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L’agriculture non durable étouffe la biodiversité méditerranéenne

Par Cécile Arnoud | Publié le 21.12.2025 à 2h24 | Modifié le 21.12.2025 à 2h24 | 0 commentaire
La agricultura insostenible asfixia a la biodiversidad mediterránea

L’agriculture non durable est devenue l’une des principales menaces pour la biodiversité méditerranéenne, l’une des plus riches et des plus uniques de la planète. Le climat, la variété des paysages et la longue coexistence entre les activités humaines et la nature ont donné naissance à des écosystèmes fragiles mais très diversifiés.

Or, depuis quelques décennies, les modèles agricoles intensifs étouffent cet équilibre ancien.

L’utilisation excessive de pesticides et d’engrais chimiques est l’un des facteurs les plus dommageables. Ces substances contaminent les sols, les rivières et les aquifères, affectant non seulement les espèces végétales sauvages, mais aussi les insectes pollinisateurs comme les abeilles et les papillons, essentiels au fonctionnement des écosystèmes et à la production alimentaire. La réduction de ces pollinisateurs met les cultures en danger et accélère la perte de biodiversité.

L’UICN met en garde : l’agriculture moderne met en échec la biodiversité méditerranéenne

18 % des espèces animales et végétales méditerranéennes dépendent pour survivre des paysages agricoles, notamment traditionnels, mais les pratiques agricoles « non durables » en menacent 28 %, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L'UICN a présenté jeudi un rapport qui analyse les menaces et les habitats appropriés pour toutes les espèces méditerranéennes enregistrées dans la base de données « liste rouge » des espèces menacées de ce réseau.

L'étude a été diffusée dans le cadre de l'événement « Agriculture, élevage et biodiversité : connecter le territoire et l'avenir », que l'UICN organisera à Madrid, en collaboration avec le Ministère de la Transition écologique et du Défi démographique (Miteco).

Or, depuis quelques décennies, les modèles agricoles intensifs étouffent cet équilibre ancien.

La recherche souligne que 18 % des espèces méditerranéennes dépendent des paysages agricoles pour survivre, « en particulier ceux gérés de manière traditionnelle, diversifiée et mosaïque ».

«Ces paysages agricoles constituent des habitats importants pour de nombreuses espèces. Certaines espèces prospèrent spécifiquement dans les habitats agricoles, comme la perdrix rouge dans les oliveraies ou le traquet motteux dans les paysages dominés par les oliviers », rapporte l'UICN.

Monoculture et pesticides, principaux moteurs du déclin écologique

Au contraire, il révèle qu'au moins 28 % des espèces évaluées sont affectées par des pratiques agricoles non durables, telles que la monoculture, l'utilisation excessive de pesticides et d'engrais ou le surpâturage.

« La Méditerranée est un haut lieu de biodiversité et un paysage façonné depuis des millénaires par l'agriculture. Cependant, nous sommes aujourd'hui confrontés à l'urgence d'équilibrer la production alimentaire avec la conservation de la nature », selon le directeur du Centre de coopération pour la Méditerranée de l'UICN, Maher Mahjoub.

L’UICN et Miteco réclament un nouveau pacte entre agriculture et nature

L'UICN et Miteco affirmeront ce jeudi à Madrid que production et biodiversité vont de pair lors d'une journée à laquelle participeront les quatre principales organisations professionnelles agricoles – COAG, UPA, Unión de Uniones et Asaja – et des représentants des administrations.

Au contraire, il révèle qu'au moins 28 % des espèces évaluées sont affectées par des pratiques agricoles non durables, telles que la monoculture, l'utilisation excessive de pesticides et d'engrais ou le surpâturage.

L’agriculture non durable contribue également au changement climatique, à la fois par l’utilisation de combustibles fossiles et par les émissions d’oxydes d’azote provenant des engrais. À son tour, le changement climatique intensifie les sécheresses et les vagues de chaleur, créant un cercle vicieux qui nuit à la fois à la nature et aux agriculteurs eux-mêmes.

Face à ce scénario, il est essentiel de favoriser une transition vers des modèles agricoles durables, basés sur l’agroécologie, le respect des cycles naturels et la protection des paysages. Prendre soin de la biodiversité méditerranéenne n’est pas seulement une responsabilité environnementale, mais une condition essentielle pour garantir la sécurité alimentaire et l’avenir des générations futures. Continuer la lecture sur EFE /ECOticias.com

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