La zone inondable du Népal est aujourd'hui le point de convergence de l'aide internationale menée par l'ONU, soucieuse de soigner le plus grand nombre de victimes possible, tandis que les recherches se poursuivent contre la montre pour les blessés et les morts.
Comme toujours lorsque des événements extrêmes surviennent, ceux qui souffrent le plus sont les enfants. C'est pourquoi d'énormes ressources sont envoyées pour nourrir, abriter et soigner les victimes de cette tragédie, dont beaucoup sont complètement seules.
Inondations au Népal : il est temps d’aider
Le déluge est déjà passé et n’a laissé que des destructions dans son sillage. Il est maintenant temps de reconstruire et d'essayer d'aider le plus de victimes possible, tout en sortant les corps de la boue et en prenant soin de ceux qui ont été sauvés.
Le glacier s'est brisé et avec lui la vie de milliers de Tibétains et de Népalais qui accomplissaient leurs tâches quotidiennes lorsque la coulée de boue a dévasté leurs villages. De plus, il y avait des milliers d'étrangers dans la région qui partaient en pèlerinage, en alpinisme ou en tourisme. Il existe plusieurs villages qui ont été presque ensevelis sous la boue et où les travaux sont réalisés avec plus de diligence et d'urgence.
Le problème est que de nombreuses communautés touchées sont complètement isolées et que l’on ne sait pas exactement quelle est leur situation. Les gouvernements chinois et népalais déploient d’énormes efforts pour les atteindre.
Les inondations au Népal ont détruit les ponts qui reliaient les deux rives, faisant du manque de communication l'un des pires problèmes auxquels sont confrontés ceux qui tentent d'aider. L'urgence humanitaire est maximale et des moyens aériens sont utilisés pour atteindre les endroits les plus reculés.
Vulnérabilité et coûts inabordables
Il s’agit d’une zone particulièrement vulnérable qui a subi d’innombrables épisodes d’inondations, d’inondations, de glissements de terrain et de tremblements de terre, qui ont déjà coûté la vie à des milliers de personnes et qui, selon les autorités compétentes, ne peuvent que s’aggraver.
En fait, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) a déjà alerté sur la réalité qui menace la planète : entre 2015 et 2030, on estime que le nombre d'événements extrêmes que le monde pourrait subir est de 560, ce qui implique une augmentation de 40 %.
Les coûts économiques de ces tragédies s’additionnent et se poursuivent, et les chiffres varient selon les agences, mais sont estimés à environ 2,29 milliards de dollars par an rien qu’en dommages confirmés. Les dégâts écologiques et environnementaux sont incalculables.
Et le pire, c’est que sous des glaciers qui fondent à un rythme excessif en raison du réchauffement climatique, des millions de personnes vivent dans une situation de vulnérabilité aussi réelle que dangereuse, et les récentes inondations au Népal en sont la preuve concluante.
Car après le déluge, non seulement il reste une trace de désolation, mais, lorsque les eaux diminuent, la réalité est dantesque. Les victimes sont isolées, seules, atteintes de troubles mentaux, sans logement, avec des difficultés d'accès aux services minimaux de santé et d'assainissement, sans eau potable et tout cela fait que l'urgence n'est pas ponctuelle, mais peut durer des semaines et des mois.
ONU, OMS, UNICEF : choc, condoléances et aide urgente
António Guterres a pris la parole au nom de l'ONU, organisation dont il est secrétaire général, pour exprimer ses regrets et ses condoléances aux peuples népalais et tibétain et réitérer sa solidarité avec les victimes des inondations et leurs familles.
D'autre part, les autorités ont été informées que les services d'urgence de l'ONU sont déjà déployés dans la zone et qu'ils apportent de la nourriture, de l'eau potable, des médicaments et d'autres fournitures aux zones touchées par la catastrophe.
Des sommes d'argent ont également été allouées (pour l'instant 2 millions de dollars). Les travaux sont réalisés avec le soutien du Bureau de coordination des affaires humanitaires et en utilisant les voies aériennes pour atteindre les endroits les plus reculés.
L'OMS a envoyé des équipes de secours, des fournitures et des tentes pour soutenir les agents de santé dans la région et fournir des soins de base à 10 000 personnes. D'autres camions transportant du matériel d'urgence, préparés par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'UNICEF, arriveront bientôt dans la région.
Il y a plus de 17 000 enfants concernés
Le site le plus touché est situé à environ 80 kilomètres de la capitale du Népal, Katmandou, et constitue l'entrée de l'Himalaya pour des milliers de touristes et de pèlerins de toutes nationalités, qui se rendent dans la vallée pour accomplir des actes sacrés ou faire de l'alpinisme dans l'un des lieux les plus emblématiques du monde.
À l’heure actuelle, étant donné les conditions d’isolement et le manque de communication dus aux inondations au Népal, il est impossible de connaître l’ampleur réelle de cette tragédie ni même d’imaginer le nombre de personnes qui ont été victimes de la catastrophe.
Mais ce qui est très préoccupant, ce sont les enfants, victimes habituelles de toute tragédie et qui, à cette occasion, sont au moins 17 000, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). Ils ont besoin de toutes sortes de soins, en plus de la nourriture et des soins médicaux, car ils seront effrayés, désorientés et beaucoup d’entre eux se retrouveront seuls et sans abri.





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