La Roumanie vient de prendre la mesure la plus concrète depuis des décennies pour réactiver Tarnița Lăpuștești, une centrale hydroélectrique à accumulation par pompage de 1 000 MW conçue pour fonctionner comme une batterie géante pour le système électrique. L'entreprise publique Hidroelectrica a reçu l'approbation de ses actionnaires pour créer une coentreprise à 50-50 avec EDF Power Solutions International, comme l'indique la documentation corporative publiée par l'entreprise elle-même dans la section « Rapoarte curente ».
La clé n’est pas seulement la taille, mais aussi le rôle qu’elle peut jouer dans un mix avec plus d’énergie éolienne et solaire. En période de production excessive, le pompage élève l’eau vers un réservoir supérieur et, lorsque la demande est élevée, la turbine renvoie cette énergie au réseau. C’est le même argument qui anime des projets européens comparables, comme le montre l’extension de la centrale hydroélectrique d’Aguayo II, également proposée comme infrastructure de soutien aux énergies renouvelables.
L'accord entre Hidroelectrica et EDF établit l'architecture de gouvernance à travers un pacte d'actionnaires et une co-entreprise créée pour développer le projet. Néanmoins, plusieurs chroniques économiques roumaines soulignent une nuance importante : l'alliance est conçue comme une plate-forme de développement et le passage à la construction dépend de l'adéquation des revenus et des programmes de soutien pour la réalisation de l'investissement.
C’est ici qu’entre en jeu le débat européen sur la manière de payer pour le stockage à long terme. En Espagne, par exemple, le débat s'oriente vers des appels et des cadres d'aide spécifiques, comme le deuxième appel BORALMAC visant le pompage réversible et d'autres solutions de stockage.
Sur le plan économique, Tarnița évolue avec des chiffres qui impressionnent même au sein du conseil d'administration européen, avec un investissement estimé à plus d'un milliard d'euros et une histoire qui commence à l'époque de Ceaușescu. L'approbation de l'opération par les actionnaires a eu lieu le 27 janvier 2026 et a été rapportée par les médias de référence du marché régional.
Si le financement et les incitations s’alignent, Tarnița peut devenir un cas d’école montrant comment la grande hydroélectricité réversible reprend de l’importance. Non seulement en raison de l’énergie qu’ils génèrent, mais aussi en raison de la stabilité qu’ils offrent, une idée qui explique également l’accent récemment mis sur l’aide au stockage d’énergie par pompage afin de soutenir des réseaux dotés d’énergies renouvelables de plus en plus variables.
L'entrée Le projet d'un milliard d'énergie qui unit la Roumanie et la France et change la carte électrique européenne a été publié pour la première fois sur ECOticias.com.





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