Le commerce des espèces sauvages en Guinée équatoriale augmente le risque pour les espèces menacées selon le CSIC après avoir détecté que 41% des espèces vendues sur les marchés appartiennent à des catégories à risque.
L'étude confirme un changement structurel dans l'exploitation de la faune sauvage avec une pression accrue sur les espèces vulnérables, une hausse des prix et un réseau commercial de plus en plus efficace.
Le commerce des espèces sauvages en Guinée équatoriale augmente le risque pour les espèces menacées selon le CSIC
L’un des signes les plus évidents de changement est le commerce croissant des pangolins. En 1990, ils représentaient moins de 2 pour cent des animaux vendus, mais en 2025, ils atteignaient 6,5 pour cent à Bata et 10,7 pour cent à Malabo.
Cette augmentation reflète un changement plus large dans la composition du marché. Les populations de primates et de grands ongulés sont en déclin, tandis que celles de reptiles, d'oiseaux, de carnivores et d'autres espèces à haute valeur commerciale deviennent plus importantes.
L'analyse scientifique confirme un changement profond dans la composition du commerce d'espèces sauvages en Guinée équatoriale.
Il y a trente ans, seules deux espèces commercialisées étaient classées comme menacées. Actuellement, l'étude documente 15 espèces menacées et 8 presque menacées, ce qui représente 41% du nombre total d'espèces recensées et 21% des individus analysés.
Les chercheurs ont enregistré 2 783 spécimens appartenant à au moins 56 espèces au cours de trois mois de travail sur le terrain. Les mammifères représentent 80 % des animaux vendus, suivis des reptiles avec 14,1 % et des oiseaux avec 5,9 %. Ce changement reflète une détérioration accélérée de l'état de conservation de la faune et confirme que les marchés intègrent de plus en plus d'espèces en péril.
La montée en puissance du pangolin confirme l'augmentation de la pression sur les espèces vulnérables
L’un des indicateurs de changement les plus clairs est l’augmentation du commerce des pangolins (Pholidote). En 1990, ils représentaient moins de 2 % des animaux vendus. En 2025, ils atteindront 6,5% à Bata et 10,7% à Malabo, ce qui témoigne d'une croissance soutenue de leur exploitation.
Cette augmentation coïncide avec un changement dans la composition du marché. Les primates et les grands ongulés diminuent tandis que les reptiles, les oiseaux, les carnivores et les espèces à haute valeur commerciale augmentent.
Il en résulte une pression croissante sur des espèces particulièrement sensibles sur le plan écologique.
La hausse des prix des espèces menacées aggrave leur risque de disparition
L’étude révèle que les espèces menacées atteignent des prix nettement plus élevés sur les marchés. Ce phénomène reflète à la fois sa rareté et sa valeur croissante, qui favorise sa capture et sa commercialisation. Lorsqu’une espèce devient plus rare, son prix augmente, générant un effet direct sur sa surexploitation.
Cette tendance accélère le déclin des espèces clés et renforce la pression sur des populations déjà affaiblies.
Les infrastructures et les changements socioéconomiques stimulent le commerce des espèces sauvages
La croissance du commerce est liée à des facteurs structurels. L'expansion des routes facilite le transport quotidien des animaux des zones reculées vers les marchés urbains. La croissance démographique augmente la demande de viande sauvage tandis que l’accès aux armes améliore la capacité de piégeage.
Ces éléments ont transformé le commerce des espèces sauvages en une activité plus efficace et continue avec un plus grand impact environnemental.
Les scientifiques mettent en garde contre un risque d’effondrement d’espèces clés
Les chercheurs préviennent que l’exploitation actuelle n’est pas durable pour de nombreuses espèces. La pression exercée sur les primates, les pangolins et les grands mammifères soulève de sérieux doutes sur leur survie à moyen terme.
La perte de ces espèces aurait des effets directs sur les écosystèmes, affectant des processus tels que la dispersion des graines ou l'équilibre écologique. L'étude souligne la nécessité de mesures urgentes pour mettre un terme à cette tendance.
Le commerce des espèces sauvages en Guinée équatoriale augmente le risque pour les espèces menacées selon le CSIC avec un fait clé : 41 % des espèces présentes sur les marchés sont déjà dans des catégories à risque.
L'augmentation des prix, la pression sur les espèces vulnérables et l'amélioration des réseaux de transport consolident un modèle non durable qui accélère la perte de biodiversité.
Sans contrôle efficace du commerce, sans politiques de réduction de la demande et de conservation, la détérioration des écosystèmes continuera de progresser dans les années à venir.
Il en résulte une pression croissante sur les espèces les plus vulnérables sur le plan écologique. Les marchés se concentrent de plus en plus sur les animaux ayant une valeur commerciale plus élevée, ce qui intensifie leur exploitation et suscite des inquiétudes quant aux conséquences environnementales à long terme.
Les chercheurs préviennent que les espèces menacées atteignent des prix plus élevés, poussées par une demande qui recherche de plus en plus la rareté. Cette dynamique alimente la surexploitation, accélère le déclin de la population et souligne la nécessité urgente d’une action forte pour freiner le commerce des espèces sauvages.
L'entrée Le commerce des espèces sauvages en Guinée équatoriale augmente le risque pour les espèces menacées selon le CSIC et l'alerte sur les pangolins a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.





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