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Ils lâchent 24 lapins et finissent par se multiplier par 600 millions et transformer 5,3 millions de km² de sols fertiles en zones dégradées.

Par Cécile Arnoud | Publié le 08.02.2026 à 6h23 | Modifié le 08.02.2026 à 6h23 | 0 commentaire
Ratón utilizado en estudios científicos sobre reproducción con múltiples padres y supervivencia de la especie.

Cela ressemble à une blague, mais ce n'est pas le cas. En 1859, le lâcher de quelques lapins européens en Australie, destinés à avoir « une touche de foyer » et du gibier, finit par devenir l'une des invasions biologiques les plus dommageables du pays. À son apogée, les estimations évaluent la population à environ 600 millions d'animaux, avec un impact direct sur les champs, les pâturages et des écosystèmes entiers.

Le résultat en pratique ? Sol nu, moins de végétation indigène et plus d’érosion. Et ça se voit.

Pourquoi sont-ils devenus incontrôlables si rapidement ?

Le lapin européen cumule deux « avantages » pour une invasion : il se reproduit à grande vitesse et s’adapte facilement. Dans des conditions favorables, un seul couple peut générer une population de 184 lapins en 18 mois. Lorsqu’il y a également de la nourriture disponible et peu de prédateurs capables de ralentir constamment la croissance, l’expansion devient explosive.

En fait, en quelques décennies seulement, les lapins ont fini par dominer près de 70 % de la masse continentale australienne (environ 5,3 millions de km²). Il s’agit d’un chiffre si important qu’il est difficile de l’imaginer, mais il permet de comprendre pourquoi le problème n’était pas (et n’est pas) uniquement rural. Cela affecte des paysages entiers.

Comment ils dégradent les sols et la végétation (sans en avoir l’air au premier abord)

Les dégâts ne se limitent pas à « ils mangent l’herbe ». Les lapins mâchent les pousses et les jeunes plants, juste la partie qui permet à la végétation de se régénérer. Lorsque cette régénération est interrompue, les terres perdent leur couverture végétale et sont exposées.

C’est là que commencent les effets en chaîne : plus d’érosion due au vent et à la pluie, moins de matière organique et une moins bonne qualité des sols. Dans les zones productives, cela se traduit par des pâturages plus pauvres et une pression accrue sur les campagnes, ce qui peut se faire sentir même dans l'économie locale.

Pour le dire en chiffres simples, selon certaines estimations, 7 lapins équivalent à un mouton « sec » en termes de consommation de végétation. Cela semble peu, mais multipliez cela par des centaines ou des milliers d’animaux et le « grignotage » devient un véritable changement de paysage.

Une menace écologique | Vidéo : Au-delà des mystères

Clôtures et virus : ce qui a fonctionné (et ce qui a perdu de sa vigueur)

L'Australie a tout essayé. L'une des réponses les plus frappantes a été la Rabbit-Proof Fence en Australie occidentale, lancée en 1901, avec des sections dépassant 1 800 km et un système total d'environ 3 256 km. L’idée était claire : stopper l’avancée vers les zones agricoles. Le problème est qu’une telle barrière nécessite un entretien constant et n’empêche pas la recolonisation.

Puis est venu le biocontrôle. La myxomatose dans les années 1950 a considérablement réduit les populations (dans certains endroits, plus de 90 %), mais au fil du temps, une résistance est apparue. Dans les années 90, le virus de la maladie hémorragique du lapin (RHDV) s’est propagé et, plus récemment, de nouveaux variants tels que le RHDV1 K5 (diffusé à l’échelle nationale en 2017) ont été introduits pour tenter de retrouver son efficacité.

La leçon est inconfortable mais utile : ce n'est pas une « solution et c'est tout ». C'est une carrière évolutive.

Ce qu'il faut désormais prendre en compte

L'expérience australienne laisse une idée très claire en matière de gestion environnementale : empêcher l'introduction d'espèces coûte bien moins cher que contenir une invasion alors qu'elle occupe déjà des millions de kilomètres carrés. Et cela rappelle aussi quelque chose de très quotidien : lorsqu’il y a de la nourriture et un abri, le rebond de la population peut être rapide, même après de fortes baisses.

L’impact sur les campagnes ne se produit pas de manière isolée et recoupe d’autres défis tels que la restauration des terres. dégradées, les stratégies de lutte antiparasitaire et la nécessité de restaurer la fertilité des sols. En fin de compte, ce sont les pièces du même puzzle.

L'étude et l'explication scientifique la plus récente sur le biocontrôle et l'ampleur du problème ont été publiées par le CSIRO sur leur page sur le biocontrôle du lapin en Australie.

L'entrée Ils lâchent 24 lapins et finissent par se multiplier par 600 millions et transformer 5,3 millions de km² de sol fertile en zones dégradées a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.

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