Une étude internationale impliquant plus de quarante institutions a révélé que l'utilisation de pesticides a un impact sur le déclin global des abeilles sauvages sur les terres agricoles comparable à celui de la perte d'habitat, selon l'Université d'Oviedo, qui a participé à la recherche.
L'analyse s'est concentrée sur deux facteurs clés liés à l'agriculture intensive : la conversion des habitats naturels en terres cultivées et l'application généralisée de pesticides pour augmenter la production.
Les résultats, publiés dans Nature Ecology and Evolution, montrent que la conservation et la restauration de l’habitat ne suffisent pas à elles seules à stopper le déclin des abeilles, à moins que l’impact des pesticides ne soit également réduit.
Le déclin mondial des abeilles sauvages et l’impact des pesticides
Une étude internationale réalisée par plus de quarante institutions a confirmé que les pesticides ont autant d'impact que la perte d'habitats naturels sur le déclin mondial des abeilles sauvages dans les cultures, a rapporté mardi l'Université d'Oviedo, participante à l'étude.
Le travail a été coordonné par 63 chercheurs de 43 institutions qui ont fourni des données provenant de 681 champs de cultures sur trois continents, où ont été analysées les communautés d'abeilles pollinisatrices de la culture, ainsi que la quantité et le type de pesticides utilisés et les caractéristiques écologiques du paysage environnant.
L'étude a analysé le déclin des abeilles sauvages en relation avec deux facteurs directement liés à l'agriculture intensive : la perte d'habitats naturels due à l'expansion des cultures et l'utilisation de pesticides pour augmenter la production.
Agriculture intensive et perte de biodiversité
Les résultats, publiés dans la revue « Nature Ecology and Evolution », montrent que la conservation et la restauration des habitats ne suffisent pas à atténuer le déclin mondial des abeilles, si l'impact des pesticides n'est pas réduit.
Les chercheurs ont prouvé que l’augmentation de l’utilisation de pesticides réduit la taille des communautés d’abeilles (moins d’individus), appauvrit leur diversité (moins d’espèces) et les rend plus homogènes (espèces plus semblables les unes aux autres).
Conservation des habitats et réduction des produits chimiques
Le travail conclut que la conservation des abeilles sauvages est essentielle pour assurer une grande partie de l’alimentation et assurer la résilience de la production agricole dans le scénario actuel de changement climatique.
Les résultats indiquent qu’une utilisation accrue de pesticides entraîne une diminution des populations d’abeilles, une diminution de la diversité des espèces et une plus grande homogénéisation biologique des communautés.
Les auteurs concluent que la protection des abeilles sauvages est essentielle pour sauvegarder une grande partie de la production alimentaire mondiale et renforcer la résilience de l’agriculture face aux pressions actuelles du changement climatique. Continuer la lecture sur EFE / ECOticias.com





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