Saragosse souhaite que les cours de récréation des écoles cessent d'être de simples lieux de loisirs et fonctionnent également comme de petits abris climatiques. La municipalité a promu un contrat global de 250.000 euros par an pour entretenir les espaces verts et les éléments végétaux de plus de 80 centres éducatifs publics, avec une infrastructure verte composée de 3.856 arbres et 64.621 mètres carrés d'espaces verts.
La clé n’est pas seulement de planter davantage, mais aussi de bien prendre soin de ce qui existe déjà. Dans une ville où la chaleur est intense chaque été, un arbre sain peut changer une heure de récréation, fournir une véritable ombre et rendre le sol moins ferreux pendant les mois les plus rigoureux. Et ça, dans une école, ça se voit.
Des terrasses qui ne sont plus en ciment
Le nouveau contrat s'inscrit dans la stratégie municipale d'adaptation aux changements climatiques et dans le cadre du programme « Adapta tu Patio ». Dans la pratique, cela signifie que les terrasses commencent à être considérées comme quelque chose de plus que des espaces de passage, de jeu ou de sport. Ce sont aussi des lieux où la végétation peut améliorer le confort, la santé et la vie quotidienne de milliers d’écoliers.
Le budget de base sera de 250 000 euros par an. La durée prévue est de trois ans, avec possibilité de prolongation de deux ans. Il ne s’agit pas d’une action ponctuelle pour apparaître sur la photo, mais d’un service destiné à préserver en permanence ce qui a été renaturalisé ces dernières années.
Le contrat assure également la continuité du protocole de collaboration entre la Mairie de Saragosse et le Gouvernement d'Aragon pour l'amélioration environnementale des terrains de jeux des centres éducatifs publics. Quels changements pour les familles ? Que le jardin de l’école a besoin d’une planification, d’un suivi et d’un entretien professionnel.
Deux lots pour soigner les vivants
La prestation sera divisée en deux grands lots. Le premier portera sur les arbres, avec des travaux d'inspection, d'élagage, de contrôle des risques, de lutte antiparasitaire, de remplacement de spécimens, de nouvelles plantations et de suivi technique spécialisé. Il ne suffit pas de planter un arbre et d’attendre. Il doit être accompagné, notamment dans un environnement utilisé quotidiennement par les enfants.
Le deuxième lot couvrira les espaces verts et buissonnants. Cela comprend la tonte, le débroussaillage, la taille des haies, le remplacement de la végétation, l'entretien de l'irrigation et la conservation des éléments associés à la renaturalisation des terrasses. Ce sont des tâches moins spectaculaires, mais décisives pour que le projet ne se tarisse pas au premier été difficile.
En fin de compte, le message est clair. Les terrasses vertes ne peuvent pas dépendre uniquement des premiers travaux ou de la bonne volonté de chaque centre. Si vous souhaitez de l'ombre, de la biodiversité et des espaces plus agréables, un entretien s'impose. Beaucoup et bien organisé.
Moins de chimie et plus d'ombre
L'un des points les plus intéressants du contrat est l'engagement en faveur d'une gestion environnementale plus avancée. Le conseil municipal donnera la priorité à la lutte intégrée contre les ravageurs par des méthodes biologiques et préventives, en évitant les herbicides chimiquement synthétisés et en réduisant l'utilisation de produits phytosanitaires au minimum essentiel.
La taille aura également un objectif spécifique. Les actions chercheront à préserver la structure naturelle des arbres, à éviter les coupes agressives et à favoriser la génération d'ombre. Cela peut ressembler à un détail technique, mais ce n’est pas le cas. Un arbre mal taillé fournit moins d’ombre, souffre davantage et procure moins d’avantages au moment où on en a le plus besoin.
Dans les pelouses et prairies, les fréquences de tonte seront adaptées pour rendre les usages scolaires compatibles avec la biodiversité. En termes simples, tout ne doit pas toujours être coupé à ras. Laisser de la place à certains cycles végétaux peut aider à polliniser les insectes et la faune auxiliaire, à condition que le terrain de jeu reste sécuritaire et utilisable pour les élèves.
Sécurité à la récréation
Le contrat prévoit une surveillance permanente de l'état des arbres au moyen d'inspections visuelles programmées et de protocoles pour détecter les risques possibles. Dans un parc, c'est déjà important. Dans une école, encore plus. Les arbres apportent ombre et bien-être, mais ils doivent être contrôlés pour protéger les élèves, les enseignants et le personnel des centres.
Un suivi technique continu vous permettra de décider quand tailler, remplacer un spécimen ou agir contre une infestation. Il contribuera également à préserver un patrimoine vert qui ne s'improvise pas d'une année sur l'autre. Il faut des années pour qu’un grand arbre fournisse une bonne ombre. Le perdre par manque de soins serait un retour en arrière.
Un autre axe sera l'entretien et l'optimisation des réseaux d'irrigation. Les actions prévues comprennent des révisions périodiques, la réparation des pannes, le renouvellement des éléments détériorés et des ajustements de programmation pour améliorer l'efficacité de l'eau. En période de chaleur intense et d’eau de plus en plus précieuse, mieux arroser, c’est aussi s’adapter au changement climatique.
Un contrat à dimension sociale
L'appel d'offres sera réservé exclusivement aux pôles d'emploi spécialisés des entreprises d'initiative sociale et d'insertion. Cela permet de réunir deux objectifs dans un même outil public. D’une part, améliorer l’environnement des écoles. D’autre part, générer des opportunités d’emploi pour les personnes handicapées ou menacées d’exclusion sociale.
La ministre de l'Environnement et de la Mobilité, Tatiana Gaudes, a indiqué que « ce contrat représente une étape très importante ». Comme expliqué, l'appel d'offres permettra d'aborder de manière globale l'entretien des espaces verts dans les cours de récréation des écoles et de préserver les infrastructures qui apportent des avantages environnementaux, éducatifs et sociaux.
Ce n'est pas un détail mineur. La durabilité urbaine ne concerne pas seulement les arbres, l’irrigation ou l’ombre. Cela concerne également la manière dont ils sont embauchés, qui est employé et quel modèle de ville est construit avec l’argent public.
Adaptez votre Patio et ajoutez une autre pièce
Outre le contrat d'entretien, le Conseil municipal a donné son feu vert à une entente-cadre pour développer de manière plus agile le programme « Adaptez votre terrasse ». Ce deuxième instrument disposera d'un budget maximum de 500 000 euros pour les deux premières années, soit 250 000 euros par an. S'il est prolongé de deux ans, l'investissement global pourrait atteindre jusqu'à un million d'euros.
Les interventions peuvent atteindre jusqu'à 50 000 euros par terrasse. Parmi les mesures prévues figurent de nouvelles zones ombragées avec de la végétation ou des structures spécifiques, le remplacement de surfaces dures pour réduire l'effet d'îlot de chaleur et l'incorporation d'éléments favorisant le jeu extérieur, la coexistence et l'apprentissage.
L'expérience accumulée dans les projets des deux dernières années servira de base à de nouvelles actions dans les écoles de la ville.
Le communiqué officiel a été publié par le Mairie de Saragosse.
L'article Saragosse remplit ses écoles de vert : 250 000 euros par an pour planter de la végétation dans les cours et stopper la chaleur extrême a été publié pour la première fois sur ECOticias.com.





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