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	<title>Jennifer Matas, auteur sur Espèces-menacées.fr &nbsp;</title>
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	<title>Jennifer Matas, auteur sur Espèces-menacées.fr &nbsp;</title>
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	<item>
		<title>Le braconnage de rhinocéros baisse, mais persiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 11:49:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux sauvages]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un bilan que plus mitigé qu’ont présenté l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/braconnage-rhinoceros-baisse-mais-persiste/">Le braconnage de rhinocéros baisse, mais persiste</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un bilan que plus mitigé qu’ont présenté l’Union internationale pour la conservation de la nature (<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>) et l’ONG Traffic, ce lundi 22 août 2022, en matière de <strong>conservation des espèces africaines de rhinocéros</strong>. Malgré un <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/braconnage/">braconnage</a> qui diminue, cette menace demeure encore et toujours très forte pour la survie de ces grands herbivores.</p>
<h2>Recul du braconnage depuis 2018</h2>
<p>« <em>Le déclin global du braconnage des rhinocéros est encourageant, mais cela <strong>reste une menace aiguë pour la survie</strong> de ces animaux emblématiques</em> »<em>,</em> a en effet déclaré Sam Ferreira, responsable scientifique du groupe de spécialistes des rhinocéros d&rsquo;Afrique de l&rsquo;UICN.</p>
<p>Le rapport de l’UICN et de Traffic affirme que <strong>le braconnage de rhinocéros ne cesse de reculer en Afrique</strong>, sur les deux espèces qui existent sur ce continent, à savoir le <a href="https://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-noir/">rhinocéros noir</a> – classé en danger critique d’extinction – et le <a href="https://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-blanc-ceratotherium-simum/">rhinocéros blanc</a> – vulnérable. Ainsi, <strong>les taux de braconnage sur ce territoire sont passés de 5,3 % de la population totale de rhinocéros en 2015 à 2,3 % en 2021</strong>.</p>
<h2>Pas suffisant</h2>
<p>Bien que cette tendance baissière des cas de braconnage soit une bonne nouvelle en soi, les pressions exercées sur ces grands animaux restent si fortes que les experts de l’UICN n’ont guère pu se réjouir.</p>
<p>Sur la période 2018-2021, ce sont encore <strong>au moins 2707 rhinocéros noirs et blancs qui ont été tués par des braconniers en Afrique</strong>.</p>
<p>Dans 90 % des cas, cela s’est produit en <a href="https://www.especes-menacees.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/">Afrique du Sud</a>, et notamment dans le célèbre <strong>parc national Kruger</strong> qui s’étend sur près de 20.000 km² à la frontière avec le Mozambique. Un parc hélas tristement associé au braconnage, alors que se tient ce mois-ci le procès d’un ancien ranger du Kruger, <strong>Rodney Landela</strong>, accusé de braconnage et arrêté en 2016 en possession de deux cornes de rhinocéros.</p>
<h2>Rhinocéros blancs dans le viseur</h2>
<p>Ce sont principalement les rhinocéros blancs, plus nombreux, qui en ont fait les frais. Le rapport de l’UICN et de Traffic souligne que si<a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/hausse-population-espoir-rhinoceros-noir/"> les rhinocéros noirs sont légèrement plus nombreux</a> qu’il y a quelques années – en hausse de 12 % passant de 5495 à 6195 individus entre 2018 et 2021 – <strong>la population des rhinocéros blancs, en revanche, diminue</strong>. Depuis 2018, leur nombre a chuté de 12 %, passant de 18.067 à 15.942.</p>
<p>Au global, donc, si on regarde les deux espèces africaines,<strong> le nombre de rhinocéros d’Afrique a baissé depuis 2018, passant de 23.562 à 22.137 individus en 2021</strong>. Raison pour laquelle les experts tirent la sonnette d’alarme. D’autant qu’ils n’écartent l’éventualité d’une <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/covid-19-braconnage/">baisse des cas de braconnage</a> ces deux dernières années en lien avec la pandémie de Covid-19.</p>
<p>« <em>Certains pays africains ont vu les cas de braconnage réduire considérablement en 2020 par rapport aux années précédentes. Toutefois, à mesure que les restrictions de voyage liées au Covid ont été levées, beaucoup ont signalé de nouvelles augmentations des cas, comme l’Afrique du Sud avec 451 rhinocéros braconnés en 2021 et le <a href="https://www.especes-menacees.fr/monde/afrique/kenya/">Kenya</a>, qui n’avait eu aucun cas en 2020 mais a eu 6 rhinocéros braconnés en 2021</em> », souligne le rapport.</p>
<h2>Et les rhinocéros d’Asie ?</h2>
<p>Egalement très menacées, les espèces asiatiques de rhinocéros – le <a href="https://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-indien-rhinoceros-unicornis/">rhinocéros indien</a>, le <a href="https://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-de-java/">rhinocéros de Java</a> et le <a href="https://www.especes-menacees.fr/rhinoceros-sumatra/">rhinocéros de Sumatra</a> – ont également fait l’objet d’analyses de la part du groupe d’experts de l’UICN.</p>
<p>11 cas de braconnage ont été enregistrés sur des rhinocéros indiens – 10 en Inde et un au Népal – entre 2018 et 2021.</p>
<p>Malgré cela, <strong>les populations de rhinocéros indiens et celles de Java ont globalement augmenté depuis 2017</strong>, ce qui est une excellente nouvelle pour ces espèces très menacées. Les rhinocéros indiens sont désormais 4014, contre 3588 en 2018. Les rhinocéros de Java, quant à eux, sont passés de 65 à 76 individus.</p>
<p>En revanche,<strong> la situation du rhinocéros de Sumatra a empiré</strong>. Sa population sauvage – déjà très restreinte – a <strong>diminué de 13 % par an</strong> sur la période 2018-2021. Entre 40 et 78 individus en 2018, ils ne seraient plus que 34 à 47 à Sumatra aujourd’hui.</p>
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		<item>
		<title>Etats-Unis : bientôt la réintroduction du jaguarondi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 07:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Débats de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de quarante ans après la dernière observation de ce petit félin méconnu au Texas, Herpailurus yagouaroundi...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/etats-unis-reintroduction-jaguarondi/">Etats-Unis : bientôt la réintroduction du jaguarondi ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Près de quarante ans après la dernière observation de ce <strong>petit félin méconnu au Texas</strong>, <strong><em>Herpailurus yagouaroundi</em> </strong>pourrait de nouveau fouler la terre de l’Oncle Sam. En tout cas, cette possibilité a été mise sur la table par une <a href="https://therevelator.org/jaguarundi/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">nouvelle étude</a>, qui suggère qu’il est temps de le réintroduire.</p>
<h2>Retour du jaguarondi aux US ?</h2>
<p>Il y a quelques mois, c’est l’éventualité de la <strong>réintroduction aux Etats-Unis d’un félin plus gros</strong> qui a secoué le monde animalier : <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/jaguar-etats-unis-projet-fou-ou-retour-des-choses/">celle du jaguar</a>. Le sujet avait fait sensation, car l’inclusion des Etats-Unis dans l’<a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/aire-de-repartition/">aire de répartition</a> historique de ce grand félin emblématique fait débat.</p>
<p>En revanche, il n’y a pas de doute en ce qui concerne <strong>le jaguarondi : les Etats-Unis ont bel et bien fait partie de son aire de répartition originelle</strong>. Du moins, une partie des Etats-Unis, le Texas en particulier.</p>
<p>Seulement voilà, la <strong>dernière observation de<em> Herpailurus yagouaroundi </em>dans le pays remonte à 1986</strong>. Date à laquelle le dernier jaguarondi connu des Etats-Unis est mort, écrasé par une voiture.</p>
<p>Des témoignages suspects ont continué d’être faits au Texas, par des personnes pensant avoir aperçu « <em>une sorte de gros chat</em> », mais aucune observation authentique n’a été enregistrée depuis.</p>
<p>Pendant plusieurs années, des chercheurs du Caesar Kleberg Wildlife Research Institute de la Texas A&amp;M University ont mené l’enquête sur le terrain, à la recherche de <strong>preuves pouvant confirmer ou non la présence du jaguarondi au Texas</strong>, sans résultat.</p>
<p>Après 18 années d’investigation, ils ont finalement conclu que <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ece3.8642?af=R" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le jaguarondi avait bel et bien disparu des Etats-Unis</a>. Et de suggérer <strong>le retour de l’espèce dans le pays</strong>, conformément au <a href="https://ecos.fws.gov/docs/recovery_plan/FINAL%20Gulf%20Coast%20Jaguarundi%20Recovery%20Plan.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">plan de rétablissement dont le petit félin fait l’objet</a> depuis 2013.</p>
<p>« <em>Nous proposons que les agences fédérales et étatiques suivent les stratégies de rétablissement décrites dans le plan de rétablissement du jaguarondi de la côte du Golfe. Ces <strong>efforts de rétablissement</strong> comprennent la restauration, la protection et la reconnexion de l&rsquo;habitat, la sensibilisation et l&rsquo;éducation du public, la réduction du risque de mortalité routière et l&rsquo;évaluation de la faisabilité de la <strong>réintroduction du jaguarondi dans le sud du Texas</strong></em> », écrivent les chercheurs.</p>
<h2>Espèce en « préoccupation mineure »</h2>
<div id="attachment_19737" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-19737" class="size-full wp-image-19737" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/jaguarondi-perou.jpg" alt="Capture d'un jaguarondi au Pérou" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/jaguarondi-perou.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/jaguarondi-perou-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-19737" class="wp-caption-text">Piège photo. Capture d&rsquo;un jaguarondi au Pérou.</p>
</div>
<p>Pour l’instant, un tel projet n’est cependant pas au programme des autorités gouvernementales, qui ont d’ores et déjà fait savoir qu’elles s’y opposaient.</p>
<p>« <em>Compte tenu de nos ressources limitées, le US Fish and Wildlife Service s&rsquo;efforce de concentrer les efforts de rétablissement là où nous pouvons avoir le plus grand impact sur les espèces répertoriées. Pour le moment, <strong>nous n&rsquo;avons pas l&rsquo;intention de mettre en œuvre une réintroduction du jaguarondi aux États-Unis</strong></em><strong> </strong>», a fait savoir à The Revelator Aubry Buzek, spécialiste des affaires publiques de l’agence gouvernementale.</p>
<p>D’après les critères de l’Union internationale pour la conservation de la nature (<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>) qui a évalué l’espèce en 2015,<strong> le jaguarondi n’est pas une espèce menacée</strong> à l’échelle internationale.</p>
<p>Il est classé en<strong> « préoccupation mineure »</strong> par l’organisme, qui rappelle que ce petit félin ne fait pas l’objet d’une chasse à proprement parler, même si des cas de <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/braconnage/">braconnage</a> ont été recensés. D’ailleurs, il est interdit de le tuer dans la plupart des pays de son aire de répartition, à l’exception du <strong>Pérou où sa chasse est réglementée</strong>.</p>
<p>En revanche, il peut être tué en représailles, par des propriétaires de volailles notamment. Les principales menaces qui pèsent sur lui sont <strong>la disparition et la fragmentation de son habitat naturel</strong> sous la pression de l’agriculture et des activités de pâture, ainsi que la <strong>mortalité routière</strong>.</p>
<p>Le jaguarondi reste cependant considéré comme <strong>« en voie de disparition » aux Etats-Unis</strong>, une classification spécifique qui lui donne accès à un niveau de protection plus élevé.</p>
<h2>Le jaguarondi, petit félin peu connu</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-19740" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/jaguarondi.jpg" alt="Jaguarondi" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/jaguarondi.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/jaguarondi-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p>A l’instar de tous les petits et moyens félins, le jaguarondi ne jouit pas de la même célébrité que ses <strong>cousins plus gros comme le jaguar ou le puma</strong>, avec qui il lui arrive de partager un territoire s&rsquo;étendant de l&rsquo;Amérique centrale au Sud de l&rsquo;Argentine.</p>
<p>Mesurant une quarantaine de centimètres de haut pour un poids moyen avoisinant les 5 kg, le jaguarondi arbore un pelage souvent sombre, dont les teintes peuvent varier d’un individu à l’autre entre le roux, le marron, le gris voire même le noir.</p>
<p>Son physique est assez surprenant. Court sur patte, tête légèrement aplatie, oreilles petites et arrondies et queue longue font plus penser qu’il s’agit d’un <strong>animal proche de la loutre que d’un félin</strong>. D’ailleurs, son allure de mustélidé lui vaut le petit <strong>surnom de chat-loutre</strong>. Mais il s’agit bien d’un félin. Des analyses génétiques ont montré qu’il était assez <strong>proche du puma et du guépard</strong>, avec qui il partage un mode de vie assez proche pour le premier, et la particularité de ne pas avoir les griffes complètement rétractiles pour le second.</p>
<p>Le jaguarondi est surtout actif le jour et chasse de petits mammifères – des <a href="https://www.especes-menacees.fr/animaux/les-mammiferes/les-rongeurs/">rongeurs</a> principalement –, des <a href="https://www.especes-menacees.fr/animaux/les-oiseaux/">oiseaux</a> et des <a href="https://www.especes-menacees.fr/animaux/les-reptiles/">reptiles</a> pour se nourrir. On ignore cependant encore beaucoup de choses quant à son cycle biologique, sa répartition et la taille de sa population sauvage.</p>
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		<title>Grippe aviaire : mortalité sans précédent chez les oiseaux sauvages</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/grippe-aviaire-mortalite-record-oiseaux-sauvages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 07:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux sauvages]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une forme nouvelle et plus pathogène du virus s’est propagée au sein de nombreuses populations d’oiseaux sauvages,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une forme nouvelle et plus pathogène du virus s’est propagée au sein de nombreuses populations d’<a href="https://www.especes-menacees.fr/animaux/les-oiseaux/">oiseaux sauvages</a>, partout dans l’hémisphère Nord. <strong>Les niveaux de mortalité ont atteint des records chez certaines espèces d’oiseaux marins</strong>.</p>
<h2>Morts massives</h2>
<p>Les<strong> corps d’oiseaux morts jonchent par milliers</strong> plusieurs sites côtiers où ils ont l’habitude de se retrouver à cette période de l’année. Certains, encore en vie, se tordent dans d’étranges positions avant de rendre l’âme. Même les oisillons n’y échappent pas, et beaucoup meurent dans un ultime battement d’ailes.</p>
<p>Ce spectacle désolant est malheureusement devenu courant dans l’hémisphère Nord au cours des derniers mois.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Les ravages de la grippe aviaire <a href="https://twitter.com/hashtag/birdflu?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#birdflu</a> sur la colonie de Fous de Bassan de Bass Rock (Ecosse). Comparaison des images prises par drone en 2020 et 2022. <a href="https://twitter.com/hashtag/Ornitho?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Ornitho</a></p>
<p>Crédits : Scottish Seabird Centre <a href="https://t.co/IyhrKGL7EG">pic.twitter.com/IyhrKGL7EG</a></p>
<p>— Guillaume Louernos (@CaluGuillaume) <a href="https://twitter.com/CaluGuillaume/status/1547815724256673800?ref_src=twsrc%5Etfw">July 15, 2022</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>La raison : la <strong>propagation rapide d’une souche très virulente du virus H5N1</strong>, plus communément appelé « grippe aviaire ». Au journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/environment/2022/jul/20/avian-flu-h5n1-wreaks-devastation-seabirds-aoe" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Guardian</a>, Gwen Potter, la responsable du programme du National Trust sur les îles Farne au large du Northumberland, en Angleterre, a confié :</p>
<p>« <em>Le virus ne semble rien épargner, il emporte tout sur son passage. <strong>Nous avons récupéré des milliers d’oiseaux morts, et ce n’est que la pointe de l’iceberg</strong>.</em> »</p>
<p>D’après les premières constatations, il semblerait que près de la moitié des oiseaux infectés par le virus en meurent. Certains spécialistes, qui ont étudié le virus de près, estiment que ce taux de mortalité pourrait même avoisiner les 100 %.</p>
<p>« <em>La dernière forme de H5N1, qui serait apparue en 2014, présente plusieurs caractéristiques préoccupantes qui suggèrent que <strong>le virus est de mieux en mieux adapté pour infecter les oiseaux sauvages</strong>,</em> alerte <a href="https://www.birdlife.org/news/2022/08/08/an-unprecedented-wave-of-avian-flu-has-been-devastating-bird-populations-across-the-northern-hemisphere/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Birdlife</a>. <em>Le plus inquiétant, c’est sa transmissibilité apparemment plus élevée, entraînant une proportion beaucoup plus forte de populations d&rsquo;oiseaux sauvages infectés et malheureusement mourants.</em> »</p>
<h2>Les oiseaux marins plus touchés</h2>
<div id="attachment_19731" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-19731" class="size-full wp-image-19731" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/sternes-caugek-grippe-aviaire.jpg" alt="Sternes caugek, durement touchées par l'épidémie de grippe aviaire" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/sternes-caugek-grippe-aviaire.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/08/sternes-caugek-grippe-aviaire-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-19731" class="wp-caption-text">Sternes caugek, durement touchées par l&rsquo;épidémie de grippe aviaire.</p>
</div>
<p>Difficile d’évaluer l’ampleur du désastre, tant il est étendu. Mais les scientifiques ont d’ores et déjà tiré la <strong>sonnette d’alarme pour plusieurs espèces d’oiseaux marins</strong>, dont la reproduction est plus compliquée – la maturité sexuelle arrivant plus tardivement – et qui pourraient donc avoir plus de mal à se rétablir d’une telle catastrophe sur le long terme.</p>
<p>D’autant que ces oiseaux s’agglutinent souvent les uns sur les autres pour pondre et élever leurs petits, ou tout simplement se nourrir. Des milliers d’entre eux se retrouvent en un même endroit et au même moment, créant une proximité qui a sans doute facilité la rapide transmission du virus.</p>
<p><strong>Guillemots, pétrels, mouettes tridactyles, sternes et autres fous de Bassan</strong> sont hélas concernés. L’une des plus grandes colonies de ces derniers, située à Bass Rock en Ecosse, a été particulièrement touchée, mais également les populations d’Amérique du Nord, avec<strong> 20.000 fous de Bassan retrouvés morts au Canada</strong>. La grippe aviaire est également arrivée jusqu&rsquo;à la réserve des Sept-Iles, en Bretagne, où <a href="https://www.letelegramme.fr/bretagne/dans-la-reserve-des-sept-iles-la-grippe-aviaire-frappe-la-colonie-des-fous-de-bassan-04-08-2022-13137226.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les cadavres de fous de Bassan s&rsquo;accumulent</a>.</p>
<p>En mer du Nord, <a href="https://www.birdguides.com/news/bird-flu-kills-thousands-of-sandwich-terns-at-north-sea-colonies/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">des milliers de sternes caugek ont trouvé la mort</a> depuis juin 2022. Rien que dans l’hexagone, on estime que <strong>la grippe aviaire est responsable de la disparition d’environ 10 % de toute la population reproductrice française</strong> en l’espace d’une semaine. Aux Pays-Bas, c’est 80 % qui a disparu en quelques semaines. Les <strong>goélands argentés</strong> ont aussi été durement touchés. Et bien d’autres.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Répartition des foyers détectés d&rsquo;influenza aviaire <a href="https://twitter.com/hashtag/grippeaviaire?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#grippeaviaire</a> en juin &#8211; juillet 2022 chez l&rsquo;avifaune sauvage. Il manque un foyer à Sélestat (67) hors carte ici. Données Veille Sanitaire Internationale (VSI) / Plateforme ESA. <a href="https://t.co/Zm0X7aPFFK">https://t.co/Zm0X7aPFFK</a> <a href="https://t.co/8mHU1yniz8">pic.twitter.com/8mHU1yniz8</a></p>
<p>— Guillaume Louernos (@CaluGuillaume) <a href="https://twitter.com/CaluGuillaume/status/1557457862644875265?ref_src=twsrc%5Etfw">August 10, 2022</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<h2>Oiseaux de proie et charognards</h2>
<p>Les oiseaux marins ne sont pas les seuls à affronter une mortalité massive en raison de la grippe aviaire. <strong>Presque toutes les espèces d’oiseaux de proie d’Europe occidentale ont été enregistrée avec le virus</strong>, dont certaines avec des conséquences désastreuses. Aux Pays-Bas, ce sont par exemple <strong>30 % des faucons pèlerins qui sont morts en 2021</strong>.</p>
<p>« <em>Contrairement aux vagues précédentes en Europe, <strong>les épidémies des deux dernières années se sont poursuivies tout l&rsquo;été</strong>, suggérant que la grippe aviaire pourrait désormais être <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/endemique/">endémique</a> chez les oiseaux sauvages du continent. Le virus est également capable d&rsquo;infecter un éventail d&rsquo;espèces beaucoup plus large que les formes précédentes</em> », avertit Birdlife.</p>
<p>Au total, environ <strong>400.000 oiseaux non avicoles – dont des oiseaux sauvages – seraient morts de la grippe aviaire</strong> au cours de la vague épidémique actuelle. C’est deux fois plus que lors de la précédente vague, en 2016-2017. Et le véritable chiffre est certainement bien plus élevé étant donné que tous les oiseaux ne sont pas testés ni retrouvés. Des millions d’oiseaux domestiques ont également été abattus en prévention.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/grippe-aviaire-mortalite-record-oiseaux-sauvages/">Grippe aviaire : mortalité sans précédent chez les oiseaux sauvages</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
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		<title>Aux Etats-Unis, il y a urgence pour les petits tétras des prairies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 13:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actions politiques]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Chaque nouveau jour sans protection rapproche cet oiseau dansant rare de l&#8217;extinction. » Pour Michaël Robinson, un membre...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/etats-unis-urgence-petit-tetras-prairies/">Aux Etats-Unis, il y a urgence pour les petits tétras des prairies</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Chaque nouveau jour sans protection rapproche cet <a href="https://www.especes-menacees.fr/animaux/les-oiseaux/">oiseau</a> dansant rare de l&rsquo;extinction. </em>» Pour Michaël Robinson, un membre actif du Centre pour la diversité biologique et un défenseur de la cause animale, l’inaction des services de l’Etat dans la protection du <strong>petit tétras des prairies</strong> est dramatique.</p>
<h2>De la parole aux actes</h2>
<p>Pourtant, l’intention était là. En juin 2021, <strong>l’US Fish and Wildlife Service a proposé de placer cet oiseau <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/endemique/">endémique</a> d’Amérique du Nord sur la liste des espèces menacées</strong> au sud-est du Colorado, au sud-ouest du Kansas, au nord-ouest de l’Oklahoma, et sur une partie du Texas et sur la liste des espèces en voie de disparition sur une autre partie du Texas ainsi qu’à l’est du Nouveau-Mexique.</p>
<p>Mais l’agence gouvernementale n’a pas finalisé ses propositions dans le temps imparti, réduisant tous ces efforts à néant.</p>
<p>En réponse, le Centre pour la diversité biologique a annoncé, le 11 août 2022, son <a href="https://biologicaldiversity.org/w/news/press-releases/lawsuit-launched-to-protect-lesser-prairie-chicken-from-extinction-2022-08-11/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">intention de porter plainte</a> contre l’US Fish and Wildlife Service pour non protection de cette espèce, en vertu de l’<a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/endangered-species-act/">Endangered Species Act</a>. L’organisme de conservation à but non lucratif laisse à l’agence américaine un <strong>délai de 60 jours pour corriger le tir</strong>, avant de lancer des poursuites.</p>
<h2>Menaces croissantes</h2>
<p>Un délai qui peut sembler court, mais nécessaire selon le Centre pour la diversité biologique, étant donné l’ampleur des <strong>menaces qui pèsent sur le petit tétras des prairies</strong>. Aujourd’hui, l’espèce ne vit plus que sur une infime partie de son <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/aire-de-repartition/">aire de répartition</a> originelle, entre une poignée d’Etats du sud-ouest des Etats-Unis (Kansas, Colorado, Oklahoma, Texas et Nouveau-Mexique).</p>
<p>L’habitat naturel de<strong> Tympanuchus pallidicinctus</strong> a réduit comme peau de chagrin sous le coup de la conversion des prairies en terres cultivées et en <strong>pâture pour le bétail</strong>, de la <strong>construction de poteaux téléphoniques et de lignes électriques</strong>, et, surtout, de <strong>l’exploitation des ressources pétrolières et gazières</strong>.</p>
<p>A cela s’ajoute désormais une sécheresse accentuée par le changement climatique, qui touche les vastes grandes plaines du sud des Etats-Unis où s’établit l’espèce. Les températures extrêmes ont également pour effet de <strong>tuer dans l’œuf les jeunes petits tétras des prairies</strong>, incapables de résister à une telle chaleur.</p>
<p>«<strong> </strong><em><strong>Les petits tétras attendent depuis près de trente ans d’être protégés</strong>. Pendant tout ce temps, ils ont continué à perdre leur habitat naturel au profit du développement pétrolier gazier et autre</em> », rappelle Michaël Robinson. Alors maintenant, il y a urgence à agir pour stopper son déclin.</p>
<h2>Le petit tétras des prairies</h2>
<p>Classé « <strong>vulnérable </strong>» par l’Union internationale pour la conservation de la nature (<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>), <strong>le petit tétras des prairies est un oiseau emblématique des prairies du sud-ouest américain</strong>.</p>
<p>Il est particulièrement réputé pour sa <strong>parade nuptiale</strong> au printemps, son mode de vie au sol, sa corpulence plutôt robuste et son plumage coloré où alternent les nuances d’orange, de rouge, de brun et de blanc.</p>
<p>La première demande d’inscription de cette espèce en tant qu’espèce menacée aux Etats-Unis remonte à 1995. En 2014, l’US Fish and Wildlife Service avait fini par y accéder, mais cette inscription avait finalement été annulée l’année suivante suite au dépôt d’une plainte par des industriels des énergies fossiles.</p>
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		<title>Deux tonnes d’écailles de pangolin symboliquement détruites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 13:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actions politiques]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi 1er août 2022, deux tonnes d’écailles de pangolin, saisies par les autorités au Congo-Brazzaville puis remises...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/deux-tonnes-ecailles-pangolin-detruites/">Deux tonnes d’écailles de pangolin symboliquement détruites</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi 1<sup>er</sup> août 2022, <strong>deux tonnes d’écailles de <a href="https://www.especes-menacees.fr/le-saviez-vous/infos-incroyables-pangolin/">pangolin</a></strong>, saisies par les autorités au Congo-Brazzaville puis remises au Congo-Kinshasa d’où elles provenaient, sont parties en fumée. Ces écailles n’alimenteront donc jamais le<strong> commerce illégal</strong> et si lucratif dont elles font malheureusement l’objet.</p>
<h2>Destruction avant commercialisation</h2>
<p>La pratique est surtout connue avec <strong>l’ivoire</strong> récupéré via les défenses d’éléphants tués illégalement : la marchandise tant convoitée est tout simplement détruite pour éviter d’enrichir quiconque et de <strong>perpétuer un trafic d’espèces menacées</strong>.</p>
<p>En début de semaine, la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé de faire de même avec les deux tonnes d’écailles de pangolin confisquées à des trafiquants. En les détruisant par le feu, le pays souhaite mettre l’accent sur sa volonté forte de lutter contre la criminalité liée au trafic de ces animaux, qui restent aujourd’hui encore les <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/2019-pangolin-mammifere-plus-braconne-au-monde/">mammifères les plus braconnés de la planète</a>.</p>
<p>L’opération, chapeautée par la ministre de l’Environnement et du Développement durable du pays, a été organisée avec l’aide du ConservCongo, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et cofinancé par le Fonds international pour la protection des animaux (<a href="https://www.especes-menacees.fr/ifaw-fonds-international-protection-animaux/">IFAW</a>).</p>
<h2>Le pangolin, huit espèces, toutes menacées</h2>
<p>Comme évoqué plus haut, <strong>le pangolin est le mammifère le plus ciblé par les braconniers</strong>. Leurs écailles et leurs griffes sont en effet très recherchées par la médecine traditionnelle pour leur prétendues vertus, et leur chair peut également être consommée.</p>
<p>Or, absolument toutes les espèces de pangolins qui existent sur Terre – à savoir huit – sont aujourd’hui en voie de disparition. Elles font d’ailleurs l’objet d’une protection à l’échelle internationale, mais ce n’est pas suffisant, et le trafic continue.</p>
<p>Les <strong>saisies d’écailles de pangolin sont très fréquentes</strong>, notamment en Asie qui est souvent la destination finale de cette macabre marchandise. En 2017, la Chine avait par exemple <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/saisie-record-12-tonnes-ecailles-pangolins/">confisqué 12 tonnes</a>, qui correspondaient à environ 20.000 pangolins tués. Ce triste record a été battu en 2019 avec la <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/saisie-record-13-tonnes-ecailles-pangolins/">saisie de 13 tonnes à Singapour</a>. Un nombre qui représente 36.000 animaux pour une coquette somme : autour de 39 millions de dollars.</p>
<p>En RDC où ces deux tonnes d’écailles ont été prélevées, vivent <strong>trois espèces de pangolins</strong>, toutes classées « vulnérables » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>) :</p>
<ul>
<li>le pangolin à ventre blanc (Manis tricuspis),</li>
<li>le pangolin à longue queue (Manis tetradactyla),</li>
<li>le pangolin géant (Manis gigantea).</li>
</ul>
<p>Une quatrième espèce se trouve en Afrique : le pangolin terrestre du Cap (Manis temminckii), lui aussi « vulnérable ». Les quatre autres espèces de pangolins vivent en Asie et sont encore plus menacées. Il s’agit du :</p>
<ul>
<li><a href="https://www.especes-menacees.fr/pangolin-malaisie/">pangolin de Malaisie</a> (Manis javanica) : en danger critique d’extinction (CR),</li>
<li>pangolin de Chine (Manis pentadactyla) : en danger critique d’extinction (CR),</li>
<li>pangolin indien (Manis crassicaudata) : en danger (EN),</li>
<li>pangolin des Philippines (Manis culionensis) : en danger (EN).</li>
</ul>
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		<title>Avenir morose pour la biodiversité mondiale</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/avenir-morose-biodiversite-mondiale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 09:44:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les années se suivent, les rapports des scientifiques s’enchaînent, et la situation s’aggrave : à la crise climatique...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/avenir-morose-biodiversite-mondiale/">Avenir morose pour la biodiversité mondiale</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les années se suivent, les rapports des scientifiques s’enchaînent, et la situation s’aggrave : à la <strong>crise climatique</strong> – dont on entend beaucoup parler dans les médias nationaux sur fond de crise énergétique et de catastrophes naturelles qui se multiplient – se couple une <strong>crise de la biodiversité</strong>, qui fait malheureusement moins de bruit mais ne doit pas être décorrélée de l’ensemble du problème. Deux études publiées cet été nous rappellent violemment l’urgence de la situation pour les <strong>espèces sauvages</strong> partout dans le monde.</p>
<h2>L’humain menacé par la perte de biodiversité</h2>
<p>La première a été dégainée par l’<strong>IPBES</strong>, sous l’égide de l’ONU, le 8 juillet 2022. Après son très attendu rapport sur <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/10-chiffres-etat-biodiversite-mondiale/">l’état de la biodiversité mondiale</a>, dans lequel les experts de l’IPBES avançaient le chiffre impressionnant d’<strong>un million d’espèces menacées dans le monde et de 75 % des écosystèmes terrestres altérés par l’homme</strong> – la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques a cette fois mis l’accent sur les conséquences de l’érosion de la biodiversité sur <a href="https://www.especes-menacees.fr/dossiers/10-especes-invasives-perturbent-biodiversite/homme-homo-sapiens/">l’espèce humaine</a>.</p>
<p>En effet, <strong>la surexploitation des espèces sauvages menacerait directement un humain sur cinq</strong>. L’IPBES rappelle au passage que des milliards de personnes en dépendent pour se nourrir, se soigner, se chauffer et se dégager des revenus, en particulier les populations les plus pauvres de la planète.</p>
<p>« <em>70 % des pauvres dans le monde dépendent directement des espèces sauvages, les champignons, les algues et les plantes sauvages constituent des sources d&rsquo;alimentation et de revenu pour une personne sur cinq et 2,4 milliards dépendent du bois pour cuisiner</em> », a expliqué Marla Emery, coauteure du rapport.</p>
<div id="attachment_19710" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-19710" class="size-full wp-image-19710" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/deforestation-amazonie.jpg" alt="Déforestation" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/deforestation-amazonie.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/deforestation-amazonie-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-19710" class="wp-caption-text">Déforestation au Brésil.</p>
</div>
<p>Or, la gestion et l’exploitation de ces espèces dont notre survie dépend est loin d’être durable. D’après l’IPBES, <strong>les deux tiers des espèces ne sont pas utilisées de façon raisonnable</strong>, et 34 % des « stocks » mondiaux de poissons sauvages sont surexploités dans <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/sombre-avenir-oceans/">les mers et les océans</a>.</p>
<p>En l’absence de changements radicaux, c’est toute l’espèce humaine qui se retrouvera à son tour menacée.</p>
<h2>Plus de 40.000 espèces menacées d’après l’UICN</h2>
<p>Quelques jours après la publication du rapport de l’IPBES, c’est l’Union internationale pour la conservation de la nature (<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>), organisme de référence qui répertorie dans <strong>sa liste rouge les espèces menacées</strong>, qui a rendu public sa dernière mise à jour. Et sa liste non exhaustive des animaux et plantes en voie de disparition vient de s’allonger avec plus de 40.000 nouvelles espèces désormais dans la catégorie « menacée ».</p>
<p>Sur les 147.517 espèces répertoriées, l’UICN en classe <strong>41.459 en tant qu’espèces menacées</strong>, dont :</p>
<ul>
<li>9.065 en danger critique d’extinction ;</li>
<li>16.094 en danger ;</li>
<li>16.300 en vulnérable.</li>
</ul>
<p>C’est <strong>1.375 de plus que l’année dernière</strong>. A cela s’ajoutent également 902 espèces autrefois classées par l’UICN et considérées aujourd’hui comme éteintes, et 82 espèces éteintes dans la nature mais vivant encore dans en captivité.</p>
<p>Bien entendu, ces chiffres sont loin de la réalité, que l’IPBES estime plutôt aux alentours de 1 million d’espèces sauvages menacées. Ils reflètent uniquement les connaissances de l’UICN, après l’étude de chaque espèce et groupes d’espèces, au cas par cas.</p>
<p>Symbole fort de cette nouvelle mise à jour, <strong>le papillon monarque</strong> – célèbre dans le monde entier pour ses impressionnantes migrations de plus de 4000 kilomètres à travers les Amériques – est entré dans la liste rouge de l’UICN, dans la catégorie « en danger ».</p>
<div id="attachment_19707" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-19707" class="size-full wp-image-19707" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/avenir-morose-biodiversite.jpg" alt="Papillon monarque désormais en danger d'extinction" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/avenir-morose-biodiversite.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/avenir-morose-biodiversite-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-19707" class="wp-caption-text">Le papillon monarque est désormais en danger d&rsquo;extinction.</p>
</div>
<p>Les experts de l’UICN ont également souligné la fragilité de toutes les espèces d’esturgeons encore en vie dans l’hémisphère nord – telles que le <a href="https://www.especes-menacees.fr/beluga-europeen-ou-grand-esturgeon/">béluga européen</a> et l’<a href="https://www.especes-menacees.fr/esturgeon-commun-europe/">esturgeon commun d’Europe</a> –, rappelant que toutes faisaient face à de grandes menaces comme la construction de barrages et le <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/braconnage/">braconnage</a> pour récolter le précieux caviar des femelles.</p>
<p>De façon plus générale chez les animaux, ce sont surtout <strong>les amphibiens qui sont les plus menacés d’après l’UICN, avec 41 %</strong> des espèces répertoriées considérées comme en voie de disparition. Viennent ensuite les raies et les requins (37 %), les coraux (33 %), les crustacés (28 %), les mammifères (27 %) et <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/reptiles-une-espece-sur-cinq-menacee/">les reptiles (21 %)</a>.</p>
<p>En décembre 2022, après avoir été repoussée pendant deux ans en raison de la pandémie de Covid-19, s’ouvrira la <strong>COP15 sur la biodiversité</strong>, au Canada. Avec ces nouveaux éléments qui s’ajoutent à tous les autres, les dirigeants du monde entier ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.</p>
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		<title>Mieux connaître les raies de France grâce à vous</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/connaitre-raies-france-sciences-participatives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 08:02:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations et ONG]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quoi de plus relaxant que de se promener en bord de mer, soleil couchant, de sentir le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quoi de plus relaxant que de se promener en bord de mer, soleil couchant, de sentir le sable sous nos pieds et de respirer les embruns ? Dans ce moment de quiétude, rien ne saurait plus vous agacer que la vue de <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/lutte-contre-pollution-plastique-oceans/">déchets plastiques</a> charriés par les vagues.</p>
<p>Mais voilà, ce <strong>petit carré noir</strong> dont les quatre coins partent en pointe, que vous avez d’abord pris pour du plastique, n’est en réalité pas un détritus. Il s’agit d’une <strong>capsule d’œuf de raie</strong> et son observation et son identification peuvent aider les scientifiques.</p>
<h2>Programme CapOeRa</h2>
<p>Depuis 2005, <strong>l’Association Pour l’Etudes et la Conservation des Sélaciens (APECS) coordonne le <a href="https://www.asso-apecs.org/Principes-du-programme.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">programme CapOeRa</a></strong> – ou Capsules d’œufs de Raies – un peu partout sur nos côtes, à l’océan Atlantique, la Manche ainsi qu’à la mer Méditerranée.</p>
<p>Le principe : aider les scientifiques à <strong>mieux connaître les différentes espèces de raies</strong> présentes dans les eaux françaises, à l’heure où nous manquions cruellement d’informations dans ce domaine.</p>
<p>Testé pendant deux ans en Bretagne, le programme CapOeRa a été déployé à l’échelle nationale à partir de 2008 et continue d’exister aujourd’hui. Plusieurs structures relais – soutenues par d’autres associations, des aquariums, des maisons de la nature, des offices de tourisme, etc. – ont été installées depuis les plages du Nord jusqu’aux plages proches de Montpellier, en passant par tout le littoral atlantique.</p>
<div id="attachment_19701" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-19701" class="size-full wp-image-19701" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/carte-programme-capoeraraies.jpg" alt="Programme CapEoRa" width="642" height="398" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/carte-programme-capoeraraies.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/carte-programme-capoeraraies-300x186.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-19701" class="wp-caption-text">Source et copyright : <a href="https://www.asso-apecs.org/Carte-des-structures-relais.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">APECS</a>.</p>
</div>
<p>Les promeneurs n’ont qu’à <strong>ramasser les capsules de raies</strong> qu’ils trouvent sur les plages et les déposer dans des bacs prévus à cet effet. Ces derniers seront ensuite acheminés jusqu’à des scientifiques qui pourront étudier leurs contenus et compiler ces données.</p>
<p>Grâce à ces <strong>informations collectées directement par le grand public sur le terrain</strong>, les scientifiques peuvent mieux connaître les aires de distribution des raies ainsi que leur mode de reproduction, les périodes de ponte, etc.</p>
<h2>Des bébés raies en capsule</h2>
<div id="attachment_19697" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-19697" class="size-full wp-image-19697" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/capsule-oeuf-raie-rotated.jpg" alt="Capsule d'oeuf de raie" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/capsule-oeuf-raie-rotated.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/07/capsule-oeuf-raie-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-19697" class="wp-caption-text">Capsule d&rsquo;oeuf de raie, sur l&rsquo;île d&rsquo;Oléron. ©Espèces Menacées</p>
</div>
<p>Mais au fait, <strong>c&rsquo;est quoi une capsule d&rsquo;oeuf de raie</strong> ? Cela peut sembler incroyable, mais toutes les espèces de raies n’ont pas le même mode de reproduction et parmi la trentaine d’espèces qui côtoie les côtes de France métropolitaine, plusieurs sont <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/ovipare/">ovipares</a>. En réalité à l’échelle globale, <strong>l’oviparité concernerait environ 30 % des raies dans le monde</strong>.</p>
<p>Cela signifie qu’<strong>elles pondent des œufs, renfermés dans des sortes de capsules</strong> qui restent collées au fond de la mer.</p>
<p>Après l’éclosion de l’œuf, <strong>le bébé raie perce la capsule</strong> et part faire sa vie dans l’océan ou la mer, tandis que <strong>la capsule dérive jusqu’à finir par s’échouer sur le rivage</strong>. C’est là que nous pouvons les ramasser pour les soumettes aux scientifiques.</p>
<p>Grâce à leur teneur en kératine, les capsules d’œufs de raies sont souples dans l’eau, mais très résistantes et fermes à l’air libre. Elles peuvent être ramassées sans crainte. Le plus souvent, on les trouve dans ce qu’on appelle « <strong>la laisse de mer</strong> », cette bordure où s’accumulent algues, déchets naturels et non-naturels. A noter qu’<strong>une raie peut pondre plus d’une centaine d’œufs à la fois</strong>.</p>
<p>D’autres raies sont <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/ovovivipare/">ovovivipares</a> : elles donnent naissance à des bébés raies déjà complètement formés et ne pondent pas d’œufs en externe. Les œufs restent dans le ventre de la mère jusqu’à la naissance des petits. D’autres encore sont <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/vivipare/">vivipares</a>.</p>
<h2>Les espèces les plus observées en France</h2>
<p>A chaque type de capsule correspond une espèce particulière de raies, et une capsule contient un seul individu. Avec un peu d’aide et de l’entraînement, il est possible de reconnaître quelle espèce de raie a pondu cette capsule.</p>
<p>En <a href="https://www.especes-menacees.fr/monde/europe/france/">France</a>, on a identifié <strong>plus d’une dizaine d’espèces de raies ovipares</strong> différentes grâce à l’étude des capsules, mais certaines sont plus répandues que les autres.</p>
<p><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FPavillonBleuFrance%2Fphotos%2Fa.269461969828797%2F295830057191988%2F%3Ftype%3D3&amp;show_text=true&amp;width=500" width="500" height="590" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h3>La raie brunette (70 % de la collecte nationale)</h3>
<p>C’est l’espèce de raie dont on retrouve le plus de capsules sur nos plages. Entre 2005 et 2017, en effet, 510.000 capsules de <strong>raies brunettes</strong> ont été collectées en France, soit 70 % de la collecte nationale totale.</p>
<p>La raie brunette est une<strong> raie benthique</strong>, qui vit principalement sur les fonds meubles comme les fonds sableux, la vase, les graviers, ainsi que dans les herbiers. Adulte, elle mesure en moyenne 80 à 100 cm de long et se caractérise par sa face dorsale brune qui lui vaut son nom. Tout le dessus de son corps est recouvert de bandes plus sombres entourées çà et là de points blancs. Sa face ventrale, en revanche, est blanche.</p>
<p>Ses capsules présentent une <strong>cavité rectangulaire de 7 à 9 cm de long</strong>, encadrée par des cornes supérieures plus longues que celles inférieures. Ces dernières se relèvent légèrement vers le haut, comme on peut le constater lorsqu’on observe la capsule de profil.</p>
<p><a href="https://asso-apecs.org/IMG/pdf/fiche_espece_raie_brunette_apecs_11-2020.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d’infos</a>.</p>
<h3>La raie bouclée (25 %)</h3>
<p>Deuxième espèce de raie ovipare la plus observée sur nos côtes, à en croire le nombre d’échouages de capsules sur nos plages – notamment dans la Manche et en Bretagne –, la <strong>raie bouclée</strong> est également une espèce benthique.</p>
<p>Légèrement plus grande que la raie brunette, elle mesure 90 à 100 cm de long. Sa face ventrale est blanche, bordée de bandes grisâtres, tandis que sa face dorsale présente des petits points noirs et jaunes et une couleur globale qui varie d’un individu à l’autre.</p>
<p>La capsule de la raie bouclée se différencie par une <strong>cavité rectangulaire proéminente, de forme quasi-carrée, mesurant 6 à 7 cm</strong> de long environ. Les cornes sont plus courtes que chez la raie brunette, et généralement de même taille.</p>
<p><a href="https://asso-apecs.org/IMG/pdf/fiche_espece_raie_bouclee_apecs_11-2020.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d’infos</a>.</p>
<h3>La raie lisse (2,7 %)</h3>
<p>Présente partout sur nos côtes françaises, cette espèce côtière est benthique, autrement dit, elle vie cachée au fond de la mer le jour et s’active à la nuit tombée. Sa face dorsale est brune parsemée de petits points noirs et de plus rares taches claires tandis que son ventre est blanc. Elle mesure dans les 1 mètre de long.</p>
<p>La capsule de la <strong>raie lisse</strong> se distingue par ses cornes supérieures deux fois plus longues que celles inférieures, et qui sont bien souvent cassées lorsqu’on les découvre sur la plage. La cavité centrale, quant à elle, mesure 10 à 12 cm.</p>
<p>Les échouages les plus importants de capsules pour cette espèce ont été observés à <strong>l’Ouest du Cotentin</strong>. En revanche, vous n’en trouverez pas ou très peu sur les plages méditerranéennes ou dans le Sud du Golfe de Gascogne.</p>
<p><a href="https://asso-apecs.org/IMG/pdf/fiche_espece_raie_lisse_apecs_11-2020.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d’infos</a>.</p>
<h3>La raie douce (0,9 %)</h3>
<p>Raie benthique également, la <strong>raie douce</strong> est elle aussi recouverte de points noirs sur le dos, à l’exception des bords des ailes qui sont dépourvus de taches. Chaque aile présente même, en général, un début d’<a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/ocelle/">ocelle</a> de part et d’autre, et sa face ventrale est blanche.</p>
<p>La raie douce est cependant plus petite que les précédentes espèces de raies citées, avec une taille moyenne oscillant entre 60 et 80 cm maximum.</p>
<p>Sa capsule est également plus petite que les autres, avec une <strong>cavité centrale de 5 à 6 cm, aux bords arrondis</strong>. En revanche, ses cornes sont plutôt longues en comparaison avec la cavité qu’elles encadrent.</p>
<p>C’est <strong>surtout en Vendée</strong> qu’on a retrouvé le plus de capsules de raies douces, et plus rarement sur le reste de la façade Ouest. En mer Méditerranée, les échouages sont très rares, d’après les données collectées par le programme CapOeRa.</p>
<p><a href="https://asso-apecs.org/IMG/pdf/fiche_espece_raie_douce_apecs_11-2020.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d’infos</a>.</p>
<h3>La raie mêlée (0,3 %)</h3>
<p>Benthique, cette espèce de raie n’est pas présente en mer Méditerranée. Les échouages de capsules les plus nombreux ont été observés <strong>en Gironde</strong>, et très peu ailleurs, notamment dans la Manche Est où il n’y a eu que peu d’observation.</p>
<p>De taille moyenne par rapport aux autres espèces citées, <strong>la raie mêlée mesure 70 à 90 cm de long</strong>. Sa face dorsale est grise, brune, voire verdâtre, ou parfois couleur sable, selon les individus. Des lignes et des taches claires parsèment son dose, souvent de façon parallèle de part et d’autre de chaque aile. Sa face ventrale est blanche.</p>
<p>Sa capsule est, elle aussi, de taille moyenne avec une <strong>cavité étroite à sa base</strong> et mesurant 7 à 8 cm de long. Les cornes supérieures, en revanche, sont longues et fines tandis que les cornes inférieures sont courtes et larges, et légèrement recourbées vers l’intérieur.</p>
<p><a href="https://asso-apecs.org/IMG/pdf/fiche_espece_raie_melee_apecs_11-2020.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d’infos</a>.</p>
<h3>La raie fleurie (0,1 %)</h3>
<p>Vivant dans les fonds meubles et les herbiers, la <strong>raie fleurie</strong> est aussi bien présente dans l’Atlantique, la Manche et la Méditerranée. De taille légèrement plus petite que ses cousines, elle mesure 75 cm de long chez les femelles et 67 cm chez les mâles, qui sont donc moins grands.</p>
<p>On reconnait facilement la raie fleurie aux <strong>deux ocelles noirs et jaunes</strong> présents sur chacune des deux ailes et qui ressortent sur le brun clair de la face dorsale. Le ventre, quant à lui, est blanc, avec une ligne plus sombre en bordure des ailes.</p>
<p>Sa capsule est elle aussi très distincte des autres, avec une <strong>cavité petite de 5 à 6 cm à la forme très arrondie, ainsi que des cornes supérieures très longues</strong>, au point de se courber et parfois de se croiser. Attention, cependant, il est rare de trouver des capsules intactes après leur échouage. Il arrive donc que les cornes soient cassées et compliquent l’identification de l’espèce.</p>
<p><a href="https://asso-apecs.org/IMG/pdf/fiche_espece_raie_fleurie_apecs_11-2020.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Plus d’infos</a>.</p>
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		<title>Le putois d’Europe toujours pas protégé en France</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/putois-pas-protege-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 21:32:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actions politiques]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a du mieux pour ce petit mustélidé, mais malgré les nombreux efforts fournis par ses...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a du mieux pour ce <strong>petit mustélidé</strong>, mais malgré les nombreux efforts fournis par ses défenseurs, <strong>le putois ne bénéficie toujours pas d’un statut de protection</strong> dans l’Hexagone. Plusieurs pays d’Europe le protègent déjà à différents niveaux, dont le Royaume-Uni, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, l’Italie et la Catalogne, en Espagne. Et en France ?</p>
<h2>Retiré de la liste des « nuisibles »</h2>
<p><a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/putois-europe-pourrait-devenir-espece-protegee/">En 2019, déjà</a>, le naturaliste <strong>Pierre Rigaux</strong> et la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) avaient demandé le <strong>retrait de l’espèce Mustela putorius de la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts</strong> – autrefois appelée « liste des nuisibles » – et son <strong>inscription en tant que « mammifère protégé »</strong>.</p>
<p>Trois ans plus tard, la victoire est partielle : <strong>le putois d’Europe quitte enfin la liste des espèces nuisibles</strong>, mais il n’est toujours pas protégé. La décision est parue au Journal Officiel, le 14 mai 2022, et qui suit l&rsquo;interdiction par le Conseil d’Etat interdisait la pratique du piégeage sur ce petit mammifère dans les départements du Pas-de-Calais et de Loire-Atlantique. Ces départements étaient les derniers à piéger l&rsquo;espèce en France.</p>
<h2>Toujours chassable</h2>
<p>Pour autant, putois n’est toujours pas protégé. L’espèce reste en effet chassable durant la saison de chasse, et <strong>inscrite en tant que « gibier »</strong>. Une situation qui ne saurait perdurer, compte tenu du déclin constant du petit mustélidé depuis plusieurs décennies.</p>
<p>En mai 2021, une centaine de scientifiques et de personnalités engagées ont publié une tribune dans <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/31/biodiversite-il-faut-inscrire-le-putois-sur-la-liste-des-animaux-proteges_6082173_3232.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le Monde</a>, appelant à <strong>inscrire le putois sur la liste des espèces protégées</strong> en France.</p>
<p>Allain Dugrain Dubourg, Corinne Lepage ou encore Yann Arthus-Bertrand demandaient la signature immédiate d’un arrêté ministériel pour le protéger. Un an plus tard, ce n’est toujours pas fait.</p>
<h2>Pour la protection du putois d’Europe</h2>
<p>Or, il y a urgence. Dans un <a href="https://www.sfepm.org/sites/default/files/inline-files/Proteger_le_Putois_Rigaux_SFEPM_2017.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rapport de 2017</a>, la SFEPM rappelle que <strong>les effectifs du putois ont chuté tout au long du XXe siècle en Europe</strong>. En cause principalement : la destruction de l’espèce par la chasse et le piégeage, et la perte de son habitat naturel. La dégradation des <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/disparition-zones-humides/">zones humides</a> est particulièrement pointée du doigt.</p>
<p>« <em>Notre demande d’inscrire l’espèce sur la liste des mammifères protégées a reçu toutes les validations scientifiques : celle du Muséum national d’Histoire naturelle en 2018, celle du Conseil national de protection de la nature en 2019. La même année, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) écrivait au ministre de l’époque pour lui demander de protéger l’espèce</em> », énumère la SFEPM.</p>
<p>La<strong> reconnaissance du putois comme espèce protégée</strong> permettrait de débloquer la mise en place d’un plan national de conservation, aujourd’hui empêché par l’absence de protection réglementaire.</p>
<p>Mais pourquoi cela traîne ? D’après la SFEPM, « <em>l’immobilisme du ministère sur ce dossier s’explique en grande partie par la pression du <strong>lobby de la chasse</strong></em><strong> </strong>». L’association a lancé en fin d’année dernière une pétition et un site internet dédié pour faire avancer la cause du putois. Voici le lien : <a href="https://www.sauvonslesputois.fr/#petition_formulaire" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.sauvonslesputois.fr/#petition_formulaire</a>.</p>
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		<title>Un nouveau Sommet de la Terre toujours plus attendu</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/sommet-de-la-terre-2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 07:38:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actions politiques]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les dix ans, les pays du monde entier se réunissent à l’appel des Nations unies pour...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/sommet-de-la-terre-2022/">Un nouveau Sommet de la Terre toujours plus attendu</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les dix ans, les pays du monde entier se réunissent à <strong>l’appel des Nations unies pour parler environnement</strong>. Le tout premier de ces rendez-vous s’est déroulé en 1972 à Stockholm, en Suède.</p>
<p>Les <strong>2 et 3 juin 2022, c’est dans cette même ville, en Suède</strong> qu&rsquo;a lieu cet événement aujourd’hui considéré comme le plus important au monde en matière d’environnement.</p>
<p>Il y a trente ans, à Rio, s&rsquo;était tenu le Sommet de la Terre qui avait le plus <strong>marqué l’histoire</strong>. Mais en trois décennies, peu de choses se sont malheureusement améliorées en matière de lutte pour la préservation de la nature, tandis que la crise climatique, elle, s’est renforcée.</p>
<h2>Stockholm 2022, quelles attentes ?</h2>
<p>Contrairement aux <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/cop-definition-actions/">COP</a> qui adressent à chaque fois une thématique en particulier, <strong>le Sommet de la Terre aborde à la fois le climat, la biodiversité et la pollution</strong>.</p>
<p>Trois grands sujets qui se rejoignent et symbolisent une triple crise planétaire que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a désigné comme « <em>la <strong>menace existentielle numéro 1</strong></em> » et qui exige « <em>un effort urgent et total pour renverser la situation</em> ».</p>
<p>Hautement symbolique, le <strong>Sommet de la Terre de Stockholm 2022</strong> est fortement attendu, alors que la crise écologique n’a jamais été aussi tangible depuis le début de l’ère industrielle.</p>
<p>Le deuxième volet du dernier <strong>rapport du Giec</strong>, présenté en début d’année, a d’ailleurs alerté sur les effets déjà visibles du changement climatique, à <strong>+1,09°C en 2021</strong>, avec des manques d’eau et de nourriture récurrents, en particulier en Afrique et en Asie, l’émergence de nouvelles maladies et la réduction de moitié des <a href="https://www.especes-menacees.fr/definition/aire-de-repartition/">aires de répartition</a> des espèces animales et végétales de la planète.</p>
<p>Les experts du Giec ont également souligné les<strong> effets en cascade de catastrophes naturelles de plus en plus rapprochées</strong>, et aucun pays du monde ne sera épargné.</p>
<p>Pour<strong> Stockholm 2022</strong>, on espère dresser le bilan de la situation, mais aussi apporter des réponses adaptées à l’urgence qui nous fait face. A l’issue des discussions, <strong>un Conseil de la Terre devrait être créé, ainsi qu’un Institut sur les Océans et sur le Climat</strong>. Des mesures devraient également être annoncées pour les décennies à venir.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-19662" src="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/06/réchauffement-climatique-giec.jpg" alt="Evolution des températures depuis 1850" width="642" height="398" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/06/réchauffement-climatique-giec.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2022/06/réchauffement-climatique-giec-300x186.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<h2>Le Sommet de la Terre de 1992</h2>
<p>Il y a trente ans, ce rendez-vous est devenu LA référence en matière de protection de l’environnement.</p>
<p>Les ambitions affichées en 1992 ont en effet été les plus fortes jamais assumées alors à l’échelle internationale. C’est lors du <strong>Sommet de la Terre de 1992</strong> que sont adoptées trois conventions de poids :</p>
<ul>
<li>la <strong>convention sur la diversité biologique</strong>, un document juridique contraignant qui vise à conserver une diversité biologique bien entendu, mais également à l’utilisation durable de cette diversité biologique et au partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques ;</li>
<li>la <strong>convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification</strong>, qui propose une façon tout à fait nouvelle d’appréhender les écosystèmes arides afin d’éviter l’aggravation du phénomène de désertification ;</li>
<li>la <strong>convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques</strong>, qui pose le principe de « responsabilités communes mais différenciées » des Etats selon leur niveau de développement.</li>
</ul>
<p>C’est de la rencontre à Rio 1992 que découlent ensuite les dispositions signées lors du <strong>Protocole de Kyoto en 1997</strong>, notamment sur les objectifs de diminutions des émissions de gaz à effet de serre pour limiter le changement climatique.</p>
<p>C’est aussi à Rio qu’est adopté<strong> l’Agenda 21</strong> qui reprend 27 principes pour faire face aux problèmes du siècle prochain d’alors, c’est-à-dire du XXIe siècle. Parmi ces principes, on retrouve notamment celui de <strong>développement durable</strong>, qui aura guidé les politiques environnementales pendant de nombreuses années et continue encore de le faire à bien des égards.</p>
<p>Dans tous les cas, beaucoup espèrent qu’à contrario des précédents rendez-vous, Stockholm 2022 abordera (enfin) la question de<strong> la décroissance</strong> pour que <strong>la sobriété</strong>, et non plus la croissance, guide les politiques à venir en matière de protection de l’environnement&#8230; Ainsi que le préconisent nombre de scientifiques, dont les experts du Giec.</p>
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		<title>Les ours toujours (mais doucement) plus nombreux dans les Pyrénées</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/actualites/retour-ours-pyrenees/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jennifer Matas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2022 06:25:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actions politiques]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà une nouvelle qui ravira les uns et agacera les autres : la population d’ours bruns est en...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà une nouvelle qui ravira les uns et agacera les autres : <strong>la population d’ours bruns est en augmentation dans les Pyrénées</strong>. Malgré les nombreuses polémiques et les derniers cas d’<a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/abattage-ours-ariege-sentiment-impunite/">ours tués par la main de l’homme</a>, la réintroduction de l’espèce n’a pas été l’échec annoncé par certains. Cependant, leur population reste fragile et les efforts doivent se poursuivre.</p>
<h2>Au moins 70 ours dans les Pyrénées en 2021</h2>
<p>Nouvelle porteuse d&rsquo;espoir : les effectifs sont en augmentation. Le dernier recensement fait état d’<strong>au moins 70 ours détectés dans les Pyrénées en 2021</strong>, soit 6 de plus que l’année précédente, en 2020. Pour rappel, ils n’étaient que 5 ou 6 en 1995, avant que <strong>11 ours slovènes ne soient réintroduits</strong>.</p>
<p>Seuls trois de ces ours réintroduits sont encore en vie aujourd&rsquo;hui, et malgré les <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/troisieme-ours-tue-pyrenees-2020/">quatre autres ours tués depuis 2020</a> – deux en France, non-remplacés par l’Etat comme le prévoit pourtant le <strong>Plan Ours</strong> et deux en Espagne – les effectifs sont donc en hausse. Comment ? Grâce à la reproduction, bien entendu.</p>
<p>Ne serait-ce que l’an dernier, <strong>au moins huit portées</strong> ont été repérées avec certitude dans les Pyrénées. Soit au total <strong>15 oursons</strong>, dont trois oursons mâles nés de la femelle Sorita, relâchée en octobre 2018.</p>
<p>« <em>Cette première portée menée à terme en Béarn depuis 2004 reste symboliquement importante, mais elle n’assurera malheureusement pas l’avenir de l’espèce dans cette partie des Pyrénées</em> », où les mâles sont déjà nombreux et manquent de femelles, <a href="https://paysdelours.com/fr/ours-pyrenees-la-population-continue-daugmenter-mais-le-noyau-occidental-reste-fragile/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">note Pays de l’Ours-Adet</a>.</p>
<p>En 2022, les portées pourraient être d’un même ordre de grandeur, puisqu’<strong>une quinzaine de femelles sont susceptibles de s’être reproduites</strong>. On peut donc attendre entre 8 et 10 portées nées cette année, et qui seront identifiées l’année prochaine, en 2023.</p>
<p>Mais attention, <strong>tous les oursons ne survivent pas jusqu’à l’âge adulte</strong>. Divers facteurs peuvent les faire mourir prématurément : maladie, accident et même infanticide, les ours mâles pouvant tuer la progéniture d’une femelle pour s’accoupler avec elle.</p>
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<h2>Population pas encore viable</h2>
<p>Si les ours sont en effet plus nombreux, <strong>leur population n’est pas encore suffisante pour être considérée comme viable</strong>. Depuis 2006, les effectifs n’ont en effet augmenté que de 11,4 % par an, rappelle <a href="https://www.especes-menacees.fr/pays-ours-adet/">Pays de l&rsquo;Ours</a>.</p>
<p>La population de la partie occidentale des Pyrénées est particulièrement fragile et ne compte que 6 ours : un mâle prénommé Rodri, les deux femelles relâchées en 2018, Claverina et Sorita, ainsi que les trois oursons de cette dernière. Deux autres mâles, Néré et Cannellito, oscillent entre ce territoire et les Pyrénées centrales.</p>
<p>« <em><strong>Nous demandons à l’Etat que les ours tués dans les Pyrénées françaises depuis 2020 soient compensés par des femelles lâchées en Béarn</strong>, afin de conforter ce noyau de population</em> », a fait savoir l’association Pays de l’Ours.</p>
<p>Les deux ours en question sont le mâle Gribouille, tué par balle en Ariège en juin 2020 sans que personne n’ait à ce jour été inculpé, et la femelle Caramelles, abattue par un chasseur en novembre 2021. Deux autres ours ont été tués dans les Pyrénées espagnoles en 2020 : le mâle Cachou, empoisonné, et la femelle Sarousse, tuée lors d&rsquo;une battue aux sangliers.</p>
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