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Le guêpier n'est pas le grand ennemi des ruches

Par Cécile Arnoud | Publié le 20.09.2026 à 3h25 | Modifié le 20.09.2026 à 3h25 | 0 commentaire
El abejaruco no es el gran enemigo de las colmenas

Le guêpier n'est pas le grand ennemi des ruches : des études situent son impact autour de 1% et pointent le varroa comme une menace plus importante.

L'organisation SEO/BirdLife espère toujours que les demandes du secteur agricole concernant la chasse au guêpier resteront de simples demandes. Les données soutiennent la protection de cette espèce, puisqu’elle ne s’attaque qu’à 1 % des abeilles de chaque ruche qu’elle « attaque ». C'est la principale excuse qu'ils avaient, non seulement elle est devenue obsolète, mais elle manque de bon sens, car il y a des problèmes bien plus graves dans le secteur apicole comme le parasite. Destructeur de Varroa et les pénuries alimentaires.

De SEO/BirdLife, ils appellent les institutions et secteurs « concernés » à appliquer les mesures de prévention déjà approuvées, comme les filets de protection, les points d'ombrage et les fontaines à eau. Ils rappellent également que nous devons coexister avec la faune et la flore indigènes et recourront aux tribunaux si des mesures sont prises contre cet oiseau protégé.

Le guêpier n'est pas le grand ennemi des ruches

Le guêpier commun est un oiseau migrateur strictement protégé dans toute l'Europe et sa persécution est interdite par la législation en vigueur. Face aux récentes déclarations publiques des organisations agricoles proposant des mesures visant à réduire leurs populations, SEO/BirdLife rappelle que toute action sur cette espèce doit respecter le cadre légal de protection et être appuyée par des critères scientifiques.

Le guêpier est un prédateur spécialisé dans les gros insectes volants. Les hyménoptères – abeilles, guêpes et bourdons – et les coléoptères – coléoptères – constituent l’essentiel de leur alimentation. Là où elle est présente, elle peut également consommer une proportion importante de guêpes asiatiques, comme l'ont montré plusieurs études récentes réalisées au Portugal.

Bien que les abeilles mellifères fassent partie de leur régime alimentaire, les preuves scientifiques disponibles indiquent que la prédation exercée par les guêpiers sur les ruches est très limitée. Diverses études réalisées à Murcie et en Andalousie ont estimé que la prédation annuelle dépassait à peine 1% de la population de chaque ruche affectée, une perte qui peut être récupérée naturellement en peu de temps.

Au contraire, les études sur la mortalité et la perte de colonies d’abeilles mellifères mettent en évidence d’autres facteurs plus pertinents, notamment la disponibilité des ressources alimentaires – pollen et miel – et, surtout, les infestations causées par le parasite Varroa destructor.

Les mesures de prévention existent déjà, il faut désormais les appliquer

SEO/BirdLife rappelle que les interactions possibles entre guêpiers et ruches sont étudiées depuis des années et qu'il existe des mesures préventives simples pour les réduire. En 2014, le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement (MAGRAMA) a publié la résolution technique « Interactions du guêpier commun dans les ruches et méthode proposée : protection du rucher avec des filets et des mailles, et approvisionnement en eau », qui comprend des méthodes visant à minimiser les interactions possibles entre cette espèce et l'activité apicole.

Ces mesures comprennent l'utilisation de filets et de mailles de protection, l'installation d'éléments d'ombrage et l'approvisionnement en eau à proximité des ruches, notamment dans les situations de températures élevées.

Même si dans des circonstances très particulières un incident spécifique peut survenir, l'impact des guêpiers sur les ruches est, en général, très limité. Dans des situations exceptionnelles, lorsque coïncident des températures élevées, des ruches fortement exposées au soleil et une présence particulièrement élevée de guêpiers, l’activité de vol des abeilles pourrait être temporairement réduite.

Ces épisodes sont rares et sont généralement associés à des concentrations temporaires de guêpiers lors de leurs mouvements migratoires de fin d'été, lorsque certains troupeaux font de courtes escales dans des zones riches en insectes avant de poursuivre leur route vers l'Afrique.

Pour SEO/BirdLife, la réponse à ces situations possibles doit passer par la prévention et l'application de mesures de gestion déjà connues et éprouvées, et non par la persécution d'une espèce protégée.

Une espèce protégée dans toute l’Europe

SEO/BirdLife rappelle que le guêpier est soumis à un régime de protection qui empêche sa persécution et sa capture, ainsi que toute action susceptible d'affecter négativement ses populations, à l'exception des exceptions qui, le cas échéant, sont expressément autorisées par la législation et toujours dans les conditions établies par celle-ci et seulement s'il n'existe pas d'alternatives viables.

De même, l'organisation considère que les déclarations publiques proposant l'élimination ou la réduction des populations d'oiseaux protégées ne sont pas compatibles avec les obligations de conservation établies dans la législation en vigueur ni avec les principes de la Politique Agricole Commune (PAC), qui doivent également contribuer à la conservation de la biodiversité et à la réalisation des objectifs environnementaux associés à l'activité agricole.

SEO/BirdLife considère que les organisations représentatives du secteur agricole doivent contribuer à promouvoir la bonne application de ces politiques et à transmettre aux professionnels les alternatives de prévention disponibles pour faire face aux éventuelles interactions entre activité productive et faune protégée.

SEO/BirdLife insiste sur le fait que le guêpier est une espèce protégée et que, si une action visant à nuire à ces oiseaux et contraire à leur conservation se produit ou est autorisée, elle aura recours aux voies administratives et judiciaires prévues par la législation en vigueur. De même, il considère que les mesures de gestion doivent être orientées vers la prévention et la coexistence, c'est pourquoi il exhorte le gouvernement d'Estrémadure à promouvoir largement l'application de mesures préventives déjà éprouvées afin de minimiser les interactions possibles avec l'activité apicole.

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