannique</strong> &#8211; province où vit la marmotte de l&rsquo;île de Vancouver &#8211; a recruté un groupe de scientifiques et de professionnels de la faune et de la flore, afin d’élaborer et de mettre en œuvre <strong>un plan de relance pour la marmotte de l’île de Vancouver</strong>. Ces chercheurs travaillent en partenariat avec quelques associations locales, et tentent d’approfondir nos connaissances sur l’espèce, d’établir des rapports annuels sur les progrès du plan de relance de la marmotte et de tirer partie des précédentes découvertes permettant ainsi de contribuer à la protection du mammifère.</p>
<p>L’effectif total de l’espèce avait chuté à <strong>moins de 100 individus</strong> dans la fin des années 1990.</p>
<p>Suite à cette forte baisse de la population, un certain nombre d’individus a été capturé et élevé en captivité. De 1997 à 2004, 56 marmottes ont été élevées en captivité (31 mâles et 25 femelles) dans des <strong>centres de conservation</strong>. La majorité était des marmottons afin de ne pas perturber les colonies locales.</p>
<p>Après avoir rencontré plusieurs difficultés &#8211; les marmottes captives ne se reproduisaient pas bien au début, notamment parce qu&rsquo;elles n&rsquo;entraient pas en hibernation alors que cela semble être une condition indispensable à leur reproduction, et puis la majorité des individus relâchés se faisaient tuer par des prédateurs comme les cougars -, cette action a connu un certain succès et est toujours d’actualité.</p>
<p>La réintroduction se fait désormais en deux phases : les marmottes nées en captivité sont d&rsquo;abord réintroduites pendant un an dans une colonie sauvage sur le mont Washington pour s&rsquo;habituer à la nature, tout en étant dans un secteur étroitement surveillé par les chercheurs où les activités humaines et les prédateurs sont moins fréquents. Puis, <strong>certaines colonies sont relâchées en pleine nature</strong> afin de repeupler les montagnes canadiennes, dans des zones sauvages.</p>
<p>Les marmottes sont tellement rares aujourd’hui qu’elles sont toutes marquées, numérotées et baptisées. D&rsquo;après les estimations des scientifiques, environ <strong>10 % des marmottes sauvages seraient nées en captivité</strong> via ce programme. Un pourcentage qui peut paraître peu élevé, mais qui a permis d&rsquo;assurer un renouvellement génétique des populations et d&rsquo;assurer un repeuplement de différents sites montagneux.</p>
<p>De plus, l’espèce est répertoriée comme en voie de disparition en vertu de la loi sur les espèces menacées aux Etats-Unis (loi du 23/01/1984) et par le Comité sur la Situation des Espèces en Péril Au Canada (COSEPAC) en mai 2000.</p>
<p>Grâce à ces efforts de conservation, on estime la<strong> population actuelle de l’espèce entre 250 et 300 individus</strong>.</p>
<h2>Reproduction de la marmotte de l&rsquo;île de Vancouver</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-17554" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmotte-ile-de-vancouver-ok.jpg" alt="Marmotte Vancouver au Canada" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmotte-ile-de-vancouver-ok.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/11/marmotte-ile-de-vancouver-ok-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p>L’accouplement a lieu sous terre en mai, peu de temps après le réveil de l’hibernation. Les petits, jusqu’à 6 par portée, naissent dans le terrier au mois de juin. Ils pointent le bout de leur museau à la surface au moins un mois plus tard.</p>
<p>Les nouvelles colonies de marmottes se forment lorsque les petits, devenus adolescents, quittent le nid familial pour élire domicile sur leur propre montagne. C’est de cette façon que <strong>les colonies existantes se renouvellent</strong> et que l’espèce se multiplie.</p>
<p>La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 3 ou 4 ans. C’est à ce moment là que les femelles vont commencer à donner naissance à de petit marmottons mesurant à peine 3 centimètres et ne pesant pas plus de 40 grammes.</p>
<p><strong>L’espérance de vie de l’animal est estimée à 10 ans</strong> dans la nature et 15 ans en captivité.</p>
<p>La<strong> marmotte de l&rsquo;île de Vancouver</strong> est connue pour être un bon parent. Elle prend soin du nid familial et monte souvent la garde pour protéger sa progéniture.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p><strong>L’hibernation est un état d’hypothermie</strong> pouvant durer des mois, qui permet à l’animal de conserver son énergie pendant l’hiver alors que la nourriture manque. C’est exactement ce que fait la marmotte de l’île de Vancouver.</p>
<p>Les mâles et les femelles perdent jusqu’à un tiers de leur masse corporelle durant cette période. Le <strong>rythme cardiaque de la marmotte de Vancouver</strong> baisse jusqu’à 3 à 4 battements par minute. En activité normale, son rythme cardiaque varie entre 110 et 200 battements par minute.</p>
<p>Au début du printemps, à mesure que les neiges de l’hiver disparaissent, les marmottent sortent d’un long sommeil hivernal. Après <strong>7 mois d’hibernation</strong>, le petit rongeur peut enfin retrouver son rythme : se nourrir de plantes et se reposer paisiblement dans les prairies alpestres de cette magnifique île du pacifique Nord.</p>
<p>L’un des signes particuliers de cette marmotte est <strong>son sifflement</strong>, facilement reconnaissable à travers toutes les forêts avoisinantes. L’animal utilise son sifflement principalement lorsqu’il se sent en danger, pour prévenir ses congénères.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;anguille d&#8217;Europe</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/anguille-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 16:43:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eau Douce]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation de l’anguille d’Europe « Anguilla anguilla », de son nom scientifique, appartient à la famille des...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation de l’anguille d’Europe</h2>
<p>« <strong>Anguilla anguilla </strong>», de son nom scientifique, appartient à la famille des <strong>anguillidés</strong>, les anguilles d’eau douce, des poissons. La grande particularité de cette espèce est qu’elle est capable de <strong>respirer à l’air libre</strong>, bien qu’elle vive dans l’eau. Cette qualité, rare, lui permet de se déplacer sur terre. L’anguille d’Europe est aussi la seule représentante des anguillidés en Europe. De plus, parmi tous les <strong>poissons migrateurs</strong>, elle est la seule à se reproduire en mer et à évoluer en eau douce. Ce poisson a une grande <strong>longévité</strong>. En effet, dans la nature, l’anguille d’Europe atteint en moyenne 20 ans et, en captivité, 50 ans.<br />
Toutes ces caractéristiques font de l’anguille d’Europe une espèce unique au monde. </p>
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<h2>Les dernières actualités sur l&rsquo;anguille d&rsquo;Europe</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/migration-anguilles-europe-peut-durer-plus-un-an/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/10/anguille-européenne.jpg' alt='L'anguille d'Europe - Article 1'>La migration des anguilles d&rsquo;Europe peut durer plus d&rsquo;un an</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/bilan-especes-menacees-france-29032016/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/03/espèces-menacées-par-taxon.jpg' alt='L'anguille d'Europe - Article 2'>Bilan des espèces menacées en France</a></div>
</div>
<div class='clear'></div>
<h3>L’apparence physique de l’anguille d’Europe</h3>
<p>Comme chez de nombreuses espèces animales, il existe une grande disparité entre le physique de la femelle et celui du mâle (notamment au niveau des caractéristiques génétiques). Les femelles sont souvent plus grandes et peuvent mesurer <strong>jusqu’à 150 cm</strong>. Leur poids pouvant aller <strong>jusqu’à 6 kg</strong>.<br />
Les mâles, quant à eux, dépassent rarement plus de 50 cm pour un poids allant jusqu’à 3 kg. Son corps ressemble à celui d’un serpent et est incrusté de petites <strong>écailles</strong>. A la différence de beaucoup de ses voisins, ses <strong>nageoires</strong> pectorales sont très peu développées. Mais cela ne l’empêche pas de se déplacer rapidement. </p>
<h3>Une anguille qui évolue au fil des ans</h3>
<p>Au cours de sa vie, l’anguille d’Europe connait 5 étapes de transformation. A chacune de ces étapes, ses couleurs évoluent. Par exemple, au 1er stade, appelé « <strong>Leptocéphales</strong> » (larvaire), l’anguille est transparente. En revanche, au stade final « <strong>anguilles argentées</strong> » (adulte), elle aura des reflets argentés et un dos d’un vert sombre.<br />
Ces nombreuses évolutions impactent aussi son mode d’alimentation. Son <strong>régime alimentaire</strong> varie selon que l’anguille est dans l’eau de mer ou l’eau douce. L’espèce peut s’alimenter de petites larves, de crustacés, d’insectes, ou alors de petits poissons, parfois même de rongeurs. </p>
<div id="attachment_2973" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2973" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/12/aire-de-répartition-anguille-deurope.jpg" alt="migration de l&#039;anguille" width="300" height="192" class="size-full wp-image-2973" /></p>
<p id="caption-attachment-2973" class="wp-caption-text">L&rsquo;anguille d&rsquo;Europe vit dans les eaux douces du continent mais migre dans la mer des Sargasses pour se reproduire.</p>
</div>
<h2>Localisation</h2>
<p>L’anguille d’Europe est très particulière. Ce poisson a pour particularité de <strong>se reproduire en mer </strong>puis d’<strong>évoluer tout au long de sa vie dans les eaux douces</strong> d’Europe. C’est l’inverse de la plupart des autres poissons migrateurs.<br />
Son <strong><a href="/definition/aire-de-repartition" target="_blank" rel="noopener noreferrer">aire de répartition</a></strong> est très vaste : on retrouve notre espèce dans presque tous les cours d’eau douce d’Europe.</p>
<p>Cependant, pour se reproduire, l’anguille d’Europe se dirige à plusieurs milliers de kilomètres de là, dans la <strong>mer des Sargasses</strong>. Cette mer se situe au centre-ouest de l’océan Atlantique. </p>
<h2>Menaces</h2>
<p>Bien des menaces pèsent sur notre anguille :</p>
<h3>Pêche et braconnage</h3>
<p>Depuis les années 80, l’espèce a connu une chute importante de sa population. D’après les recherches, la cause principale serait la <strong>surpêche et le <a href="/definition/braconnage" target="_blank" rel="noopener noreferrer">braconnage</a></strong>. Au stade de « <strong>civelles</strong> », c’est-à-dire d’<strong>alevins</strong>, le poisson est un « met d’exception » très prisé par la haute gastronomie. Mais ce n’est pas la seule raison du déclin de l’anguille d’Europe.</p>
<h3>Les difficultés de migration</h3>
<p>Autrefois peu développés, <strong>les barrages</strong> n’étaient pas un frein pour l’anguille. Avec le temps et l’évolution des structures, le poisson se heurte à de plus en plus d’obstacles qui freinent sa <strong>migration</strong>. C’est un constat catastrophique car la migration des anguilles est essentielle à sa reproduction.</p>
<div id="attachment_2990" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2990" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/12/anguille-sur-terre.jpg" alt="anguille hors de l&#039;eau" width="300" height="185" class="size-full wp-image-2990" /></p>
<p id="caption-attachment-2990" class="wp-caption-text">Copyright : Philippe Boissel.</p>
</div>
<h3>La pollution</h3>
<p>La <strong>pollution des cours d’eau douce</strong> en Europe est un grave problème, notamment à cause de la présence de <strong>plomb</strong> qui contient de l&rsquo;<strong>arsenic</strong> et de l&rsquo;<strong>antimoine</strong>. Bien qu’interdit en France depuis le début des années 2000, il faudra attendre de longues années avant de voir disparaître toute cette pollution. </p>
<p>Les scientifiques ont démontré que ce poisson est très sensible à la lumière ; son activité est par conséquent plutôt <strong>nocturne</strong>. Mais cette sensibilité est aussi un danger, notamment lors de la <strong>dévalaison</strong>, c’est-à-dire le fait de descendre un cours d’eau. Durant cette période, l’anguille est gênée par la <strong>pollution lumineuse</strong> présente près des berges, des écluses ou des ponts. C’est un problème auquel il faudra assez rapidement trouver une solution.</p>
<h3>Un ver tueur</h3>
<p>Un autre souci est apparu depuis les années 80. En effet, des aquaculteurs allemands auraient importés des «<strong>&nbsp;anguilles japonaises</strong> ». Quelques années ont suffit pour qu’un ver parasite se développe et nuise à notre anguille d’Europe. Il s’appelle « <strong>anguillicola crassus</strong> ». Ce ver marin, originaire d’Asie, colonise la cavité abdominale de l&rsquo;anguille et vient se fixer dans la vessie natatoire du poisson : il serait l’une des principales causes du déclin de l’espèce. </p>
<h2>Efforts de conservation de Anguilla anguilla</h2>
<p>La situation du poisson est grave. L’anguille d’Europe est une espèce classée « <strong>en danger critique d’extinction </strong>» par l’<a href="http://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/" title="Connaissez-vous l’UICN ?">UICN</a> (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).<br />
Depuis les années 1980, l’animal connait un <strong>fort déclin</strong>. Selon les recherches, la <strong>mortalité de l’anguille serait supérieure à son taux de natalité</strong>. Si l’on continue à ne rien faire, l’espèce va s’éteindre.</p>
<div id="attachment_2975" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2975" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/12/groupe-danguilles.jpg" alt="plusieurs anguilles" width="300" height="278" class="size-full wp-image-2975" /></p>
<p id="caption-attachment-2975" class="wp-caption-text">Copyright : Dominique Lenoir</p>
</div>
<h3>Un règlement européen adopté</h3>
<p>Mais les différents gouvernements européens ont enfin pris des décisions importantes.<br />
L’espèce suscite heureusement beaucoup d’intérêt. En septembre 2007, un règlement a été validé par le <strong>conseil des ministres de l’Union européenne</strong>. Le poisson bénéficie désormais d’un suivi régulier dans tous les pays de l’UE. </p>
<p>Le règlement européen incite notamment tous les pays de l’Union européenne à :</p>
<ul>
<li>Réduire drastiquement la pêche de l’anguille d’Europe (respect d’un quota) ;</li>
<li>Accentuer les <strong>opérations de réintroduction</strong> du poisson ;</li>
<li>Réhabiliter les habitats, notamment les cours d’eau ;</li>
<li>Eradiquer le ver « anguillicola crassus » qui nuit gravement à l’espèce ;</li>
<li>Faire en sorte que les grandes structures ne gênent pas l’anguille lors de la dévalaison (arrêt temporaire des turbines des centrales hydroélectriques par exemple) ;</li>
<li>Mettre en place des mesures qui permettraient de mieux contrôler l’espèce, de la tracer et d’établir des prévisions et des situations régulières de l’état de l’animal ;</li>
<li>&#8230;</li>
</ul>
<p>Classée « en danger critique d’extinction » par l’UICN depuis 2008, l’anguille d’Europe est inscrite la même année à l’<strong>annexe II de la CITES</strong>, dans le but de renforcer l’encadrement de l’anguille et de mettre un terme à son <strong>commerce illégal</strong>.</p>
<h3>Le rôle des associations de protection</h3>
<p>Enfin, de nombreuses associations présentes dans les pays de l’Union Européenne se battent quotidiennement pour préserver l’avenir de l’anguille d’Europe. Nous pouvons notamment citer l’<a href="http://www.repeuplementanguille.fr/spip.php?page=sommaire&#038;lang=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Association pour le Repeuplement de l’Anguille en France</a> (ARA France).</p>
<div id="attachment_2970" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2970" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/12/civelle.jpg" alt="bébé anguilles" width="300" height="221" class="size-full wp-image-2970" /></p>
<p id="caption-attachment-2970" class="wp-caption-text">Des civelles. Copyright : Emme Interactive</p>
</div>
<h2>Reproduction</h2>
<p>L’anguille d’Europe est une espèce fascinante. Son <strong>cycle de vie</strong> et son <strong>mode de reproduction</strong> sont uniques.<br />
Tout commence au large de la Floride, dans la mer des Sargasses. C’est dans cette zone de l’océan Atlantique, à des profondeurs pouvant aller jusqu’à 700 mètres, que naissent toutes les anguilles d’Europe. Le commencement d’une longue vie pour certaines (les larves), et la fin d’une vie pour d’autres (les adultes). Les nouveau-nés se laissent porter par le courant du <strong>Gulf Stream</strong> jusqu’à leur habitat naturel : l’Europe. Cette <strong>migration</strong> vers les eaux européennes dure presque un an. Pendant ce temps, les « <strong>leptocéphales </strong>» vont se transformer en « <strong>civelles</strong> » puis en « <strong>anguillettes</strong> ».<br />
A ce stade de l’évolution, un long processus se met en marche. Le poisson va arpenter toutes les rivières d’eau douce d’Europe. Cette période dure en moyenne jusqu’à 18 ans. A cet âge, l’espèce se transformera en « <strong>anguilles jaunes</strong> ». Cette métamorphose a lieu lors de ce qu’on appelle la dévalaison, notamment dans le cadre de la reproduction.<br />
Enfin, notre poisson arrive à l’âge adulte et porte le nom d’« <strong>anguilles argentées</strong> ». L’animal est alors prêt à rejoindre la mer des Sargasses pour se reproduire. C’est au cours de ce long voyage que l’anguille va atteindre sa <strong>maturité sexuelle. </strong><br />
Ce cycle naturel est assez exceptionnel. Il se répète d’année en année et fait partie du charme de cet animal. </p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>« <em>La plus vieille anguille d’Europe est morte à 155 ans.</em> » C’est ce que l’on pouvait lire dans un quotidien suédois, The Local. Selon l’article, l’animal vivait dans un puits au sud-est de la Suède, à Brantevik, depuis 1859.<br />
Ca ne devrait pas vous surprendre, on vous avait prévenu de la grande longévité de l’animal !</p>
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		<title>Le rat arboricole à crête rousse</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/rat-arboricole-a-crete-rousse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2015 18:47:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rongeurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation du rat arboricole Le rat arboricole à crête rousse (ou « Red-crested tree rat » en...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/rat-arboricole-a-crete-rousse/">Le rat arboricole à crête rousse</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation du rat arboricole</h2>
<p>Le rat <a href="/definition/arboricole" target="_blank" rel="noopener">arboricole</a> à crête rousse (ou « Red-crested tree rat » en anglais) est un animal rare. C’est peu dire lorsque l’on connait son passé.<br />
Il a été découvert pour la première fois le 24 décembre 1898 par <strong>Herbert Huntington Smith</strong> (un naturaliste américain) dans la région d’Ocaña, près de Santa Marta, en Colombie.</p>
<p>Quinze années plus tard, un deuxième spécimen a été observé un peu plus au nord du pays, dans la Sierra Nevada de Santa Marta. C’est <strong>Melbourne Armstrong Carriker Junior</strong> qui a eu la chance de le rencontrer. Cependant, les informations notées à propos de l’animal sont trop imprécises pour être classifiées.</p>
<p>De nombreuses années s’écoulent sans que personne ne voie à nouveau le rongeur. A tel point que les scientifiques cessent même leurs recherches.</p>
<p>Alors que tout espoir avait disparu, le « miracle » a lieu le 4 mai 2011. A la grande surprise de Lizzie Noble et de Simon McKeown, le <strong>rat à crête rousse</strong> refait surface ! Ces deux chercheurs bénévoles de la<strong> fondation ProAves</strong> se trouvaient dans la <strong>réserve naturelle El Dorado</strong> située dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Pourtant venus observer des amphibiens en voie de disparition, ils se sont retrouvés nez à nez avec un magnifique spécimen de<strong> rat arboricole</strong>. Il a même été possible de le prendre en photo, sans qu’il prenne peur. 113 ans après sa découverte, l’espèce a été localisée à 1 958 mètres d’altitude.</p>
<p>Cette découverte a permis de recueillir un bon nombre d’informations sur l’espèce.<br />
« <strong>Santamartamys rufodorsalis</strong> » de son nom scientifique est un petit rongeur de la famille des Echimyidae.<br />
En 2008, l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) l’avait classé comme « Data Deficient » puisque qu’il n’existait pas assez d’informations sur le mammifère. Cependant, depuis 2011 et cette nouvelle découverte, le<strong> rat arboricole à crête rousse</strong> est passé dans la catégorie en <strong>danger critique d’extinction</strong>.</p>
<p>Ce rongeur n’est pas très grand. Il mesure en moyenne 40 centimètres à l’âge adulte (sa queue allant de 18 à 28 cm). Il n’est pas non plus très gros. Avec moins d’un demi-kilo en moyenne vous aurez du mal à l’apercevoir.<br />
Ses couleurs font penser à celles du panda roux, avec un roux intense sur la partie dorsale. Son pelage quant à lui est d’une rare douceur. Ses petites pattes lui permettent de se déplacer rapidement. De plus, étant un animal nocturne, le <strong>rat arboricole à crête rousse</strong> est doté de grands yeux lui donnant la capacité de facilement repérer ses ennemis.</p>
<h2>Localisation du rat arboricole à crête rousse</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-2702" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse.jpg" alt="Aire de répartition du rat arboricole à crête rousse" width="300" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse.jpg 300w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse-150x150.jpg 150w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse-32x32.jpg 32w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse-160x160.jpg 160w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse-50x50.jpg 50w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/carte-du-rat-arboricole-a-crête-rousse-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><a href="/definition/endemique" target="_blank" rel="noopener">Endémique</a> de Colombie, <strong>Santamartamys rufodorsalis</strong> est très discret. Si un jour vous avez la chance de le rencontrer, ce sera dans les forêts tropicales et humides de la Sierra Nevada de Santa Marta entre 700 et 2 000 mètres d’altitude.<br />
D’après les dernières informations recueillies, l’animal vit dans la réserve naturelle d’El Dorado. Cette réserve a été fondée en 2006 par la fondation ProAves, un organisme de conservation créé en 1998 pour sauver les espèces en danger en Colombie.</p>
<h2>Menaces</h2>
<p>Malgré le manque d’informations, nous savons que la forêt dans laquelle vit l’espèce a été dégradée il y a quelques années. En effet, en raison de l’extension de la culture du café et de l’urbanisation, les forêts ont été en partie détruites. Ces actes ont considérablement réduit l’air de répartition du rongeur et constituent de ce fait une menace importante.</p>
<p>Nous savons aussi que de nombreux <strong>chats sauvages</strong> ont été introduits de la main de l’Homme dans cette région. Or le chat est un prédateur naturel du rat. Il est difficile de remédier à cette menace.</p>
<p>Enfin, d’après les chercheurs, les conséquences du réchauffement climatique constituent un danger potentiel pour l’habitat naturel du <strong>rat arboricole à crête rousse</strong>.</p>
<h2>Effort de conservation du Santamartamys rufodorsalis</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-2701" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face.jpg" alt="rat aboricole de face" width="250" height="250" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face.jpg 300w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face-150x150.jpg 150w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face-32x32.jpg 32w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face-160x160.jpg 160w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face-50x50.jpg 50w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/09/rat-aboricole-a-crête-de-face-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" />L’animal n’ayant été aperçu que 3 fois dans toute l’histoire, il est compliqué pour les associations sur le terrain de mettre en place des aides destinées à la survie de l’espèce.<br />
Cependant, grâce aux remarquables travaux de la fondation ProAves, nous savons que l’espace naturel dans lequel il vit est plus que correct.<br />
Rappelons que la fondation ProAves a pour principale activité de racheter des terrains boisés qui sont sur le point d’être rasés. Les années passant ces lieux développent une <a href="/definition/biodiversite" target="_blank" rel="noopener">biodiversité</a> unique, qui améliore la vie des animaux présents.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>Vous l’aurez compris, aucune étude ne nous permet d’analyser les caractéristiques de reproduction du rongeur. Nous espérons à l’avenir pouvoir recroiser quelques spécimens pour pouvoir vous faire un compte rendu détaillé des méthodes de reproduction du petit mammifère.</p>
<h2>En savoir plus ce rat en danger</h2>
<p>Ce petit rongeur est un animal nocturne. En effet, nos deux bénévoles de l’association ProAves ont pu l’observer sur les coups de 21h30 (heure locale).<br />
Il n’y a aucune donnée sur son régime alimentaire. Cependant, certains chercheurs supposent que, tout comme les autres <strong>rats arboricoles</strong> de la même famille, le rongeur se nourrit essentiellement de matières végétales (graines, fruits).<br />
Vous l’aurez compris, l’apercevoir ne sera pas une mince affaire. Mais nous sommes certains que l’attente en vaudra la peine ! On espère en tous cas ne pas devoir attendre encore un siècle.</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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		<title>La petite grenouille rouge du Yapacana</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/grenouille-rouge-du-yapacana/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 21:21:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amphibiens]]></category>
		<category><![CDATA[Carrousel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation de la grenouille en danger C’est en 1971 que la petite grenouille rouge du Yapacana a...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/grenouille-rouge-du-yapacana/">La petite grenouille rouge du Yapacana</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation de la grenouille en danger</h2>
<p>C’est en 1971 que la petite grenouille rouge du Yapacana a été découverte pour la première fois au sud du Venezuela. « Minyobates steyermarki », de son nom scientifique, a été nommée ainsi en l’honneur du  docteur <strong>Julian Steyermark</strong> qui a découvert l’espèce.<br />
Malheureusement, notre amphibien est inscrit depuis 2004 dans la catégorie « <strong>en danger critique d’extinction</strong> » par l’IUCN. En effet, depuis quelques années, les effectifs de l’espèce sont en baisse. </p>
<p>C’est une espèce essentiellement terrestre. Elle se trouve dans les <strong>zones boisées où la mousse rocheuse est abondante</strong>. Elle se nourrit majoritairement de petits invertébrés. De la famille des « <strong>dendrobatidae </strong>», cette grenouille est la seule espèce du genre « Minyobates ».</p>
<p>La « grenouille au poison démoniaque », comme pourrait se traduire son nom anglais « the demonic poison frog », est petite de taille (environ 16 mm). Les mâles sont généralement plus petits que les femelles. Leur peau est légèrement granulée sur la gorge et les flancs mais lisse ailleurs. La surface dorsale de la grenouille est dotée d’un<strong> rouge vif, terne ou brun rougeâtre</strong>. Souvent, cette dernière est parsemée de petites tâches noires.<br />
La couleur de sa peau est brillante, ce qui la différencie des autres espèces d’amphibien. De toutes les grenouilles, c’est l’une des plus colorées.</p>
<h2>Localisation de la petite grenouille rouge </h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/08/carte-du-venezuela.jpg" alt="Carte de répartition de la grenouille rouge du Yapacana" width="350" height="285" class="alignright size-full wp-image-2654" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/08/carte-du-venezuela.jpg 350w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/08/carte-du-venezuela-300x244.jpg 300w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" />La petite grenouille rouge du Yapacana a été découverte au sud du Venezuela, dans le <strong>parc national du Cerro Yapacana</strong>, non loin de la rivière Orinoco, dans l’Etat d’Amazonas.<br />
Présente dans les zones humides à des altitudes de 600 à 1300 mètres, <strong>son habitat naturel est constitué d’arbres d’environ 8 à 10 mètres de haut et de rochers</strong>. Son <a href="/definition/aire-de-repartition" target="_blank" rel="noopener">aire de répartition</a> est très faible et constitue la principale menace de l’espèce.</p>
<h2>Menaces qui pèsent sur Minyobates steyermarki</h2>
<p>L’IUCN considère minyobates steyermarki comme en « danger critique d’extinction » car son <strong>habitat est inférieur à 10 km²</strong>. Ce qui lui laisse peu d’espace pour se reproduire.<br />
Nous n’avons pas de chiffre exact quant à l’effectif total de l’espèce, mais nous savons que la population est en déclin. Mais quelles en sont les causes ?</p>
<p>L’une des menaces principales est la <strong>collecte de certains spécimens</strong> par les collectionneurs et les scientifiques. En effet, <strong>la toxicité, la couleur et la rareté de la grenouille rouge du Yapacana</strong> rend l’amphibien précieux. Malgré son inscription sur l’<strong>Annexe II de la CITES</strong>, il est encore d’actualité de voir ce genre de pratique. </p>
<p>D’autres menaces peuvent être citées, telles que l’exploitation de mines d’or présentes sur le territoire de la grenouille et des incendies de forêt qui peuvent s’avérer dévastateur.</p>
<h2>Efforts de conservation</h2>
<div id="attachment_2648" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2648" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/08/Cerro-Yapacana.png" alt="habitat de la grenouille" width="300" height="224" class="size-full wp-image-2648" /></p>
<p id="caption-attachment-2648" class="wp-caption-text">Le Cerro Yapacana</p>
</div>
<p>Malheureusement, il y a peu de mesures de sauvegarde pour Minyobates steyermarki. Cependant, le Cerro Yapacana, qui a donné son nom au parc national et à notre grenouille, est un monument naturel très surveillé au Venezuela.</p>
<p>Comme indiqué plus haut, cet amphibien est protégé par l’Annexe II de la CITES, ce qui signifie que sa commercialisation est règlementée. Son inscription sur la liste rouge de l’IUCN, lui permet aussi de jouir d’une surveillance particulière même si les dernières publications et études à son sujet remontent à 2004.</p>
<h2>Reproduction de la grenouille du Yapacana</h2>
<p>Peu d’informations ont été recueillies sur le système de reproduction de la grenouille. Néanmoins, on sait que celle-ci a lieu dans l’eau. Les œufs sont pondus dans<strong> les broméliacées</strong> (une famille de plantes <a href="/definition/endemique" target="_blank" rel="noopener">endémiques</a> des régions tropicales d’Amérique). La ponte varie de<strong> trois à neufs œufs</strong> qui éclosent généralement à partir du 10ème jour, lorsque les larves atteignent environ 8 à 10 millimètres de longueur. Les têtards naissent noirs et vont mettre dans les sept semaines pour se transformer en grenouille adulte et prendre une belle couleur rouge d’où l’espèce tire son nom.</p>
<h2>En savoir plus sur cette grenouille vénimeuse</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/08/grenouille-rouge.png" alt="grenouille au poison demoniaque" width="300" height="237" class="alignright size-full wp-image-2650" /></p>
<p>Nous avons souvent entendu dire que les couleurs vives sur les animaux signifiaient un danger pour l’être humain. C’est vrai et c’est d’autant plus justifié avec notre grenouille menacée. Selon les chercheurs, la peau toxique de cette grenouille servait autrefois aux indiens. En effet, ils l’utilisaient comme <strong>poison sur les petites fléchettes de leur sarbacane</strong> ou encore sur les flèches de leur arc. Ce dernier affecte mortellement le système nerveux ce qui ne laisse aucune chance à la personne qui a été mise en contact avec le poison. D’où son nom anglais : « <strong>demonic poison frog</strong> ».</p>
<p>« Minyobates steyermarki » fait ainsi partie d’une des familles de grenouilles les plus toxiques au monde. Si vous en croisez une, faites très attention !</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/grenouille-rouge-du-yapacana/">La petite grenouille rouge du Yapacana</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
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		<title>Léopard de l&#8217;Amour</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/leopard-de-amour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2015 06:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carrousel]]></category>
		<category><![CDATA[Fauves]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation du Léopard de l’Amour Le léopard de l’Amour est un mammifère de la famille des «...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/leopard-de-amour/">Léopard de l&rsquo;Amour</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation du Léopard de l’Amour</h2>
<p>Le léopard de l’Amour est un mammifère de la famille des « felidae ». Ce carnivore est malheureusement l’un des félins les plus menacés au monde. Depuis 1996, l’<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a> (Union internationale pour la conservation de la nature) classe cette sous-espèce de léopard en <strong>danger critique d’extinction</strong>.</p>
<p><strong>Panthera pardus orientalis</strong>, de son nom scientifique, est un puissant prédateur. Il peut faire des bons de plus de 6 mètres de long et 3 mètres de haut ! Les mâles sont plus imposants que les femelles. Ils peuvent mesurer jusqu’à <strong>1,60 mètre </strong>et leur queue jusqu’à 0,90 mètre et pèsent entre <strong>30 et 60 kg</strong> selon qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un mâle ou d&rsquo;une femelle. Cet animal est d’une beauté fascinante. Son pelage orangé est parsemé de petites tâches brunâtres. Le dessous de son corps quant à lui est blanchâtre. Il est muni d’une épaisse fourrure qui lui permet de supporter les grandes variations de températures de son milieu naturel.</p>
<p>Ce prédateur se nourrit essentiellement de sangliers sauvages, de lièvres, de cervidés, de rongeurs. Il peut parfois chasser les poissons qui sont présents dans les eaux peu profondes.</p>
<p>En captivité, le léopard de l’Amour a une espérance de vie de 20 ans (seulement entre 10-15 ans à l’état sauvage).</p>
<div class='clear'></div>
<div class='laf-widget'>
<h2>Les dernières actualités sur le léopard de l&rsquo;Amour</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/population-sauvage-leopard-amour-triple/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2018/05/leopard-amour-neige.jpg' alt='Léopard de l'Amour - Article 1'>La population sauvage du léopard de l’Amour a triplé en dix ans</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/panda-leopard-gorille-bonnes-nouvelles-biodiversite-mondiale/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/03/leopard-de-lamour.jpg' alt='Léopard de l'Amour - Article 2'>Panda, léopard, gorille&#8230; De bonnes nouvelles pour la biodiversité mondiale</a></div>
</div>
<div class='clear'></div>
<h2>Localisation du félin</h2>
<div id="attachment_2564" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2564" class="size-full wp-image-2564" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Carte-léopard-de-lamour.jpg" alt="Aire de répartition du léopard" width="300" height="239" /></p>
<p id="caption-attachment-2564" class="wp-caption-text">Le léopard de l&rsquo;Amour vit à la frontière de la Chine, de la Russie et de la Corée du Nord où il est totalement éteint.</p>
</div>
<p>En vingt ans, le territoire du léopard de l’Amour a été <strong>divisé par deux</strong>. Selon les chercheurs, il resterait désormais<strong> une centaine d&rsquo;individus à l’état sauvage</strong>. Le reste de la population, d’environ 200 félins, se trouve actuellement réparti dans les zoos du monde entier.</p>
<p>A l’état sauvage, vous pourrez uniquement le rencontrer dans les forêts tempérées de l’<strong>Extrême-Orient russe </strong>(province de Primorsky Krai) et chinois, dans les <strong>provinces de Jilin et Heilongjiang</strong> (où il resterait seulement une dizaine de ces carnivores). Son habitat actuel couvre environ 5 000 km². Il semblerait qu’avec les années, les animaux aillent de plus en plus vers le nord.</p>
<h2>Les menaces qui pèsent sur Panthera pardus orientalis</h2>
<div id="attachment_2548" style="width: 254px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2548" class="size-medium wp-image-2548" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Léopard-de-lamour-@mll-244x300.jpg" alt="Tête de panthère de l'Amour" width="244" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Léopard-de-lamour-@mll-244x300.jpg 244w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Léopard-de-lamour-@mll.jpg 300w" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" /></p>
<p id="caption-attachment-2548" class="wp-caption-text">Copyright : mll</p>
</div>
<p>Plusieurs menaces existent. Elles sont dues à différents facteurs dont les principaux sont :</p>
<ul>
<li>une population fragile due au problème de <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/consanguinite/">consanguinité</a> ;</li>
<li>un <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/braconnage/">braconnage</a> persistant ;</li>
<li>la perte de l’habitat due à la déforestation ;</li>
<li>le <a href="https://www.especes-menacees.fr/dossiers/conflits-homme-faune-dans-le-monde/">rapport de force</a> entre les habitants (fermiers) et les léopards.</li>
</ul>
<p>La <strong>consanguinité</strong>, liée au faible nombre d’individus, est un problème majeur qui inquiète les chercheurs. En effet, à l’état sauvage, elle est monnaie courante. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nombre de nourrissons par femelle adulte a chuté à 1 en 1991 contre 1,9 en 1973.<br />
De nombreux cas ont été observés, tels que des accouplements entre père et fille, ou frères et soeurs. Les conséquences peuvent être catastrophiques, comme des malformations génétiques ou des décès à la naissance.</p>
<p>Le <strong>braconnage</strong> est un fléau qui touche un grand nombre d’espèces animales. Difficile à quantifier, il est cependant bien l’une des menaces principales de notre félin.<br />
Il est notamment convoité pour sa fourrure unique. Dans certaines régions, on pense que certaines parties de l’animal auraient des vertus médicinales. Panthera pardus orientalis est notamment revendu sur le marché asiatique pour la médecine traditionnelle.</p>
<div id="attachment_2553" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2553" class="size-medium wp-image-2553" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/toilette-du-léopard-de-lAmour-300x255.jpg" alt="Une panthère de l'Amour se lèche les pattes" width="300" height="255" /></p>
<p id="caption-attachment-2553" class="wp-caption-text">Copyright : Luz Rovira</p>
</div>
<p>Le <strong>développement des villes</strong> est aussi l’une des causes principales de son déclin. Les villages s’agrandissent et laissent de moins en moins de place aux animaux présents dans les forêts. La déforestation qui réduit le territoire du léopard de l&rsquo;Amour est dramatique. Elle diminue considérablement le nombre de proies pour ces félins, qui ont ainsi de plus en plus de mal à trouver de la nourriture.<br />
Une étude a observé qu’entre 1970 et 1983, le léopard de l’Amour aurait perdu jusqu’à 80% de son territoire. Les feux de forêts, le développement des villes et des terres pour l’agriculture en seraient la cause.</p>
<p>Enfin, il existe un réel <strong>rapport de force entre le prédateur et l’Homme</strong>. A cause des feux de forêts, les cerfs sont de moins en moins nombreux. Ces proies se faisant de plus en plus rares, le léopard se rapproche davantage des fermes. Les populations locales, pour protéger leurs bétails et leurs terres, n’hésitent pas à tuer l’animal. Ce cercle vicieux est difficile à arrêter mais tout n’est pas perdu. Le territoire reste encore conséquent, et la lutte pour la préservation de la sous-espèce est réellement présente.</p>
<h2>Efforts de conservation de la panthère de l’Amour</h2>
<p>Longtemps considéré comme proche de l’extinction, le léopard de l’Amour a vu sa <strong>population tripler en dix ans</strong>. De 27 à 34 en 2007, la sous-espèce compterait donc maintenant plus d&rsquo;une centaine d’individus. Un miracle ? Pas tout à fait. Il s&rsquo;agit plutôt du fruit des nombreux efforts fournis notamment par la <strong>branche russe du WWF</strong> (Fonds mondial pour la nature).</p>
<p>« <em>Le léopard de l’Amour, le félin le plus rare sur la Terre, quitte le bord du gouffre</em> », a estimé le Dr Yury Darman, directeur de la branche Amour-Russie du WWF. « <em>Nous avons initié ce programme de sauvegarde en 2001 et, aujourd’hui, nous pouvons être fiers de ces léopards vivant dans la nature. La création de grandes aires protégées et unifiées a été cruciale. Celles-ci couvrent désormais 360 000 hectares de l’habitat du léopard en Russie.</em> » (extrait d’un communiqué du 15 mars 2013).</p>
<p>En effet, en 2012 a été fondé le <strong>parc national « Terre du léopard »</strong> ou « Zemlya Leopardov » dans la province russe du <strong>Primorsky Krai</strong>, à la frontière de la Chine et de la Corée du Nord. Ce vaste territoire, où cohabitent les léopards de l’Amour et les <strong>tigres de Sibérie</strong>, a été créé dans l’unique but de sauvegarder les populations de ces deux félins. Une réussite à en juger par les derniers recensements. Mais cela pourrait ne pas suffire car même très vaste, le parc est limité et met en concurrence les tigres et les léopards pour les même proies.</p>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=Wlt0dEeFZEg</p>
<p>Vidéo rare d’une jeune léopard « Berry » prise par des caméras installée sur la « Terre du léopard »</p>
<p>Ailleurs dans le monde, la situation critique du félin a fait réagir beaucoup de médias et de nombreuses associations se sont intéressées à la sauvegarde de l’espèce. On peut citer l’ALTA (Amur Leopard &amp; Tiger Alliance), une organisation qui s’implique totalement dans la conservation du léopard de l’Amour et du tigre de Sibérie. Ces principales actions sont les suivantes :</p>
<ul>
<li>suivi des populations, de l’évolution de l’effectif à l’état sauvage ;</li>
<li>de la communication et de l’information aux populations locales ;</li>
<li>de la lutte contre le braconnage, les feux de forêts, la déforestation ;</li>
<li>la prise en charge des soins.</li>
</ul>
<p>Au niveau législatif, le léopard de l’Amour est inscrit sur l’Annexe I de la <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/cites/">CITES</a> (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) ce qui en <strong>interdit le commerce international</strong> sauf lorsque l&rsquo;importation n&rsquo;est pas faite à des fins commerciales mais scientifiques.</p>
<p>De plus, les <strong>zoos du monde entier</strong> abritent un peu plus de 200 individus. Ces derniers participent notamment à des programmes d’élevage, de conservation et de reproduction. Ils sont aussi un support de communication important puisqu’ils informent un large public sur la situation du félin.</p>
<h2>Reproduction de l’espèce menacée</h2>
<div id="attachment_2558" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2558" class="size-full wp-image-2558" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Bébé-léopard-de-lamour.jpg" alt="Bébé Panthère de l'Amour" width="300" height="359" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Bébé-léopard-de-lamour.jpg 300w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/07/Bébé-léopard-de-lamour-251x300.jpg 251w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p id="caption-attachment-2558" class="wp-caption-text">Bébé Panthère de l&rsquo;Amour</p>
</div>
<p>Le léopard de l’Amour atteint sa maturité sexuelle à l’âge de 3 ans.<br />
Il s’accouple pendant l’hiver, période minutieusement choisie pour que les petits naissent dans de bonnes conditions climatiques. En effet, <strong>la période de <a href="/definition/gestation" target="_blank" rel="noopener">gestation</a></strong> étant d’environ 3 mois, les bébés sont mis au monde au printemps. Cette saison est parfaite puisqu’elle est connue pour ses douces températures. Bien que de nature solitaire, le mâle peut parfois rester avec la femelle après l’accouplement dans le but de l’aider à élever les petits.<br />
La portée varie de <strong>1 à 4 nourrissons</strong>. Ces derniers sont sevrés dès 3 mois et resteront près de leur mère pendant environ 2 ans. Cette longue période est propice à l’<strong>apprentissage des techniques de chasse</strong>. Il faut savoir que les petits naissent aveugles : c’est seulement après une dizaine de jours que les léopards pourront découvrir l’environnement dans lequel ils vivent.</p>
<h2>En savoir plus sur le léopard de l’Amour</h2>
<p>Panthera pardus orientalis est aussi appelé panthère de l’Amour. Son nom provient du <strong>fleuve Amour</strong> qui forme une frontière entre la Russie et la Chine sur plus de 3 200 km.<br />
L’animal est difficile à observer. Il a une grande facilité à se dissimuler dans la végétation. Cette aptitude fait de lui un redoutable chasseur.</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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		<title>Le braconnage, qu’en est-il en 2015?</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/le-braconnage-en-2015-150413/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 16:49:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux sauvages]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Débats de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de 10 milliards de dollars. C’est le montant que génère le braconnage chaque année (sans compter...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 10 milliards de dollars. C’est le montant que génère le <a href="/definition/braconnage" target="_blank" rel="noopener">braconnage</a> chaque année (sans compter le commerce du bois et de la pêche). Un chiffre effrayant, mais pourtant réel.<br />
Selon la WWF, le trafic illégal d’espèces sauvages est devenu le 4e marché illégal au monde juste après celui des stupéfiants, de la traite des êtres humains et des produits contrefaits.</p>
<p>Ce trafic englobe tous les actes susceptibles de porter atteinte aux espèces animales et végétales (crime, contrebande, braconnage, commerce illégal, capture, etc.).</p>
<p>Aujourd’hui, force est de constater que la tendance est à la hausse. La liste des animaux qui en sont les victimes serait longue, mais prenons l’exemple du rhinocéros. Selon la WWF, en Afrique du Sud, le braconnage de cette espèce a augmenté de 3 000 % entre 2007 et 2011.<br />
De plus, des crimes médiatisés ont scandalisé les protecteurs de la cause animale. Nous pouvons notamment citer le massacre de centaines d’éléphants au parc national de Bouba N’Djida (Cameroun) en février 2012.</p>
<h2>Comment en est-on arrivé là ? Plusieurs explications.</h2>
<p>Tout d’abord, la quasi-totalité de la demande provient des pays asiatiques. Ces derniers sont particulièrement consommateurs des cornes de rhinocéros, qui selon eux, auraient des vertus médicinales (traitement du cancer).<br />
Il y a aussi la notion de statut social. Certaines personnes prennent le risque de détenir ou de collectionner des objets issus de ce trafic illégal pour le prestige qu’ils apportent. Prenons exemple sur le Yémen. Un poignard en corne de <a href="http://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-noir/">rhinocéros noir</a> est un symbole traditionnel de virilité et de pouvoir. Cet objet est très prisé et permet à son détenteur d’avoir une grande notoriété, malgré l’illégalité d’en détenir un.<br />
Outre les objets, certains tentent même d’avoir comme animal de compagnie, une espèce en voie d’extinction, notamment les perroquets qui sont les victimes de leur beauté.</p>
<p>Vient maintenant la notion de profit. Aujourd’hui, le rapport risque/profit est clairement en la faveur des trafiquants. Les bénéfices liés au trafic d’espèces animales sont colossaux tandis que les peines sont minimes, voire réduites à de simples amendes. Par exemple, au Kenya, les peines punissant les crimes environnementaux les plus graves sont une amende équivalente à 470 dollars, soit 365 euros, et dix ans de prison. Mais les peines de prison sont rarement prononcées.<br />
Comment peut-on essayer de stopper un trafic d’une telle envergure sans y appliquer des peines « exemplaires » ? Des peines légitimes qui seraient établies à hauteur des crimes commis.</p>
<p>On constate aussi que l’augmentation du braconnage provient des pays peu développés. Ces derniers sont souvent touchés par la corruption. En découle un manque total de sécurité et une opportunité pour les trafiquants. </p>
<h2>Comment réagir contre le braconnage ?</h2>
<p>Tout d’abord, il faudrait multiplier les campagnes de sensibilisation dans les pays touchés par le trafic et dans les pays où résident les consommateurs.<br />
Il est primordial que les consommateurs prennent conscience des conséquences qu’engendre la consommation de produits issus des espèces animales et végétales.  </p>
<p>D’un point de vue juridique, comme dit plus haut, il est nécessaire d’instaurer des peines « exemplaires » afin de dissuader les trafiquants de poursuivre leur trafic. </p>
<p>Il faut faire de la lutte contre la criminalité liée aux espèces animales une priorité. Ainsi, les pays développés doivent continuer à se mobiliser et proposer des solutions qui inverseraient la tendance actuelle (allouer un budget plus conséquent à la sauvegarde des espèces animales et végétales par exemple).</p>
<p>Malgré la gravité de la situation, certains pays tentent tant bien que mal de lutter contre ces crimes. En juin 2013, le gouvernement philippin a détruit 5 tonnes de défense d’éléphant.<br />
En février 2014, le gouvernement français a détruit 3 tonnes d’ivoire. Début 2015, le Kenya a brûlé 15 tonnes d’ivoire. </p>
<p>Ces actes sont exemplaires, mais ils ne font que refléter la bêtise humaine et l’incapacité des gouvernements à faire disparaître le braconnage du globe. </p>
<h3>Quelques exemples du braconnage dans le monde entier :</h3>
<ul>
<li>En Chine, des braconniers prélèvent des tigres dans la nature pour les élever dans des cages et les affamer, l’objectif étant de concevoir du « vin de tigres » avec leur os. Cette pratique est illégale. Ce vin soignerait l’arthrite et les rhumatismes. </li>
<li>En Inde, la bile d’ours est très convoitée ! C’est également un ingrédient reconnu de la médecine chinoise. Elle est réputée pour dissoudre les calculs rénaux et les calculs biliaires. </li>
<li>L’un des facteurs les plus importants de la mortalité du loup d’Europe est le braconnage. La majorité des populations locales ne respectent pas les quotas attribués pour la chasse de cet animal.</li>
<li>Au Mexique, les tortues sont victimes du braconnage. Elles serviraient de produits médicinaux, ou d’animaux domestiques. Pourtant, une fois de plus, cette pratique est interdite…</li>
</ul>
<p>Malheureusement, le braconnage semble toucher tous les pays.</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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			</item>
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		<title>Lémur aux yeux turquoise</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/lemur-aux-yeux-turquoise-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 13:40:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Singes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation Le lémur aux yeux turquoise, « Eulémur flavifrons » de son nom scientifique, est originaire de...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/lemur-aux-yeux-turquoise-2/">Lémur aux yeux turquoise</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation</h2>
<p>Le lémur aux yeux turquoise, « Eulémur flavifrons » de son nom scientifique, est originaire de Madagascar. Considéré comme « en danger critique d’extinction » par l’UICN, son nom apparaît aussi sur l’Annexe I de la CITES.<br />
Ce petit lémurien est classé parmi les 25 primates les plus menacés au monde en raison de son <a href="/definition/aire-de-repartition" target="_blank" rel="noopener">aire de répartition</a> très réduite et presque entièrement déboisée.<br />
Depuis quelques années, Madagascar constitue une zone prioritaire en matière de conservation des espèces en voie de disparition. Et pour cause, c’est le deuxième pays, après le Brésil, présentant la plus grande diversité d’espèces animales.<br />
Il est intéressant de noter que tous les lémuriens sont <a href="/definition/endemique" target="_blank" rel="noopener">endémiques</a> de l’île de Madagascar, c&rsquo;est-à-dire qu’on ne peut en trouver nulle par ailleurs (sauf réintroduction humaine dans un autre pays et parc animaliers).</p>
<div id="attachment_2228" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-2228" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/male-lémur-turquoise.jpg" alt="mâle lémur turquoise" width="300" height="204" class="size-full wp-image-2228" /></p>
<p id="caption-attachment-2228" class="wp-caption-text">Voici les couleurs d&rsquo;un mâle lémur aux yeux turquoise</p>
</div>
<p>Comme son nom l’indique, le lémur aux yeux turquoise a les yeux bleus. C’est un cas unique chez les primates. En plus de cette particularité qui fait tout son charme, il est facile de faire la distinction entre le mâle et la femelle. En effet, il existe une différence de coloration selon le sexe de l’individu, on parle d’une espèce « <a href="/definition/dichromatique" target="_blank" rel="noopener">dichromatique</a> ». Le mâle est noir tandis que la femelle est de couleur orangée de plus en plus claire vers le ventre.<br />
Doté d’une longue queue, le lémurien de taille moyenne (adulte) pèse entre 2 et 3kg.</p>
<p><a href="/definition/arboricole" target="_blank" rel="noopener">Arboricole</a> (se dit d&rsquo;un animal qui vit dans les arbres) et <a href="/definition/cathemeral" target="_blank" rel="noopener">cathéméral</a> (aussi bien actif le jour que la nuit), ce petit animal vit essentiellement en groupe de 6 à 10 individus.<br />
On estime sa durée de vie à un peu plus de 20 ans lorsque ce dernier est élevé dans un zoo. Aujourd’hui, nous n’avons pas assez d’information pour évaluer sa longévité lorsqu’il vit dans son état naturel. </p>
<p>Ce mammifère est omnivore (se dit des animaux qui se nourrissent indifféremment d&rsquo;aliments d’origine végétale ou animale) et a de ce fait un régime alimentaire très varié. Ainsi le lémur aux yeux turquoise se nourrit de fleurs, de fruits mûrs, d’insectes, de graines, de mille-pattes, et parfois même d’oiseaux.<br />
<img decoding="async" loading="lazy" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/répartition-du-lémur-turquoise.gif" alt="Carte du lémur aux yeux turquoise" width="250" height="424" class="alignleft size-full wp-image-2230" /></p>
<h2>Localisation</h2>
<p>Le lémur aux yeux turquoise est endémique des forêts semi-humides et sèches de la presqu’île de Sahamalaza. Celle-ci se situe au nord-ouest de Madagascar et recouvre une zone de plus de 2 700 km². Le primate peut être aperçu dans le parc national de Sahamalaza, qui est situé entre les baies de Narindra et de Mahajamba au sud et les baies d’Ampasindava et Nosy Be au nord.</p>
<h2>Menaces</h2>
<p>Le lémurien aux yeux turquoise est surveillé de près du fait de son <a href="/definition/ecosysteme" target="_blank" rel="noopener">écosystème</a> fragile qui est en grande partie menacé par le développement des populations locales.<br />
En effet, les populations malgaches ont peu de moyens financiers et matériels. Elles ne connaissent pas d’autres moyens de développement que la <a href="/definition/culture-sur-brulis" target="_blank" rel="noopener">culture sur brûlis</a>, affectant une grande partie des forêts (la culture sur brûlis provoque de graves incendies et constitue la menace principale pour le lémur aux yeux turquoise).<br />
Pour sauvegarder cet écosystème, il faut continuer à :</p>
<ul>
<li>Avertir les habitants des dégâts causés par leur méthode</li>
<li>Apporter d’autres solutions qui leurs permettraient de continuer à se développer dans le respect et dans une optique de préservation de la faune et de la flore</li>
</ul>
<p>Une autre menace est à noter : la chasse. En effet, le petit lémurien est convoité pour sa viande ainsi que pour le commerce illégal en tant qu’animal de compagnie.<br />
Malgré les interdictions existantes, les braconniers persistent et continuent à chasser l’animal. Deux problèmes en découlent, le décès du lémurien (dans le « pire » des cas) ou sa capture (dans le « meilleur » des cas), ainsi que la division du groupe dont il faisait partie. Conséquences : les primates deviennent plus menacés et sont par la même occasion plus facile à capturer.</p>
<h2>Efforts de conservation</h2>
<p>Une belle initiative a été mise en place en 2009 avec la création du parc national de Sahamalaza. C’est une réelle aide pour l’espèce. En effet, ce parc constitue la mesure la plus forte en termes de protection du lémur aux yeux turquoise. Même si les zoos qui abritent l’espèce sont de plus en plus nombreux, on estime que ce mode de repopulation n’est pas fiable sur le long terme.</p>
<p>La population captive en Europe se situe dans les zoos suivants :<br />
• Apeldoorn, Banham, Bussolengo, Colchester, Edinburgh, Koln, La Palmyre, Linton, Montpellier, Mulhouse, Ostrava, Poznan et Servion.<br />
Celle présente aux Etats-Unis :<br />
• Cleveland, Duke Primate Center, Indianapolis, Los Angeles, Philadelphia, Racine, Saint-Paul, Waco.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/lemur-turquoise.jpg" alt="femelle lémur turquoise" width="258" height="195" class="alignright size-full wp-image-2233" />L’Association Européenne pour l’Etude et la Conservation des Lémuriens (AEECL) a été créée en 1983 par les zoos de Mulhouse, Cologne, Saarbrücken et l’Université de Strasbourg après la redécouverte du primate par l’étudiant Ludo Koenders.<br />
L’objectif de cette association à but non lucratif est de récolter des fonds afin d’agir directement sur le terrain (en majeure partie à Madagascar).<br />
Plus d’une vingtaine d’institutions ont rejoint l’AEECL et d’autres associations sont devenues partenaires dans l’unique but d’aider au mieux les missions réalisées sur le terrain.</p>
<p>Beaucoup d’aides ont été mises en place, mais il faut poursuivre les efforts. Il faut continuer de proposer des solutions à la population et agir au plus près du terrain afin de préserver au mieux l’espèce.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/bébé-lémur-aux-yeux-turquoise.jpg" alt="petit lémur aux yeux turquoise" width="600" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-2235" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/bébé-lémur-aux-yeux-turquoise.jpg 600w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/bébé-lémur-aux-yeux-turquoise-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />En général, la mère met bas un seul nouveau-né. La <a href="/definition/gestation" target="_blank" rel="noopener">gestation</a> dure environ 4 mois, de mai à août (pour les primates vivant à Madagascar). Ainsi, les petits verront le jour entre fin août et fin octobre.<br />
Contrairement aux adultes, les nouveau-nés naissent tous avec un pelage brun. C’est seulement à partir de 5 à 6 semaines que la couleur va virer soit au noir pour les mâles, soit à l’orange pour les femelles.<br />
La mortalité infantile pour cette espèce est estimée à 23%.<br />
Il faut savoir que pendant la période de reproduction, les adultes subissent des changements physiologiques. C’est notamment le cas des mâles, qui deviennent beaucoup plus agressifs.</p>
<p>A la naissance du petit, la mère se montre très protectrice. Elle laisse difficilement approcher le nouveau-né des autres membres du groupe. C’est seulement après quelques semaines que le calme refait son apparition au sein de la communauté. </p>
<p>Les nourrissons restent accrochés au ventre de leur mère pendant les 3 semaines post accouchement. Peu à peu, la curiosité de l’animal prend le dessus. A partir de la cinquième semaine, il va commencer à marcher seul, tout en restant près de sa mère.<br />
L’olfaction (fonction grâce à laquelle les odeurs sont perçues) est un moyen de communication important chez les lémuriens, notamment pendant la période des amours. </p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>D’après une étude au « Duke Lémur Center » aux Etats-Unis, les femelles semblent dominer les mâles, ce qui est inhabituel chez les mammifères mais commun pour la quasi-totalité des lémuriens.<br />
Ainsi, au sein des groupes, ce sont les femelles qui obtiennent la meilleure nourriture. Notons tout de même que l’activité liée au nourrissage occupe un tiers de la journée du lémurien.</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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		<title>Le charançon bosselé de Canterbury</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/charancon-bossele-canterbury/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 16:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Insectes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation Cet insecte de l’ordre des coléoptères est inscrit depuis 2014 dans la liste rouge de l’IUCN...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation</h2>
<p>Cet insecte de l’ordre des coléoptères est inscrit depuis 2014 dans la liste rouge de l’IUCN comme étant en danger critique d’extinction. « Hadramphus tuberculatus » de son nom scientifique est aussi appelé « Le charançon bosselé de Canterbury ».<br />
<img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-1755" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/Aciphylla-aurea.jpg" alt="Aciphylla aurea ou vit le charançon" width="300" height="224" />Ce charançon vit essentiellement dans des « Aciphylla aurea », une plante qui peut être aperçue au sud de la Nouvelle-Zélande, principalement dans les montagnes, ou dans les prairies (entre 300 et 1 500 mètres d’altitude).</p>
<p>L’insecte est semi-nocturne et trouve pleinement son confort lors de soirées chaudes et humides. Les adultes se nourrissent de pollen, de tiges et de tissus végétaux provenant de la plante. Les larves, quant à elles, sont uniquement visibles dans les racines.</p>
<p>Il mesure jusqu’à 16 millimètres de longueur pour une largeur de 7,4 millimètres en moyenne. Son corps est brun foncé avec quelques petites nuances grises.</p>
<p>Le dernier recensement indique une population totale d’environ 148 individus. Il est toutefois important de noter que ce comptage n’est qu’approximatif et qu’il est difficile de savoir si la population est stable ou non.<br />
<img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-1753" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/Canterbury-Nouvelle-Zélande.jpg" alt="Canterbury en Nouvelle-Zélande" width="265" height="300" /></p>
<h2>Localisation</h2>
<p>Le charançon bosselé de Canterbury est un insecte <a href="/definition/endemique" target="_blank" rel="noopener">endémique</a> de la Nouvelle-Zélande. Il est actuellement protégé depuis un emplacement unique à Burke Pass, dans les plaines de Canterbury. L’espèce toute entière est regroupée dans cette réserve de 10.5 hectares (à 670 mètres au dessus du niveau de la mer). Il faut savoir que cette réserve est actuellement gérée et sous la protection du département néo-zélandais de la conservation de la nature.</p>
<p>Malgré des efforts considérables pour tenter de localiser d’autres espaces pouvant abriter le charançon, aucun individu n’a été trouvé. De plus, la plante (Aciphylla aurea) tend à disparaître, ce qui ne fait qu’envenimer la triste situation du coléoptère.</p>
<h2>Menaces</h2>
<p>Les menaces sont nombreuses. On peut d’ailleurs les diviser en 2 groupes :</p>
<ul>
<li>Les effets biotiques <i>(<q title="biotique - Larousse" cite="http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/biotique/9483?q=biotique#9381">se dit des facteurs liés à l’activité des être vivants et agissant sur la distribution des espèces animales et végétales d’un <a href="/definition/biotope" target="_blank" rel="noopener">biotope</a> donné</q> &#8211; Source : Larousse)</i></li>
<li>Les effets abiotiques <i>(<q title="abiotique" cite="http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/abiotique/109?q=abiotique#107">se dit d’un milieu impropre à la vie</q> &#8211; Source Larousse</i>)</li>
</ul>
<p>Dans la première catégorie, on discerne les prédateurs naturels (chauve-souris, lézards, hiboux, rapaces) et des prédateurs introduits (lapins, wallabies, lièvres, rats, souris, hérissons, hermines et les chats).<br />
Ces prédateurs, pour la plupart herbivores, dévastent et mangent la plante dans laquelle vit le charançon.</p>
<p>Dans la seconde catégorie, la principale menace est le feu. Un simple incendie dans la réserve pourrait anéantir l’espèce toute entière.<br />
De plus, la réserve est située près d’une route nationale. Cette route, très touristique, est très fréquentée. Elle a notamment été la cause de nombreux incendies à la suite d’accidents de voiture.</p>
<p>D’autres menaces peuvent être citées tel que la dégradation de l’habitat par l’être humain, la réduction du nombre de plantes, etc.</p>
<h2>Efforts de conservation</h2>
<p>Le département néo-zélandais attache une grande importance à la conservation du charançon de Canterbury. Plusieurs projets sont en cours, notamment la mise en place d’un programme artificiel d’élevage et la création de nouvelles réserves ailleurs qu’à Canterbury.<br />
Le ministre de la conservation a élaboré un plan de redressement en sept étapes afin d’optimiser les chances de survie du coléoptère :</p>
<ul>
<li>Approfondir les études sur l’animal</li>
<li>Comprendre son mode de vie</li>
<li>Etudier les menaces existantes</li>
<li>Restaurer son habitat</li>
<li>Transmettre les connaissances à toute la communauté néo-zélandaise</li>
<li>Développer des protocoles d’élevage artificiels pour l’insecte</li>
<li>Elargir son espace vital</li>
</ul>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-1757" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/01/Charançon-de-Canterbury.jpg" alt="Hadramphus tuberculatus ou le charançon bosselé de Canterbury" width="300" height="178" />Aujourd’hui, les 5 premières étapes ont été couronnées de succès. Nos connaissances sur l’insecte se sont décuplées et sa protection par le département néo-zélandais lui laisse toutes les chances de survie possible.</p>
<p>De plus, des pièges ont été mis en place afin d’empêcher les prédateurs de trop se rapprocher de la réserve.</p>
<p>De nombreuses études sont en cours à l’image du docteur Emily Fontaine de l’université de Lincoln, qui en 2011, a terminé ses recherches sur l’analyse génétique de l’insecte. Cependant, celles-ci ne seront disponibles au public qu’en 2015.</p>
<p>Une menace importante à ne pas sous-estimer est la mauvaise herbe existante sur le site. Cela demande un travail quotidien aux autorités locales. Celle-ci a un effet néfaste sur la plante abritant le «Hadramphus tuberculatus».</p>
<p>Enfin, le projet d’ouvrir une nouvelle réserve est en cours. Cependant, on estime que l’espèce n’est pas encore prête vu son faible effectif. En outre, les chercheurs ont peur des conséquences que pourrait avoir la séparation de la population. Cette solution devrait avoir lieu dans les 5 à 10 prochaines années.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>Il existe très peu d’information sur le mode de reproduction du charançon. On sait cependant que les femelles pondent tout au long de leur vie. Ces œufs, plus petit qu’un grain de riz, sont déposés dans les racines. Leurs éclosion aura lieu dans les 2 à 4 jours plus tard.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>L’espèce a fait sa première apparition dans les années 1870 au sud de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Avec les années, les scientifiques ont pu constater le faible nombre d’individus parcourant le pays et leurs difficultés à se reproduire. C’est avec tristesse que l’insecte a été aperçu pour la dernière fois en 1922.</p>
<p>Longtemps considérée comme éteinte dans la nature, l’espèce à été finalement redécouverte début 2004 par des étudiants de l’université de Canterbury à Burkes Pass.</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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		<title>Le rhinocéros, quel avenir ?</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/rhinoceros-quel-avenir-141010/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2014 15:17:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux sauvages]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Débats de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rhinocéros est l’un des plus gros mammifères présents sur la surface de la Terre. C’est aussi...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rhinocéros est l’un des plus gros mammifères présents sur la surface de la Terre. C’est aussi l’un des plus anciens. En effet, son ancêtre parcourait déjà la Terre il y a 60 millions d’années. Cet animal vit essentiellement en Afrique et en Asie, selon les sous-espèces.</p>
<p>Il existe 5 catégories de rhinocéros :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-noir/">Rhinocéros noir</a> (environ 4 838 individus)</li>
<li>Rhinocéros blanc (environ 20 000 individus)</li>
<li><a href="http://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-sumatra/">Rhinocéros de Sumatra</a> (environ 200 individus)</li>
<li>Rhinocéros Indien (environ 2 913 individus)</li>
<li>Rhinocéros de Java (environ 50 individus)</li>
</ul>
<p><i>NDLR : Les chiffres donnés ci-dessus sont issus du site <a href="http://www.traffic.org" target="_blank" rel="noopener">www.traffic.org</a>. Bien entendu, ils évoluent en permanence et ne sont cités que pour donner une idée de l’état des lieux de chaque sous-espèce.</i></p>
<p>Depuis quelques décennies, l’effectif de l’animal était en chute constante. Dans les années 1970, on comptait plus de 70 000 spécimens tandis que dans le début des années 2000, il n’en restait que 4 000.</p>
<p>Dans le passé, la principale menace était la destruction de son habitat naturel (déforestation, construction de route, agrandissement des villages en Afrique et en Chine) mais aujourd’hui, une toute autre problématique a vu le jour : le <a href="/definition/braconnage" target="_blank" rel="noopener">braconnage</a>. Actuellement, en Afrique du Sud, un rhinocéros meurt toutes les 10 heures 30 à cause du braconnage, soit 2 bêtes par jour.<br />
Le ministère sud-africain des affaires environnementales a annoncé que déjà 769 rhinocéros avaient été victimes du braconnage en 2014.<br />
Les chasseurs convoitent en réalité la corne du rhinocéros qui vaut 2 fois le prix de l’or au kilo. 1 kilo de poudre se vendrait à 90 000$ ! Un mythe prétend que cette corne aurait des vertus médicinales, ce qui a été démontré par les chercheurs : </p>
<blockquote cite="http://geopolis.francetvinfo.fr/cornes-de-rhinoceros-le-vietnam-au-coeur-du-trafic-13301" title="docteur Raj Amin, de la Société zoologique de Londres"><p>« L&rsquo;étude (du WWF) ne trouve aucune preuve selon laquelle la corne de rhinocéros aurait un quelconque effet médical comme antipyrétique pour diminuer la fièvre, un usage très répandu en Asie. La corne est comme les ongles, en ce sens qu&rsquo;il s&rsquo;agit de cheveux agglutinés, et n&rsquo;a pas de propriétés analgésiques, anti-inflammatoires ou anti-spasmolytiques »</p></blockquote>
<p> explique le docteur Raj Amin, de la Société zoologique de Londres.</p>
<p>Au Yémen, un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole de virilité, que tout membre de l’élite sociale doit posséder. C’est aussi un présent offert pour la conclusion de gros contrat entre grosses sociétés.</p>
<p>Avec près de 28 000 individus référencés en 2014, l’avenir de l’espèce est en bonne voie, ce qui prouve que les efforts sur le terrain sont efficaces. Par exemple, l’« International Rhino Foundation » a installé des patrouilles anti-braconnage, et a entrepris de déplacer des animaux vers des zones surveillées au Kenya (à Tsavo East) et au Zimbabwe (à Hwange et à Lemco).</p>
<p>En Afrique du Sud, les rhinocéros blanc peuvent être achetés dans des ventes aux enchères. Cette pratique peut entraîner des dérives mais aussi permettre aux propriétaires de réserves naturelles de contribuer à la sauvegarde de l’espèce en adoptant quelques individus et en les faisant se reproduire.</p>
<p>Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Il est nécessaire de  continuer à communiquer et à informer les populations locales des réelles menaces qui pèsent sur l’animal. C’est pourquoi des campagnes de communication sont organisées par les associations, zoo, etc… afin de sensibiliser un large public et d’ainsi contribuer à la sauvegarde de l’espèce.</p>
<p>Le 22 septembre 2014, la journée du rhinocéros a permis à un certain nombre de pays de mener des actions afin de promouvoir la protection de l’animal. Par exemple, la République tchèque et la Slovaquie se sont réunies pour détruire leurs stocks de cornes de rhinocéros saisis lors d’interventions anti-braconnage. Cette action a été reprise par plusieurs zoos en Europe tels que le Bioparc de Doué-la-Fontaine (en France), Port Lympne Reserve et le Howletts Wild Animal Park (au Royaume-Uni), le zoo de Wroclaw (en Pologne) et le zoo de Tallinn (en Estonie).</p>
<p>Autre exemple d’implication internationale,  la Marche Mondiale pour les éléphants et rhinocéros s’est déroulée le 4 octobre dernier dans plus de 120 villes au monde. Paris a bien sûr répondu présent !</p>
<p><i>NB : le titre de l’article est issu du colloque dédié au rhinocéros organisé par le zoo de Thoiry en 2013</i> </p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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		<item>
		<title>La salamandre géante de Chine</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/salamandre-geante-de-chine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2014 12:19:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amphibiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation « Andrias davidianus » de son nom scientifique, est connu pour être le plus grand amphibien...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/salamandre-geante-de-chine/">La salamandre géante de Chine</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation</h2>
<p>« Andrias davidianus » de son nom scientifique, est connu pour être <strong>le plus grand amphibien au monde</strong>. En effet, <strong>à l’âge adulte, la salamandre géante de Chine mesure près d’1,15 mètre</strong> et pèse en moyenne 25 à 30 kilogrammes. Ce record lui est légitime ! Autrefois, on pouvait apercevoir des spécimens mesurant près d’1,80 mètre !</p>
<p>Doté d’<strong>une queue représentant environ 60 % de sa taille</strong>, cet amphibien classé dans la famille des Cryptobranchidés est essentiellement actif la nuit. Il se nourrit d’écrevisses, de vers, de larves, de crabes, de petits poissons, de mollusques, de crapauds et grenouilles, et peu parfois présenter un comportement cannibale en dévorant de petites salamandres.</p>
<p><strong>Etant presque aveugle, la salamandre géante de Chine doit se fier entièrement aux signaux sensoriels de son front</strong>. De ce fait, elle peut détecter le moindre mouvement dans l&rsquo;eau et projeter sa tête en avant d’un geste rapide pour attraper sa proie.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-1578" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/09/photo-de-salamandre.jpg" alt="Une salamandre géante de Chine" width="300" height="200" />La couleur de ces animaux peut varier du brun clair au brun foncé, allant même du gris au noir. Le corps présente des taches parsemées tout le long du corps. Sur la grosse tête aplatie apparaissent deux petits yeux sans paupières et une peau foncée, poreuse et rugueuse.<br />
Pour les grands curieux, vous pourrez compter quatre orteils sur les pattes de devant et cinq sur celles de derrière.</p>
<p>C’est en 2004 que l’IUCN prend la décision de <strong>répertorier la salamandre géante de Chine comme une espèce en voie critique d’extinction</strong>. Cette action est justifiée par un triste constat : le déclin de la population.</p>
<h2>Localisation</h2>
<p>Il nous est impossible de donner un chiffre exact concernant la population totale de l’espèce. Les scientifiques ont cependant estimé qu’<strong>en un demi-siècle, la population aurait chuté de près de 80 %</strong>.<br />
La salamandre géante de Chine vit essentiellement dans des lacs, des marais et des fleuves d’eau douce. Répartie sur 12 aires géographiques dans 17 provinces, cette espèce <a href="/definition/endemique" target="_blank" rel="noopener">endémique</a> de la Chine peut aussi être aussi aperçue à Taiwan.</p>
<div id="attachment_1580" style="width: 360px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-1580" class="size-full wp-image-1580" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/09/Carte-Chine-salamandre-géante.gif" alt="Carte salamandre géante de Chine" width="350" height="245" /></p>
<p id="caption-attachment-1580" class="wp-caption-text">Aire de répartition de la salamandre géante en Chine</p>
</div>
<p>Cet amphibien évolue dans trois grands <a href="/definition/ecosysteme" target="_blank" rel="noopener">écosystèmes</a> fluviaux en Chine :</p>
<ul>
<li>Les fleuves Huang He</li>
<li>Yangtze</li>
<li>Zhu Jiang</li>
</ul>
<p><strong>La salamandre géante de Chine se trouve généralement près des ruisseaux dans les montagnes</strong>. Elle reste la plupart du temps au fond de l’eau et ne remonte à la surface que pour s’approvisionner en oxygène. La respiration est assurée en partie par la peau qui laisse entrer l’oxygène et sortir le dioxyde de carbone. <strong>La salamandre géante de Chine vit principalement dans les cavités</strong> et les creux sous-marins des rochers.</p>
<h2>Menaces</h2>
<p>De nos jours, <strong>40% des amphibiens sont en voie d’extinction</strong>. Malgré les efforts, les associations manquent souvent de moyens pour pérenniser l’avenir de ces espèces. C’est le cas de la salamandre géante. Plusieurs raisons justifient cette situation critique.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-1585" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/09/salamandre-bleu.jpg" alt="Salamandre géante de Chine au fond de l'eau" width="300" height="199" />Depuis longtemps, sa chair est très convoitée en Chine. Selon certain, elle aurait des vertus médicinales, pour d’autres, elle est considérée comme un mets de bonne et rare qualité. C’est pourquoi <strong>le braconnage est la principale menace de la salamandre géante.</strong></p>
<p>La chasse, qui réduit considérablement l’effectif de l’espèce, n’est qu’une partie de l’inconduite de l’Homme. Selon une récente étude menée par des chercheurs de l’Université Concordia (Canada), la Chine serait le 2ème pays le plus polluant au monde. Une partie de ses cours d&rsquo;eau est donc pollué ce qui engendre de nombreuses maladies chez les amphibiens.<br />
Autre menace : l’aménagement des cours d’eau tels que les barrages, les pesticides et engrais utilisés pour l’agriculture.</p>
<h2>Efforts de conservation pour la salamandre géante de Chine</h2>
<p>Malgré un manque de moyens matériels et financiers, de nombreuses associations tentent du mieux qu’elles peuvent de <strong>protéger la salamandre géante de Chine</strong>.</p>
<p>Six réserves naturelles ont été créées : celles de Zhiangjiajie, de Lushi, de Qingyaoshan, de Youyang, de Taibai ou encore de Yongshun. Elles manquent pourtant de surveillance pour être efficaces.</p>
<p>Les autorités locales mettent en place bon nombre d’actions afin de <strong>réintroduire l’espèce dans des milieux favorables à sa reproduction</strong>.<br />
Un exemple type de réintroduction a eu lieu entre le 23 septembre et le 23 octobre 2013. Plus de <strong>1 200 salamandres géantes issues d&rsquo;un programme d&rsquo;élevage en captivité</strong> ont été relâchées dans le secteur de Huangshan, dans la province chinoise du Anhui.<br />
A cette occasion, une campagne de communication a été menée et a permis de rappeler que <strong>depuis 2008, plus de 15 000 spécimens ont été introduits dans 11 provinces</strong> différentes (Anhui, Fujian, Gansu, Guangdong, Guangxi, Henan, Hunan, Jiangxi, Shanxi, Shaanxi et Zhejiang).</p>
<p>Pour aider l’espèce, il est nécessaire de mettre en place des campagnes de communication partout en Chine : dans les écoles, dans les villes voisines où demeurent l’animal etc&#8230; Ces plans de sensibilisation pour la conservation de l’espèce pourront faire découvrir l&rsquo;espèce aux plus jeunes, changer les mentalités et redonner un brin d’espoir au plus grand amphibien du monde !</p>
<p>De plus, certaines associations ont mis en place bon nombre de projets.<br />
L’EDGE (<a href="http://www.edgeofexistence.org/conservation/conservation_project.php?id=111" target="_blank" rel="noopener">Evolutionarily Distinct &amp; Globally Endangered</a>), par exemple, est une association spécialisée dans la conservation des espèces menacées. Différents projets pour la salamandre de Chine sont en cours tels que :</p>
<ul>
<li>«ZSL, EDGE Fellowship programme», qui tente d’améliorer l’environnement de ces animaux</li>
<li>« Conserving the Chinese giant salamander », qui tente d’approfondir nos connaissances sur l’animal, sa répartition, et sa population mais également de développer une base de données sur la génétique de la salamandre, ainsi qu’un centre spécialisé pour la bonne reproduction de l’amphibien</li>
</ul>
<p>Enfin, <strong>« Andrias davidianus » est inscrit sur l’Annexe I de la CITES</strong> (Convention sur le commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). Pourtant, de nombreux paysans continuent de chasser l’animal pour le revendre à un bon prix, et les autorités manquent d’effectif pour pouvoir contrôler.</p>
<h2>Reproduction de Andrias davidianus</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-1592" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/09/petite-salamandre-de-Chine.jpg" alt="Une jeune salamandre géante de Chine" width="350" height="159" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/09/petite-salamandre-de-Chine.jpg 350w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2014/09/petite-salamandre-de-Chine-300x136.jpg 300w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" />La saison des amours de ce grand amphibien a lieu entre août et septembre. Leur mode de reproduction est assez particulier.<br />
En effet, la mère a tendance à manger sa propre progéniture ce qui explique que <strong>le mâle chasse la femelle une fois les 500-1 000 œufs déposés</strong> près de lui. En agitant sa longue queue, il va libérer ses spermatozoïdes qui vont directement féconder les œufs.<br />
Le mâle protégera les œufs jusqu’à leurs éclosions, c’est-à-dire 6 semaines plus tard.</p>
<p>A la naissance, les larves ne mesurent pas plus de 3 centimètres. Et <strong>c’est seulement à l’âge de 3 ans que les larves se métamorphoseront en salamandre</strong>. Il est curieux de constater qu’à la naissance, les petits amphibiens sont dotés de branchies externes qui leurs permettent de s’adapter très rapidement à leur environnement aquatique. Avec les années, ces branchies régresseront et laisseront place à de jolis petits poumons.</p>
<p>La maturité sexuelle quant à elle n’est atteinte qu’à l’âge de 15 ans.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>La longévité de l’animal peut atteindre les 80 ans. Cependant, avec toutes les menaces citées ci-dessus, sa durée de vie n’atteint que 30 ans en moyenne.</p>
<p>Cette espèce d&rsquo;amphibien, appartenant à l&rsquo;ordre des urodèles, a été <strong>élue comme l’animal le plus étrange du monde sur une liste de 100 autres animaux</strong>, par la « Zoological Society of London » début janvier 2008.</p>
<div class="auteur">par Geoffrey Bourgain</div>
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