L'organisme de contrôle de l'UE a mené une étude approfondie des actions de la Commission européenne visant à modifier les politiques en matière d'environnement et de droits de l'homme et a indiqué que plusieurs des mesures protectionnistes existantes ont été annulées par des procédures non démocratiques, conduisant à un manque de protection de l'environnement.
Le Médiateur de l'Union européenne a conclu que la Commission s'est livrée à une mauvaise administration ou à une mauvaise pratique en promouvant des changements qui affaiblissaient certaines normes essentielles en matière de protection de l'environnement et de droits de l'homme.
Les ONG célèbrent la décision prise et avertissent que la Commission européenne doit mettre fin à ce type de pratiques opaques qui donnent la possibilité d'abaisser les garanties environnementales et de provoquer un état d'absence de protection environnementale sous prétexte d'urgence ou de simplification réglementaire.
Manque de protection de l’environnement dans l’UE : la Commission critiquée formellement
La Médiatrice européenne, Teresa Anjinho, a conclu que la Commission européenne avait commis une mauvaise administration en promouvant des modifications législatives qui ne protègent pas l'environnement.
Ils ont affaibli les principales protections environnementales, y compris la soi-disant « simplification » de la politique agricole commune (PAC) de 2024 et le premier paquet omnibus de « simplification » – le nom donné dans l’UE aux paquets législatifs qui modifient plusieurs lois sectorielles en même temps – relatifs aux normes de durabilité des entreprises, sans procéder aux évaluations, consultations et analyses requises par les bonnes pratiques législatives européennes.
La décision contre le manque de protection de l'environnement marque une étape importante pour la transparence et le contrôle démocratique dans l'Union européenne, et confirme qu'aucune institution ne peut contourner les principes de base du développement réglementaire : preuves scientifiques, participation inclusive, cohérence climatique et respect des processus consultatifs obligatoires.
« Le Médiateur indique clairement que la Commission européenne ne peut pas démanteler les normes environnementales en toute impunité et que ses décisions doivent être fondées sur des preuves scientifiques et des faits objectifs. Ce n'est pas le Far West : les institutions européennes doivent se conformer aux principes démocratiques fondamentaux », a déclaré Anaïs Berthier, directrice du bureau bruxellois de ClientEarth.
Le Médiateur dénonce le manque d’évaluation et de transparence
L'enquête du Médiateur a été lancée à la suite d'une plainte déposée par une coalition de neuf ONG européennes, dont BirdLife Europe et ClientEarth, alléguant l'absence d'analyse d'impact et l'absence de consultation adéquate lors de la préparation du premier paquet Omnibus.
Il s'agissait d'un exemple de manque de protection de l'environnement et cherchait à modifier les principales normes de responsabilité des entreprises, notamment la directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable pour les entreprises.
Le Médiateur a conclu que la Commission:
- a omis l’analyse d’impact obligatoire en alléguant une « urgence » injustifiée,
- consultation limitée à des réunions avec des acteurs dominés par les intérêts des entreprises, excluant de facto la société civile,
- et n’a pas démontré avoir évalué la cohérence climatique des changements proposés, contrairement à ce qui est exigé par la loi européenne sur le climat.
Les ONG mettent en garde contre des revers qui affaiblissent les garanties environnementales
En 2024, au milieu d’une vague de protestations agraires, la Commission a promu un paquet de « simplification » de la PAC qui réduisait les garanties environnementales essentielles sans évaluation préalable ni processus consultatif adéquat. La proposition a été préparée après une réunion à huis clos avec seulement quatre organisations agricoles, malgré le fait que les modifications affectaient directement l'intérêt public, la société civile et la biodiversité.
À l'époque, un groupe de 16 ONG, dont ClientEarth et BirdLife Europe, avait demandé le retrait de la proposition, avertissant que la procédure accélérée était incompatible avec le droit de l'UE.
Le Médiateur soutient désormais ces critiques, concluant que le processus a violé les principes essentiels de bonne administration : manque de preuves, absence de consultations publiques et exclusion injustifiée des acteurs concernés, y compris les ONG environnementales. Et tout cela a provoqué un état de manque de protection de l’environnement.
L’Agence européenne pour l’environnement avait déjà averti en 2022, et mis à jour son analyse en 2023, que les politiques agro-environnementales européennes ne devraient pas être affaiblies par des réponses à court terme à des crises à court terme telles que la hausse des prix ou l’incertitude liée aux conflits internationaux.
Le SEO/BirdLife nécessite une rigueur scientifique et de véritables consultations publiques
Pour les écologistes, cette décision confirme la nécessité urgente de renforcer les mécanismes démocratiques d'évolution législative, notamment dans les domaines ayant un fort impact sur la nature, l'agriculture et la santé des populations.
La décision du Médiateur rappelle clairement que les politiques environnementales et agricoles doivent être construites avec rigueur, transparence et réelle participation du public. Nous demandons au gouvernement espagnol de défendre ces principes dans toutes les négociations européennes, car protéger la nature, c'est protéger l'avenir et la sécurité environnementale de notre pays, déclare la directrice de SEO/BirdLife, Asunción Ruiz.
SEO/BirdLife souligne que la Commission européenne doit veiller à ce que les prochains paquets législatifs, y compris les nouveaux omnibus en préparation, respectent sans exception les principes de bonne administration et proposent des processus inclusifs dans lesquels les citoyens, la communauté scientifique, le secteur agricole et les organisations environnementales peuvent participer efficacement, en évitant un échec environnemental.
Les écologistes rappellent que les décisions politiques ne peuvent pas impliquer un manque de protection de l'environnement et doivent être fondées sur la transparence, les preuves scientifiques et la participation du public, car ce sont les piliers fondamentaux sur lesquels repose la protection de la nature et qui permettent d'assurer l'avenir des citoyens.
Ils assurent que des mesures urgentes doivent être prises pour lutter contre le manque de protection de l'environnement qui s'est produit et appellent à la responsabilité politique pour inverser ces résultats le plus rapidement possible. Continuer la lecture sur ECOticias.com / EFE



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