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	<title>Cétacés Archives -&nbsp;</title>
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	<title>Cétacés Archives -&nbsp;</title>
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		<title>Le dauphin d&#8217;Hector</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Bianchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Aug 2017 15:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cétacés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dauphin d&#8217;Hector (Cephalorhynchus hectori) est l&#8217;un des cétacés les plus petits du monde et le seul...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>dauphin d&rsquo;Hector (<em>Cephalorhynchus hectori</em>)</strong> est l&rsquo;un des <a href="http://www.especes-menacees.fr/animaux/les-mammiferes/les-cetaces/">cétacés</a> les plus petits du monde et le seul à être <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/endemique/">endémique</a> de Nouvelle-Zélande. Si cette espèce est classée « <em>en danger</em> » d&rsquo;extinction par l&rsquo;UICN, l&rsquo;une de ses sous-espèces, le <a href="http://www.especes-menacees.fr/actualites/dauphin-maui-proche-extinction/">dauphin Maui, est très proche de l&rsquo;extinction</a> : il ne reste qu&rsquo;une cinquantaine de spécimens évoluant autour de l&rsquo;Île du Nord.</p>
<h2>Description de Cephalorhynchus hectori</h2>
<p>Le dauphin d&rsquo;Hector peut aussi se faire appeler <strong>dauphin à front blanc</strong> : son dos est d&rsquo;un gris pâle mais l&rsquo;évent et les flancs sont noirs, ce qui forme les contours d&rsquo;une large tache claire sur sa face. Son ventre, quant à lui, est blanc crémeux. <strong>Dauphin le plus petit de la planète, Cephalorhynchus hectori</strong> présente un <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/dimorphisme/">dimorphisme sexuel</a> prononcé : à l&rsquo;âge adulte, la longueur d&rsquo;un mâle varie entre 125 et 145 cm alors qu&rsquo;une femelle peut mesurer une quinzaine de centimètres de plus. Le poids d&rsquo;un adulte oscille entre 50 et 60 kg.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="size-full wp-image-9893 alignleft" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/face-dauphin-hector.jpg" alt="Tache blanche du dauphin d'Hector - dauphin à front blanc" width="320" height="214" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/face-dauphin-hector.jpg 320w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/face-dauphin-hector-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /><strong>Le dauphin d&rsquo;Hector peut être facilement identifié grâce à sa nageoire dorsale noire et arrondie</strong>, parfois comparée à une oreille de Mickey, là où la plupart des dauphins présentent une nageoire triangulaire évoquant un aileron de requin. Cette caractéristique lui vaut le surnom de « <em>Mickey Mouse dolphin</em> » dans les pays anglophones. Son rostre est par ailleurs court, presque entièrement confondu avec la tête, à la différence de nombreuses espèces de dauphins qui présentent un museau long et pointu. Cephalorhynchus hectori ne peut ainsi être confondu avec aucune autre espèce de son aire de répartition.<br />
<strong>Le dauphin d&rsquo;Hector tire son nom de Sir James Hector</strong>, conservateur au Musée national de Nouvelle-Zélande, qui étudia le premier spécimen connu de l&rsquo;espèce. Celle-ci fut ensuite officiellement décrite en 1881 par un naturaliste belge, Pierre-Joseph van Beneden.</p>
<h2>Localisation et habitat</h2>
<p>Selon l&rsquo;UICN, le dauphin d&rsquo;Hector possède l&rsquo;<strong>une des aires de répartition les plus petites de tous les cétacés de la planète</strong>. Seul cétacé endémique de Nouvelle-Zélande, il nage le plus souvent à moins de 7 kilomètres des côtes, à une vingtaine de mètres de profondeur. Sa présence a toutefois été détectée jusqu&rsquo;à 100 mètres sous la surface et à 35 km du littoral. Animal social, il est le plus souvent observé par <strong>groupes comptant 2 à 8 membres</strong>, mais des entités de plus de 100 spécimens ont déjà été recensées. Par la suite, lorsqu&rsquo;ils se dispersent à nouveau, les dauphins constituent des groupes différents de ceux existants auparavant : ce modèle social, qu&rsquo;il est possible de retrouver chez <a href="http://www.especes-menacees.fr/le-grand-hapalemur/">le grand hapalémur</a> ou <a href="http://www.especes-menacees.fr/chimpanze-commun/">le chimpanzé commun</a>, est qualifié de « fusion &#8211; fission ».</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-9933" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/aire-de-répartition-dauphin.png" alt="dauphin d'hector" width="350" height="462" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/aire-de-répartition-dauphin.png 350w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/aire-de-répartition-dauphin-227x300.png 227w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></p>
<p>Jusqu&rsquo;à récemment, on considérait que Cephalorhynchus hectori était scindé en deux populations, la première évoluant sur le rivage de l&rsquo;Île du Nord, la seconde autour de l&rsquo;Île du Sud. Cependant, en 2002, des études ont montré que ces deux groupes correspondent en réalité à deux sous-espèces au squelette et au patrimoine génétique distincts :</p>
<ul>
<li><strong>Cephalorhynhus hectori hectori évolue sur le littoral de l&rsquo;Île du Sud</strong> et compte aujourd&rsquo;hui 7 500 représentants, ce qui représente une chute de 70 % par rapport aux effectifs de 1970.</li>
<li><strong>C. h. maui, appelé dauphin Maui, est quant à lui classé « <em>en danger critique d&rsquo;extinction</em> » par l&rsquo;UICN et nage dans les eaux de l&rsquo;Île du Nord</strong>. Selon le WWF néo-zélandais, 1500 spécimens étaient recensés dans les années 1970 ; il ne reste aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;une <strong>cinquantaine d&rsquo;individus âgés de plus d&rsquo;un an</strong>.</li>
</ul>
<p></br></p>
<h2>Menaces des deux sous-espèces du dauphin d&rsquo;Hector</h2>
<p>Le<strong> dauphin d&rsquo;Hector est classé « en danger d&rsquo;extinction » par l&rsquo;UICN</strong> et est placé sur l&rsquo;Annexe II de la <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/cites/">CITES</a>. Son transfert sur l&rsquo;Annexe I interdirait le commerce international de l&rsquo;espèce mais n&rsquo;aurait aucun intérêt : <strong>la principale menace pesant sur l&rsquo;espèce est la pêche accidentelle</strong>.</p>
<h3>Pêche et captures accidentelles</h3>
<p>Les captures accidentelles liées à la pêche, qu&rsquo;elle soit commerciale ou de loisir, sont la <strong>principale cause de mortalité du dauphin d&rsquo;Hector</strong> ; parce qu&rsquo;il nage le plus souvent près des côtes, ce cétacé est très sensible aux activités humaines. Selon les circonstances, les pêcheurs peuvent utiliser des filets dont la taille varie entre quelques dizaines de mètres et 3 000 mètres de long ; les fins maillages en nylon, indétectables pour les poissons, capturent sans distinction toute la faune marine. Ainsi, si le dauphin d&rsquo;Hector n&rsquo;est jamais ciblé directement par les pêcheurs, il arrive qu&rsquo;il s&#8217;emmêle dans les mailles, soit incapable de remonter à la surface et meure noyé.</p>
<p>En 2001, l&rsquo;étude de 14 dépouilles de l&rsquo;espèce a révélé que la moitié des carcasses présentait « <em>des marques claires de filets</em>« , et quatre autres présentaient « <em>des blessures suggérant</em> » qu&rsquo;elles provenaient de filets. Selon le plan de gestion établi par le Ministère de la Conservation néo-zélandais pour la période 2012 &#8211; 2018, <strong>95 % des morts de dauphins Maui peuvent être associées à la pêche</strong>.</p>
<h3>Pesticides, pollution et projets miniers</h3>
<p>Du fait de <strong>l&rsquo;aire de répartition du dauphin d&rsquo;Hector</strong>, l&rsquo;espèce est très sensible à la pollution. Si cette menace ne cause pratiquement aucune mort directe, elle provoque des effets visibles sur le long terme comme la réduction de la reproduction, la raréfaction des proies, l&rsquo;apparition de maladies&#8230;<br />
Les activités agricoles ont par exemple entraîné l&rsquo;augmentation des concentrations de pesticides dans les estuaires de Nouvelle-Zélande&#8230; ainsi que dans l&rsquo;organisme des cétacés. En haute saison, plusieurs dizaines de bateaux de tourisme croisent également autour de l&rsquo;Île du Sud à la recherche de dauphins, ce qui peut les stresser. Enfin, les projets miniers perturbent eux aussi la vie sous-marine : la Nouvelle-Zélande a notamment accordé en décembre 2014 et 2015 plusieurs permis de forage liés aux industries du gaz et du pétrole, dont certains se trouvent au coeur même de <strong>l&rsquo;aire de répartition du dauphin Maui.</strong></p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-9902" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/dauphin-dhector.jpg" alt="Dauphin d'Hector à la surface" width="640" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/dauphin-dhector.jpg 640w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/dauphin-dhector-300x141.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<h2>Conservation de ces cétacés</h2>
<p>Le dauphin d&rsquo;Hector n&rsquo;étant présent que dans les eaux néo-zélandaises, sa protection dépend entièrement des lois nationales. Deux grandes zones protégées ont été créées au cours des dernières années. Le « <strong>Sanctuaire des mammifères marins de la péninsule de Banks</strong> » a pour sa part été établi dès 1988 : situé à l&rsquo;est de l&rsquo;Île du Sud, il s&rsquo;étalait initialement sur quelques 130 km de littoral et jusqu&rsquo;à 8 km au large. Du fait de sa localisation, il protège la sous-espèce Cephalorhynhus hectori hectori mais, malgré sa superficie de plus de 1100 km², il ne suffit pas à contenir toute sa population : dans cette région, les fonds marins sont peu profonds et les dauphins d&rsquo;Hector peuvent être aperçus plus loin des côtes qu&rsquo;ailleurs.<br />
La seconde aire protégée, créée en 2003, se trouve sur le littoral de l&rsquo;Île du Nord, sur près de 400 km de long. Les protections en vigueur dans <strong>cette zone ciblent directement le dauphin Maui, la sous-espèce en danger critique d&rsquo;extinction du dauphin d&rsquo;Hector</strong>.</p>
<p>En 2008 et 2013, ces deux aires protégées ont été étendues, mais les protections restent insuffisantes selon plusieurs organisations comme le WWF, qui déplorent un manque de volonté politique ; si le sanctuaire de l&rsquo;Île du Nord s&rsquo;étend aujourd&rsquo;hui sur environ 22 km à partir des côtes, il ne couvre toujours pas l&rsquo;intégralité de l&rsquo;aire de répartition de l&rsquo;espèce et l&rsquo;utilisation de filets de pêche n&rsquo;y est pas formellement interdite. Entre Hawera et l&#8217;embouchure de la rivière Waiwhakaiho, il est par exemple possible de pratiquer la pêche de loisir dès 3,7 km au large des côtes et, d&rsquo;une manière générale, les filets sont autorisés pour la pêche commerciale à partir de 13 km des côtes. Selon le WWF néo-zélandais, <strong>moins de 30 % de l&rsquo;aire de répartition du dauphin Maui profite de l&rsquo;interdiction des filets de pêche</strong>, et moins de 8 % bénéficie à la fois de cette mesure et d&rsquo;une interdiction de la pêche au chalut. Le statut de la sous-espèce est pourtant jugée « critique au niveau national » par les autorités, dernier niveau du Système de classement des menaces.</p>
<p>Enfin, de nombreuses organisations militent pour l&rsquo;interdiction des tests sismiques liés à l&rsquo;industrie pétrolière à proximité du littoral, mais ces revendications ne semblent pour le moment pas retenir l&rsquo;attention des pouvoirs publics. Suite aux décisions du gouvernement depuis 2014, le parti écologique de Nouvelle-Zélande révélait que début 2017, plus de <strong>35 % du sanctuaire des dauphins Maui était ouvert aux forages menés par les industries du gaz et du pétrole</strong>.</p>
<h2>Reproduction de ce mammifère marin menacé</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-9890" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/groupe-dauphins-hector.jpg" alt="Groupe de dauphins d'Hector" width="320" height="214" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/groupe-dauphins-hector.jpg 320w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/08/groupe-dauphins-hector-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /><strong>Le dauphin d&rsquo;Hector se reproduit l&rsquo;été</strong>, soit entre les mois de décembre et février puisque la Nouvelle-Zélande se trouve dans l&rsquo;hémisphère sud. Les mâles comme les femelles peuvent avoir plusieurs partenaires sans que cela déclenche de réaction agressive de la part d&rsquo;un membre du groupe ; au contraire, si une femelle n&rsquo;est pas réceptive à la cour d&rsquo;un mâle, ce dernier en cherche simplement une autre. La gestation dure ensuite 10 à 12 mois ; les petits naissent généralement entre la fin du printemps et le début de l&rsquo;été. <strong>Une portée compte un unique nouveau-né</strong>, qui mesure à la naissance environ 75 cm. Il ne devient indépendant qu&rsquo;entre 1 et 2 ans de vie, lorsqu&rsquo;il mesure près d&rsquo;un mètre. Il peut alors <strong>quitter sa mère et rejoindre un autre groupe de dauphins</strong>, par exemple composé exclusivement de juvéniles. Dans l&rsquo;intervalle, la mère ne se reproduit pas ; elle ne peut donc mettre au monde qu&rsquo;un seul petit tous les 2 à 3 ans.</p>
<p><strong>Les dauphins d&rsquo;Hector mâles atteignent leur maturité sexuelle entre 6 et 9 ans,</strong> alors que les femelles l&rsquo;atteignent entre 7 et 9 ans. Compte tenu de ces éléments et de l&rsquo;<strong>espérance de vie de l&rsquo;espèce, évaluée à 22 ans environ</strong>, un dauphin d&rsquo;Hector femelle ne pourra mettre au monde que 7 petits dans son existence. Dans des conditions optimales, sans aucune <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/anthropique/">pression anthropique</a>, le taux de croissance de l&rsquo;espèce s&rsquo;élève ainsi à 2 % par an au maximum. Ce cycle de vie très lent rend Cephalorhynhus hectori d&rsquo;autant plus vulnérable aux menaces qui pèsent sur lui : <a href="http://www.mpi.govt.nz/news-and-resources/consultations/mauis-dolphin-portion-hectors-mauis-dolphin-threat-management-plan/" target="_blank" rel="noopener">selon les autorités néo-zélandaises</a>, le dauphin Maui ne peut supporter qu&rsquo;une seule mort liée à l&rsquo;activité humaine tous les 10 ans.</p>
<div class="auteur">par Benoit Goniak</div>
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		<title>La baleine bleue</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/baleine-bleue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Bianchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2016 10:18:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cétacés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La baleine bleue (Balaenoptera musculus), aussi appelée rorqual bleu, est le plus gros animal de la planète....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La <strong>baleine bleue (Balaenoptera musculus), aussi appelée rorqual bleu</strong>, est le plus gros animal de la planète. Alors que 250 000 spécimens nageaient dans les eaux du globe au début du XXème siècle, la pêche à la baleine a pratiquement mené l&rsquo;espèce à l&rsquo;extinction dès les années 1960. Selon l&rsquo;UICN, l&rsquo;espèce est aujourd&rsquo;hui « en danger » d&rsquo;extinction.</p>
<h2>Description de la baleine bleue</h2>
<p>D&rsquo;après les connaissances actuelles, <strong>la baleine bleue est le plus gros animal ayant jamais vécu sur la planète Terre</strong> : le poids moyen d&rsquo;un adulte est d&rsquo;environ 170 tonnes, soit près de 30 fois celui d&rsquo;un éléphant d&rsquo;Afrique et au moins deux fois celui de la plupart des Sauropodes, les plus gros dinosaures connus. Des poissons préhistoriques pourraient avoir dépassé ce poids, mais aucun fossile ne permet à ce jour de le certifier. Sa taille n&rsquo;est pas moins impressionnante : un mâle mesure en moyenne 25 mètres de long, une femelle deux mètres de plus, et les plus grands spécimens dépassent 33 mètres de long. Le coeur d&rsquo;un adulte pèse 600 kg et ses battements peuvent être détectés à plus de trois kilomètres. Tout aussi surprenant, <strong>les cris d&rsquo;une baleine bleue atteignent 188 décibels</strong> ; à titre de comparaison, le seuil de la douleur pour l&rsquo;Homme est fixé à 130 db et un avion à réaction atteint 150 db.<br />
Malgré des dimensions dantesques, le corps de Balaenoptera musculus est long, mince et aérodynamique. Sa peau va quant à elle du gris au bleu sur le dos, avec un effet tacheté permettant d&rsquo;identifier les individus. Elle prend une teinte jaune sur le ventre, ce qui est dû à l&rsquo;accumulation de diatomées, des algues unicellulaires notamment présentes dans les eaux froides. Sous la peau, <strong>une couche de graisse pouvant atteindre 30 cm permet à la baleine bleue de réguler sa température corporelle</strong> ou de supporter les privations au cours des migrations annuelles.</p>
<h2>Localisation et habitat</h2>
<p>L&rsquo;<a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/aire-de-repartition/">aire de répartition</a> de la baleine bleue est particulièrement vaste : <strong>à l&rsquo;exception de l&rsquo;Arctique, des spécimens ont été observés dans tous les océans du globe</strong>. Depuis les eaux glacées des pôles jusqu&rsquo;aux latitudes tropicales, au moins trois sous-espèces cohabitent :</p>
<ul>
<li>Balaenoptera musculus musculus, dans l&rsquo;Atlantique nord et le Pacifique nord ;</li>
<li>Balaenoptera musculus intermedia, dans les eaux polaires de l&rsquo;Antarctique ;</li>
<li>Balaenoptera musculus brevicauda, aussi appelée « baleine bleue pygmée », dans le sud du Pacifique et l&rsquo;océan Indien.</li>
</ul>
<div id="attachment_7660" style="width: 652px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-7660" class="size-full wp-image-7660" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/baleine-bleue-3D.jpg" alt="Balaenoptera musculus" width="642" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/baleine-bleue-3D.jpg 642w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/baleine-bleue-3D-300x140.jpg 300w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></p>
<p id="caption-attachment-7660" class="wp-caption-text">Représentation en 3D d&rsquo;une baleine bleue.</p>
</div>
<p>Cependant, à l&rsquo;échelle régionale, Balaenoptera musculus n&rsquo;est pas présent partout : aucune baleine bleue ne nage par exemple dans les mers Méditerranée, d&rsquo;Okhotsk ou de Bering.<br />
Les baleines bleues évoluent généralement en haute mer. Elles vivent seules ou en duo, mais plusieurs dizaines d&rsquo;individus peuvent exceptionnellement se rassembler si la concentration de nourriture le permet.<strong> Les modèles de migration sont assez méconnus et semblent différer d&rsquo;une sous-espèce à l&rsquo;autre</strong>, mais les baleines bleues gagnent généralement de hautes latitudes en été avant de rejoindre les eaux tropicales en hiver. En été, elles suivent les migrations du <strong>krill</strong>, ces petits crustacés de quelques centimètres de long qui composent <strong>l&rsquo;essentiel de leur régime alimentaire</strong>, et peuvent en ingurgiter 3 à 4 tonnes par jour en plongeant jusqu&rsquo;à 200 mètres de profondeur. Quand vient l&rsquo;automne, Balaenoptera musculus se déplace vers des eaux tempérées afin de mettre bas ; l&rsquo;absence de proies la contraint alors à cesser de se nourrir et à vivre sur ses réserves constituées durant l&rsquo;été. Cette migration s&rsquo;explique par le <strong>cycle reproducteur de l&rsquo;espèce</strong> : un baleineau ne dispose pas de suffisamment de graisse pour survivre près des pôles et doit donc être mis au monde dans des eaux plus chaudes.</p>
<h2>Menaces qui pèsent sur le rorqual bleu</h2>
<p>Selon le WWF, <strong>au début du XXème siècle il existait quelques 250 000 baleines bleues dans les océans du globe</strong>. Victime de la surpêche, l&rsquo;espèce a ensuite frôlé l&rsquo;extinction et ne compte plus que quelques milliers d&rsquo;individus.</p>
<h3>La chasse à la baleine</h3>
<p>Si certaines gravures rupestres permettent de faire remonter à la préhistoire les origines de la chasse à la baleine, cette activité concernait jusqu&rsquo;au XIXème siècle des cétacés lents comme la <a href="http://www.especes-menacees.fr/baleine-franche-atlantique-nord/">baleine franche de l&rsquo;Atlantique Nord</a>. Balaenoptera musculus, de par sa vitesse de croisière avoisinant 30 km/h, était quant à elle plutôt préservée&#8230; jusqu&rsquo;en 1864, année durant laquelle le Norvégien Sven Foyd conçoit le canon-harpon. Bien qu&rsquo;initialement peu maniable, cette invention, couplée au développement des bateaux de pêche à vapeur, permet enfin aux baleiniers de s&rsquo;attaquer aux baleines bleues. D&rsquo;abord cantonnée à la Norvège, la chasse s&rsquo;étend à l&rsquo;Islande et aux Îles Féroés, puis gagne tout le nord de l&rsquo;Atlantique ; les populations se réduisant rapidement, les pêcheurs cherchent de nouvelles eaux. Finalement, au début du XXème siècle, tous les océans sont concernés. Le pic d&rsquo;activité le plus important est observé <strong>en 1931 : plus de 29 000 baleines bleues sont tuées en une seule saison</strong>. Entre 1904 et 1967, au moins 360 000 baleines bleues sont exterminées dans l&rsquo;hémisphère sud, 15 000 dans l&rsquo;hémisphère nord. L&rsquo;espèce est alors au bord de l&rsquo;extinction.<br />
La chasse à la baleine a longtemps revêtu un intérêt économique majeur.<strong> L&rsquo;huile de baleine était par exemple utilisée comme combustible</strong> pour l&rsquo;éclairage public jusqu&rsquo;à l&rsquo;arrivée du gaz de ville, puis de l&rsquo;électricité. Elle entrait également dans le processus de fabrication de la margarine et du savon. Extraite à partir du lard, cette huile animale a fait de Balaenoptera musculus une cible de choix : de par son importante quantité de graisse, un spécimen de 26 mètres permettait de produire 27 tonnes d&rsquo;huile.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-7655" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/queue-de-baleine-bleue.jpg" alt="baleine bleue qui plonge" width="640" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/queue-de-baleine-bleue.jpg 640w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/queue-de-baleine-bleue-300x141.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<h3>Autres menaces</h3>
<p>Depuis l&rsquo;interdiction de la pêche à la baleine bleue, dans les années 1960, <strong>les collisions avec les navires semblent être le premier facteur de mortalité de Balaenoptera musculus</strong>. Ce phénomène est très difficile à quantifier : certains cargos sont si gros que le choc est imperceptible pour les marins, mais il peut tuer le cétacé sur le coup. Les captures accidentelles sont également responsables de nombreuses blessures et, là encore, les statistiques sont peu fiables : les baleines peuvent arracher les filets et mourir hors de portée de tout observateur. La pollution sonore est également évoquée, notamment dans les zones à fort trafic maritime.<br />
La pollution des océans, à cause de laquelle les baleines ingurgitent par exemple des <a href="http://www.especes-menacees.fr/actualites/plastique-abordage-oceans-16062016/">particules microscopiques de plastique</a>, ou le réchauffement climatique, qui pourrait influencer les migrations ou l&rsquo;abondance du krill, menacent également l&rsquo;espèce.<br />
Une fois écartées la pêche à la baleine et les activités<a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/anthropique/"> anthropiques</a>, aucune menace ne pèse sur la baleine bleue adulte. Ce cétacé aux dimensions exceptionnelles ne souffre d&rsquo;aucun prédateur naturel. Toutefois, les baleineaux peuvent être la proie des orques.</p>
<h2>Mesures de conservation mises en place pour sauver la baleine bleue</h2>
<p>En 1966, un siècle après l&rsquo;apparition de la pêche industrielle, <strong>la chasse à la baleine bleue est interdite par la Commission Baleinière Internationale</strong>. Malgré cela, la pêche illégale se poursuit, notamment en URSS. En 1975, l&rsquo;espèce est placée sur l&rsquo;Annexe I de la <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/cites/">CITES</a>, ce qui en interdit toute forme de prélèvement, puis sur l&rsquo;Annexe I de la Convention de Bonn en 1979. Cette dernière protège plus spécifiquement les espèces migratrices.</p>
<div id="attachment_7664" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-7664" class="size-full wp-image-7664" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/baleine-percurtée.jpg" alt="baleine morte étudiée" width="640" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/baleine-percurtée.jpg 640w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/12/baleine-percurtée-300x141.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p id="caption-attachment-7664" class="wp-caption-text">Une baleine bleue percutée mortellement par un bateau est étudiée par les chercheurs de l&rsquo;Université d&rsquo;Etat de l&rsquo;Oregon.</p>
</div>
<p>En 1986, l&rsquo;<a href="http://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a> classe Balaenoptera musculus sur sa liste rouge et la considère en danger d&rsquo;extinction (EN). Cette même année, la communauté internationale impose un moratoire sur la chasse commerciale de toutes les espèces de baleines ; immédiatement, <strong>le Japon lance un « programme de recherche » afin de poursuivre ses activités commerciales</strong> en les créditant de motivations scientifiques. Ce programme est toujours en vigueur aujourd&rsquo;hui et est notamment combattu par <strong>Sea Shepherd</strong>. Autres pays disposant d&rsquo;un statut particulier : l&rsquo;Islande et la Norvège, qui revendiquent tous deux une « tradition baleinière ». Toutes espèces confondues,<strong> ces trois pays tuent chaque année 2000 baleines</strong>. Cependant, aujourd&rsquo;hui, aucun d&rsquo;entre eux ne chasse Balaenoptera musculus.<br />
En parallèle des mesures internationales, des actions régionales ont également été instaurées, comme la <strong>déviation de routes maritimes ou le financement d&rsquo;études scientifiques</strong>. Aux Etats-Unis, un plan lancé en 1998 par le NMFS proposait par exemple d&rsquo;identifier les spécimens, de réduire les risques de mortalité liés à l&rsquo;Homme, d&rsquo;analyser l&rsquo;impact des activités de tourisme sur les populations&#8230; Enfin, de nombreuses AMP (Aires Marines Protégées) abritent des baleines bleues, ce qui permet à ces dernières d&rsquo;être parfaitement protégées.<br />
Ces mesures ont tardé à montrer leurs résultats mais, ces dernières années, <strong>on considère que les effectifs de baleine bleue sont en augmentation</strong> : on estime que 5 000 à 12 000 baleines bleues écumaient les eaux du globe en 2002, et qu&rsquo;elles sont aujourd&rsquo;hui entre 10 000 et 25 000. Si cela représente moins de 10% de la population de 1900, il s&rsquo;agit d&rsquo;un véritable succès pour une espèce passée aussi proche de l&rsquo;extinction.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>Lors de la reproduction, le mâle et la femelle obéissent à un rituel soigné ; ils se tournent autour, communiquent, plongent et remontent à la surface à plusieurs reprises. Finalement, le mâle pousse son pénis, le plus grand de l&rsquo;ère animale (environ 2,5 mètres), dans la vulve de la femelle et la féconde. Cette dernière reproduit ensuite sa parade avec d&rsquo;autres mâles afin d&rsquo;augmenter les chances de reproduction.<br />
<strong>La <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/gestation/">gestation</a> dure ensuite dix à douze mois</strong>, ce qui est exceptionnellement court pour un animal de cette taille ; un rhinocéros noir, par exemple, voit le jour après une gestation de 450 jours, et un éléphant d&rsquo;Afrique doit attendre 22 mois. En règle générale, une portée ne compte qu&rsquo;un seul nouveau-né, mais la naissance de jumeaux a déjà été observée.<br />
Lors de sa mise au monde,<strong> le baleineau mesure environ 8 mètres de long pour un poids de 2,5 tonnes</strong>. Durant ses 7 premiers mois, il se nourrit exclusivement du lait de sa mère : il peut en boire 200 kg par jour et gagne jusqu&rsquo;à 90 kg par jour. Il atteint ainsi environ 16 mètres de long avant de commencer à s&rsquo;alimenter par lui-même. Dès que le sevrage a lieu, la jeune baleine suit le cycle migratoire de son espèce. <strong>A environ 5 ans, il atteint sa maturité sexuelle</strong> et mesure alors 20 à 23 mètres.<br />
La longévité de la Balaenoptera musculus fait encore aujourd&rsquo;hui débat : certaines études avancent une durée de vie de 80 ans, d&rsquo;autres 110&#8230; Cette donnée pourrait rester approximative durant plusieurs années du fait du manque d&rsquo;informations.</p>
<div class="auteur">Par Benoit Goniak</div>
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		<title>Le dauphin de Chine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Bianchi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 May 2016 12:01:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cétacés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dauphin de Chine « Lipotes Vexillifer », appelé également Baiji ou encore dauphin du Yangzi, n&#8217;est pas tout...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/dauphin-de-chine/">Le dauphin de Chine</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>dauphin de Chine</strong> « <strong>Lipotes Vexillifer</strong> », appelé également <strong>Baiji</strong> ou encore dauphin du Yangzi, n&rsquo;est pas tout à fait un vrai dauphin : il appartient au genre des Lipotes, dont il est par ailleurs l&rsquo;unique représentant. Le déclin de ce dauphin d&rsquo;eau douce a été fulgurant : en l&rsquo;espace de cinquante ans, sa population de 5 000 individus a presque entièrement disparu.</p>
<h2>Présentation du dauphin du Yangzi</h2>
<p>Le<strong> dauphin de Chine</strong> est doté d&rsquo;un corps fusiforme. Les mâles mesurent entre 140 et 215 cm pour un poids allant de 42 à 125 kg, alors que les femelles oscillent entre 180 et 250 cm pour 65 à 170 kg ; le <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/dimorphisme/">dimorphisme</a> sexuel est donc assez marqué. Le corps du <strong>Baiji</strong> est d&rsquo;un bleu pâle tirant sur le gris, alors que leur ventre est presque blanc. Son bec est très long, atteignant parfois 60 cm, et est garni de 30 à 36 paires de dents coniques. Ses yeux sont, quant à eux, plus petits que ceux des dauphins océaniques :  <strong>Lipotes Vexillifer</strong> évoluant principalement dans des eaux boueuses, sa vue est limitée. Pour s&rsquo;orienter, ces <strong>dauphins </strong>utilisent l&rsquo;<a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/echolocation/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">écholocation</a>, ce qui explique la présence d&rsquo;une petite bosse frontale : cette excroissance abrite le melon, organe détectant les sons utilisés lors de l&rsquo;écholocation. Les nageoires du <strong>Baiji</strong> sont arrondies et lui permettent de nager rapidement, alors que son aileron dorsal est très court et de forme triangulaire.</p>
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<h2>Les dernières actualités du Baiji</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/reintroduction-marsouin-aptere-yangtze-eleve-artificiellement/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2020/05/marsouin-aptere-fleuve-yangtze.jpg' alt='Le dauphin de Chine - Article 1'>La Chine relâche le tout premier marsouin aptère du Yangtzé élevé artificiellement</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/dauphin-de-chine-refait-surface/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/10/baiji.jpg' alt='Le dauphin de Chine - Article 2'>Le dauphin de Chine refait-il surface ?</a></div>
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<h2>Habitat et localisation</h2>
<p>Des fossiles montrent que les ancêtres du <strong>Baiji</strong> ont migré du Pacifique vers l&rsquo;intérieur du continent asiatique il y a 20 millions d&rsquo;années, lors de la montée des eaux du Miocène. Quelques millions d&rsquo;années plus tard, le niveau a diminué et a ainsi emprisonné les dauphins. Par la suite, le <strong>Yangzi Jiang</strong>, ses lacs et confluents se sont formés et transformés en eaux douces. L&rsquo;évolution faisant le reste, le <strong>cétacé</strong> devint un <strong>dauphin d&rsquo;eau douce</strong>.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-4431" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/carte-chine.gif" alt="fleuve yangzi jiang" width="350" height="207" /></p>
<p>Bien que l&rsquo;espèce ait été observée dans les fleuves Qiantang et Fuchung, <strong>Lipotes Vexillifer</strong> est aujourd&rsquo;hui <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/endemique/">endémique</a> du <strong>Yangzi Jiang</strong>, immense fleuve long de 6 500 kilomètres. Il n&rsquo;a pas été observé dans un autre milieu depuis plus de 50 ans. Le <strong>dauphin de Chine</strong> a colonisé le fleuve de son embouchure jusqu’à 1 900 kilomètres en amont. Avant le XXème siècle, il était possible de voir facilement des groupes de 6 à 12 dauphins, le plus souvent aux confluents des rivières ou à proximité de larges bandes de sable. Les courants d&rsquo;eau y forment de grands tourbillons et les poissons et crustacés, qui composent le régime alimentaire du <strong>Baiji</strong>, y étaient plus abondants.</p>
<h2>Menaces sur le dauphin de Chine</h2>
<p>Le <strong>dauphin de Chine</strong> évolue dans les eaux du <strong>Yangzi Jiang </strong>depuis des milliers d&rsquo;années. Durant la première moitié du XXème siècle, on estimait sa population à 5 000 individus, puis l&rsquo;espèce a connu un déclin fulgurant. Pourtant, elle ne connaît qu&rsquo;un seul prédateur : l&rsquo;Homme.</p>
<h3>Le développement économique chinois</h3>
<p>De 1958 au début des années 1960, <strong>Mao Zedong</strong>, dirigeant de la République Populaire de Chine, applique une nouvelle politique de développement économique. Cette période est appelée le Grand Bond en avant. Durant ces quelques années, une usine de fabrication de gants et de sacs à main ouvre à Zhejiang, au sud de Shanghai. Sa matière première ? Le <strong>Baiji</strong>, pourtant considéré comme la « <strong>déesse du Yangzi</strong>« . L&rsquo;usine achète des peaux de dauphins au kilo, encourageant la pêche intensive de l&rsquo;animal. Après à peine quelques années, l&rsquo;usine ferme ses portes : les stocks de <strong>dauphins de Chine</strong> étant devenus insuffisants. Le <strong>Baiji</strong> a connu son premier déclin important.</p>
<h3>Une pêche mal maîtrisée</h3>
<p>Dès l&rsquo;apparition de l&rsquo;Homme sur les rives du <strong>Yangzi Jiang</strong>, le fleuve fournit nourriture et voie de transport aux communautés locales. Cependant, au cours des dernières décennies, les choses se sont intensifiées et le fragile équilibre a été brisé. Entre 1970 et 1990, plus de la moitié des corps de<strong> dauphins de Chine</strong> retrouvés morts le sont à cause de la pêche. Les filets et les lignes de fond, atteignant parfois 1000 mètres de longueur, ont provoqué de très nombreuses blessures par hameçonnage et morts par étranglement. Les explosifs, qu&rsquo;ils soient utilisés pour la pêche ou pour dévier des cours d&rsquo;eau, étaient aussi couramment utilisés. Enfin, dans les années 1990, l&rsquo;électropêche fait des ravages : le principe est simplement de faire passer un courant électrique dans l&rsquo;eau pour assommer les poissons, puis de les recueillir avec une épuisette. 40 % des décès de<strong> dauphins de Chine</strong> sont directement attribués à cette technique de pêche pourtant illégale.</p>
<div id="attachment_4433" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-4433" class="size-full wp-image-4433" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/barrage-des-trois-gorges.jpg" alt="Three Gorges Dam" width="640" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/barrage-des-trois-gorges.jpg 640w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/barrage-des-trois-gorges-300x141.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p id="caption-attachment-4433" class="wp-caption-text">Le barrage des trois gorges.</p>
</div>
<h3>La pollution et la modification de l&rsquo;habitat</h3>
<p>La Chine a entrepris au cours des dernières décennies la construction de nombreuses vannes et barrages, dont le point d&rsquo;orgue fut le <strong>barrage des Trois gorges</strong>, le plus grand du monde, construit entre 2006 et 2009. Pour les dauphins, ces constructions ont été le coup de grâce.  Elles ont coupé la circulation de la faune entre le fleuve et les lacs, divisé les populations de dauphins, modifié les courants sur des centaines de kilomètres et entraîné une réduction drastique des proies disponibles. Les lacs en aval des barrages se sont asséchés et l&rsquo;eau relâchée depuis les réservoirs, plus froide qu&rsquo;en temps normal, a affecté tout l&rsquo;écosystème du fleuve.</p>
<p>Le plus grand barrage du monde a également grandement facilité le trafic fluvial : d&rsquo;immenses cargos allant jusqu&rsquo;à 10 000 tonnes peuvent désormais remonter le fleuve. Cette circulation entraîne une augmentation de la pollution sonore, une perturbation de l&rsquo;écholocation des dauphins et des risques de collision avec les coques ou les hélices des bateaux.</p>
<p>Les populations locales puisent elles aussi de grandes quantités d&rsquo;eau dans les lacs proches afin d&rsquo;alimenter les terres agricoles, provoquant là encore une modification de l&rsquo;habitat du <strong>dauphin du Yangzi</strong>.</p>
<p>Enfin, la Chine se débarrasse chaque année d&rsquo;une quantité astronomique de polluants via son immense fleuve. Pesticides, engrais chimiques, pollution industrielle&#8230; 25 milliards de tonnes d&rsquo;eau polluée non retraitée sont rejetés dans le fleuve chaque année.</p>
<h2>Sauvegarde du Baiji</h2>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le <strong>dauphin de Chine</strong> est probablement le cétacé le plus menacé du monde. L&rsquo;UICN a classé le <strong>dauphin de Chine</strong> en danger critique d&rsquo;extinction mais estime que le risque qu’il soit déjà éteint est extrêmement grand. L&rsquo;espèce est également inscrite sur l&rsquo;annexe I de la <strong>CITES</strong> depuis 1975.</p>
<p>En Chine, pour contrer le déclin du<strong> Baiji</strong>, quelques tentatives ont vu le jour. En 1983, une loi interdit la pêche du cétacé mais ne sera jamais réellement respectée : on estime qu&rsquo;il reste alors environ 300 <strong>dauphins de Chine</strong>. Les autorités ne s&rsquo;alarment pas encore : 300 paraissant un chiffre suffisant pour garantir la pérennité de l&rsquo;espèce. De plus, à cette époque, la Chine s&rsquo;ouvre tout à juste au monde occidental. Après des années d&rsquo;isolement diplomatique, elle entame une industrialisation massive, enregistre une croissance de 10 % par an : le gouvernement a d&rsquo;autres priorités que la sauvegarde de l&rsquo;environnement.</p>
<div id="attachment_4435" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-4435" class="size-full wp-image-4435" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/yangtse-river.jpg" alt="Yangzi Jiang" width="640" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/yangtse-river.jpg 640w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2016/05/yangtse-river-300x141.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p id="caption-attachment-4435" class="wp-caption-text">Le Yangzi Jiang, plus long fleuve d&rsquo;Asie.</p>
</div>
<p>A la fin des années 1980, la première action de terrain se concrétise malgré la passivité de la communauté internationale. A cette époque, le gouvernement tente simplement de capturer autant de <strong>Baijis</strong> que possible, de les placer dans des réserves naturelles et de leur permettre de se reproduire ; en somme, appliquer le même modèle que celui utiliser pour sauver les<strong> pandas géants.</strong> La plupart des scientifiques occidentaux sont sceptiques et expliquent que la manœuvre pourrait être traumatisante pour les cétacés et, au contraire, précipiter leur mort, toutefois la mission voit le jour. Mais, le nombre de <strong>cétacés</strong> a continué de baisser : ils ne sont alors plus qu&rsquo;une centaine. Malgré les six expéditions de 2 à 3 mois, les captures sont rares. Cinq réserves naturelles sont créées le long du fleuve sur un total de 350 kilomètres, dont certaines resteront vides de nombreuses années ! Plus ironique encore, il y a autant de pêche illégale dans ces réserves qu’en dehors, car elles ne sont pas protégées. Quoi qu&rsquo;il en soit, les rares dauphins capturés meurent après quelques mois.</p>
<p>En 1997, une expédition ne recense que 13 <strong>dauphins de Chine</strong> : les médias commencent seulement à s&rsquo;intéresser à l&rsquo;espèce. On connait alors les causes du déclin, mais il est trop tard. Un an plus tard, 7 <strong>baijis</strong> sont comptabilisés, puis 4 en 1999. La même année, deux spécimens capturés meurent au bout de quelques mois.</p>
<p>Enfin, en 2006, une expédition de 39 jours menée par des experts chinois, japonais, suisses et américains se solde par un échec : aucun spécimen n&rsquo;a pu être repéré.</p>
<p>Le 11 aout 2007, l&rsquo;Académie chinoise déclare l&rsquo;espèce officiellement éteinte, mettant un terme relatif aux recherches et aux programmes de conservation. Cependant, deux jours plus tard, un pêcheur photographie un <strong>dauphin de Chine</strong> proche de Tongling, dans la province d&rsquo;Anhui, entretenant le doute. Aujourd&rsquo;hui, rares sont les experts à afficher un quelconque optimisme : l&rsquo;opinion générale admet la possibilité que de petites populations fragmentées survivent encore dans le fleuve, mais l&rsquo;espèce est considérée comme étant trop proche de l&rsquo;extinction pour être sauvée.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>Peu d&rsquo;éléments sont connus au sujet de la reproduction du <strong>dauphin de Chine</strong>. Les accouplements peuvent avoir lieu deux fois dans l&rsquo;année, au début du printemps ou à l&rsquo;automne. La femelle ne met au monde qu&rsquo;un petit tous les deux ans, après une gestation de 6 à 12 mois. A la naissance, le<strong> dauphin de Chine</strong> mesure environ 80 centimètres. Le petit reste ensuite auprès de sa mère et apprend à nager, plonger, respirer à la surface, mais on ne sait pas combien de temps dure cette phase. On estime que la maturité sexuelle est atteinte à l&rsquo;âge de 3 ou 4 ans.</p>
<p>Bien que ce ne soit qu&rsquo;une estimation basée sur le seul <strong>baiji</strong> ayant survécu en captivité, il semble que le <strong>dauphin de Chine</strong> vive environ 24 ans.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>Une légende chinoise veut que le<strong> baiji</strong> soit la réincarnation d&rsquo;une princesse. Celle-ci, après avoir refusé de se marier à un homme qu&rsquo;elle n&rsquo;aimait pas, fut noyée par son propre père pour sauver l&rsquo;honneur de sa famille. Cette légende vaut à l&rsquo;espèce le surnom de « <strong>déesse du Yangzi</strong>« .</p>
<div class="auteur">par Benoit Goniak</div>
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		<title>Baleine franche de l’Atlantique nord ou baleine noire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cécile Arnoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2015 17:43:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cétacés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation de la baleine franche de l&#8217;Atlantique nord On trouve des baleines franches dans les deux hémisphères...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation de la baleine franche de l&rsquo;Atlantique nord</h2>
<p>On trouve des baleines franches dans les deux hémisphères de notre planète. Celles de l’hémisphère nord se divisent elles-mêmes en deux espèces : la baleine franche de l’Atlantique et la baleine franche du Pacifique. Nous allons étudier la première, <strong>Eubalaena glacialis</strong>, c’est-à-dire la <strong>baleine de Biscaye de l’Atlantique nord, appelée aussi baleine noire.</strong></p>
<p>La baleine franche est de couleur noir uniforme, sauf au niveau des callosités particulièrement visibles autour des lèvres et des yeux. En effet, celles-ci abritent des crustacés, surnommés les « poux de la baleine », qui virent du rose au blanc et tranchent avec le reste du corps. Ces callosités sont différentes sur chaque animal et permettent de les différencier. Enfin, ses nageoires sont courtes et larges et <strong>elle ne possède pas de nageoire dorsale</strong>.</p>
<p>En termes de morphologie, <strong>Eubalaena glacialis est très large</strong>, ce qui lui donne une impression de rondeur plus que de longueur, mais ne l’empêche pas de mesurer adulte jusqu’à 16 mètres de long. <strong>Les femelles sont plus grandes que les mâles.</strong> La tête est particulièrement imposante et représente près d’un tiers de son corps avec notamment des plaques de 300 fanons de chaque côté d’une longueur maximale de 5 mètres.</p>
<p>Depuis le 9 juillet 2020, <strong>la baleine franche de l&rsquo;Atlantique nord est classée en danger critique d&rsquo;extinction</strong> (CR) par l&rsquo;<a href="https://www.especes-menacees.fr/uicn-141204/">UICN</a>. Elle était auparavant classée « en danger ». Sa cousine la baleine franche du nord Pacifique est elle aussi une espèce menacée. <strong>Eubalaena japonica est « en danger d&rsquo;extinction » </strong>d&rsquo;après la liste rouge.</p>
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<h2>Les dernières actualités des baleines franches de l&rsquo;Atlantique nord</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/observation-premier-baleineau-espoir-baleine-noire/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2019/01/baleine-et-petit.jpg' alt='Baleine franche de l’Atlantique nord ou baleine noire - Article 1'>Après l’observation d’un petit, l’espoir est permis pour la baleine noire</a></div>
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<h2>Localisation de la baleine de Biscaye</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-2319" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/aire-repartition-baleine-franche.jpg" alt="zone de répartition de la baleine franche de l'Atlantique nord" width="300" height="279" />Comme expliqué plus haut, la baleine franche est une espèce commune sur le globe. Malheureusement, <strong>l&rsquo;espèce de l’Atlantique Nord est une des plus menacées. </strong>On estime qu’<strong>il restait fin 2018 moins de 250 individus en capacité de se reproduire, </strong>soit une baisse d’environ 15% depuis 2011. Les scientifiques craignent malheureusement que la population de l’est soit déjà éteinte, c’est pourquoi nous n’en voyons que très rarement le long des côtes françaises.</p>
<p>Eubalaena glacialis occupe, comme son nom, l’indique tout le nord de l’Atlantique, du Nord-Ouest de l&rsquo;Islande au golf du Mexique avec des concentrations d’individus plus importantes entre la Nouvelle-Écosse, au Canada, et la Floride. C’est d’ailleurs au large des côtes de cette dernière que <strong>les baleines noires ont pris l’habitude de mettre bas, le long de la côte est de l&rsquo;Amérique du Nord.</strong></p>
<h2>Les menaces qui pèsent sur Eubalaena glacialis</h2>
<h3><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-2321" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/baleine-noire-blessée.jpg" alt="baleine franche de l'Atlantique nord menacée" width="350" height="233" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/baleine-noire-blessée.jpg 350w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/baleine-noire-blessée-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" />La chasse</h3>
<p>Bien que ce ne soit plus le cas aujourd’hui, <strong>la chasse a longtemps été une grande menace pour l’espèce</strong>. Les dégâts liés à cette activité ont été dévastateurs et il est important de revenir sur les faits. C’est surtout autour du XIXème siècle que la chasse a été la plus intensive avec <strong>une perte estimée à 100 000 individus</strong> au cours de cette période. <strong>Le point faible de cette espèce est qu’elle est lente</strong>, souvent visible à la surface &#8211; parce que c’est là où elle se nourrit &#8211; et, quand elle est tuée, son corps flotte. De fait, c’est la prise idéale.</p>
<h3>L&rsquo;enchevêtrement dans les engins de pêche</h3>
<p>Si <strong>la baleine noire de l’Atlantique nord n’est plus chassée de nos jours</strong>, la menace la plus importante pour l’espèce provient aujourd&rsquo;hui des enchevêtrements dans les engins de pêche. Des études ont chiffré les dégâts : entre 2004 et 2006, sur onze décès répertoriés, huit sont dus aux collisions avec les bateaux de pêche, de transport ou de tourisme et un à cause des filets. Le scientifique Phil Clapham a estimé en 2005 qu’au moins 72 % de la population possède des cicatrices dues aux engins de pêche. Et la situation va en s&rsquo;aggravant. Entre 2012 et 2016, sur les <strong>30 décès ou blessures graves de baleines franches de l’Atlantique Nord d’origine humaine</strong> confirmés, 26 étaient dus à un enchevêtrement.</p>
<h3>Le changement climatique</h3>
<p>L&rsquo;augmentation de la température de l&rsquo;eau semble pousser les baleines franches de l&rsquo;Atlantique nord a remonter de plus en plus au nord pour se nourrir. Ainsi, si elles semblaient privilégier auparavant la baie de Fundy, à la frontière entre les USA et le Canada, elles sont à présent visibles bien plus au nord. Notamment dans le Golfe du Saint-Laurent où <a href="https://www.especes-menacees.fr/actualites/canada-hecatombe-baleines-franches-atlantique-nord/">plusieurs corps de baleines sans vie ont été retrouvés successivement en juin 2017</a>. Il semblerait que ce changement d&rsquo;aire de répartition s&rsquo;explique par la présence de plus en plus importante de zooplancton et de krill dans ces eaux, au contraire de celles plus au sud.</p>
<h2>Efforts de conservation</h2>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-2323" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/baleine-franche-de-latlantique-nord.jpg" alt="Baleine noire et son baleineau" width="350" height="369" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/baleine-franche-de-latlantique-nord.jpg 350w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2015/03/baleine-franche-de-latlantique-nord-285x300.jpg 285w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" />Du fait de sa taille, la baleine franche de l’Atlantique nord est hors de portée de la plupart des prédateurs, exception faite des baleineaux qui peuvent être la proie des orques et des requins. C’est bien l’homme qui est la principale menace.</p>
<p>Proche de l’extinction à la fin du XIXème siècle, <strong>la première Convention internationale pour la réglementation de la chasse a totalement interdit la chasse à la baleine noire</strong>. En 1972, la protection de l’espèce est renforcée avec le Marine Mammal Protection Act, qui interdit la prise de mammifères marins, la prise signifiant la chasse comme la capture vivante. La Commission Baleinière Internationale (CBI), organisme mondial chargé de réglementer la chasse et la protection des baleines, a établi un plan de protection mis en place par la Garde côtière américaine, l&rsquo;US Navy, les contrôleurs de la circulation des navires dans les grandes voies maritimes, etc.</p>
<p>Les Etats-Unis et le Canada sont particulièrement investis dans la protection d’Eubalaena glacialis. Ces deux pays sont à l’origine du plan de relance de l’espèce qui comprend aussi la <strong>réglementation des engins de pêche et la restriction de leur utilisation sur certaines zones ou durant certaines périodes</strong>, notamment pendant la période des naissances. Même la distance minimale entre les baleines et les bateaux d’observation ont été définies.</p>
<p>Il faut aussi noter les efforts consentis par l&rsquo;Organisation maritime internationale (OMI), qui a accepté de déplacer les routes maritimes notamment dans la baie de Fundy au Canada et de réglementer les vitesses maximales des bateaux naviguant dans le long de la côte Est des Etats-Unis.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>La saison de reproduction s’étend de décembre à mars. Les naissances ont lieu au printemps après une <a href="/definition/gestation" target="_blank" rel="noopener noreferrer">gestation</a> d’un an, 350 jours exactement. Les femelles donnent naissance tous les 3 à 4 ans à un baleineau unique qui sera mature sexuellement entre 5 et 10 ans. L’âge n’est pas l’élément déterminant pour la reproduction, c’est la taille qui importe. Les femelles doivent atteindre la taille de 15,5 mètres et les mâles 15 mètres.</p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>La baleine franche de Biscaye est celle qui possèderait le plus de « poils ». Ainsi, on lui attribue des sourcils, une moustache et une barbe. Autre anecdote : la baleine franche de l’Atlantique nord est aussi appelée en anglais « right whale » à savoir « bonne baleine » car elle était facile à chasser (du fait qu’elle flotte une fois abattue) et très utile. Riche en huile, sa graisse servait à éclairer et sa viande était bien sûr mangée.</p>
<div class="auteur">par Cécile Arnoud</div>
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		<title>Le marsouin du golfe de Californie</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/marsouin-du-golfe-de-californie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emerson Bronsart]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 17:39:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cétacés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation du marsouin du golfe de Californie (vaquita) Le marsouin du golfe de Californie ou vaquita, de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class='options_dossier'>
<div class='options_dossier_boutons'><a class='bt_dossier_precedent' href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/pigeon-rose/' style='float:left;'>< Pr&eacute;c&eacute;dent</a><a class='bt_dossier_suivant' href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/martin-chasseur-cannelle/' style='float:right;'>Suivant ></a></p>
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<h2>Présentation du marsouin du golfe de Californie (vaquita)</h2>
<p>Le <strong>marsouin du golfe de Californie </strong>ou <strong>vaquita</strong>, de son nom scientifique « <strong>Phocoena sinus</strong> », est un <a title="mammifère" href="http://www.especes-menacees.fr/les-mammiferes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mammifère</a> marin. Malheureusement, celui que l&rsquo;on appelle aussi vaquita est le cétacé le plus menacé au monde et est en danger critique d’extinction (CR) d’après les critères de l<strong>’UICN</strong>.</p>
<p>Bien qu’il ressemble au marsouin commun, ce mammifère a des nageoires dorsales et pectorales plus grandes que son cousin. <strong>Le vaquita est le plus petit cétacé au monde</strong> : les femelles mesurent au maximum 1,50 mètre et les mâles 1,40 mètre. Les plus gros spécimens ne dépassent pas les<span style="font-weight: 300;"> 55 kg. Tous sont gris sur le dos et leur couleur s’éclaircit et se dégrade jusqu’au niveau du ventre qui, lui, est blanc. En plus de cela, ils possèdent des taches plus sombres autour des yeux et de la bouche.</span></p>
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<h2>Dernières actualités concernant les vaquitas</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/espoir-observation-bebes-vaquitas/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2019/11/vaquita-reproduction-espoir.jpg' alt='Le marsouin du golfe de Californie - Article 1'>Nouvel espoir après l’observation de bébés vaquitas</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/extinction-imminente-vaquita/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2019/03/une-vaquita-disparition.jpg' alt='Le marsouin du golfe de Californie - Article 2'>Vers une extinction imminente du vaquita</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/sea-of-shadows-documentaire-vaquitas/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2019/02/sea-of-shadows-documentaire-2019.jpg' alt='Le marsouin du golfe de Californie - Article 3'>« Sea of Shadows » : immersion dans la lutte pour sauver les derniers vaquitas</a></div>
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<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-medium wp-image-1230" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2013/04/carte-localisation-vaquita-300x212.jpg" alt="carte-localisation-vaquita" width="300" height="212" /></p>
<h2>Localisation des vaquitas</h2>
<p>On retrouve le vaquita<strong> </strong>dans la <strong>mer de Cortez</strong>, qui est la mer du golfe de Californie, à quelques encablures du territoire du <a title="rat Kangourou de l’île de San José" href="http://www.especes-menacees.fr/animaux/rat-kangourou/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rat Kangourou de l’île de San José</a>.<br />
Ce <strong>marsouin</strong> vit dans un territoire vaste de 2500 km² dans les eaux mexicaines. On retrouve l’animal en eau peu profonde, avant les 50 mètres de profondeur.</p>
<h2>Menaces sur le cétacé</h2>
<p>Début 2017, le Comité international pour le rétablissement du Vaquita (CIRVA) révélait qu&rsquo;il ne restait plus qu&rsquo;une trentaine d&rsquo;individus dans le monde. Or, début mars 2018, le directeur du groupe international de surveillance du commerce des espèces sauvages « Elephant Action League », Andrea Costa, annonçait de retour d&rsquo;expédition en mer avec Sea Shepherd que <a href="https://news.mongabay.com/2018/03/only-12-vaquita-porpoises-remain-watchdog-groups-report/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">selon ses sources</a>, <strong>seuls 12 vaquitas seraient encore en vie</strong>. Ce qui signifierait, si cette information s&rsquo;avérait exacte, que la population de ce marsouin aurait diminué de plus de moitié en l&rsquo;espace d&rsquo;un an. Une terrible nouvelle pour la survie de l&rsquo;espèce.</p>
<p>Différentes menaces ont été mises en avant pour expliquer la chute de la population du <strong>marsouin du golfe de Californie</strong> :<br />
<img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-medium wp-image-1236" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2013/04/Vaquita2-1-300x168.jpg" alt="marsouin du golfe de Californie2" width="300" height="168" /></p>
<ul>
<li>La principale menace reste la <strong>capture accidentelle</strong> du petit cétacé dans les filets à grande maille des pêcheurs locaux. Leur cible principale est en fait le <a href="http://www.especes-menacees.fr/totoaba/">totoaba</a>, le vaquita étant une prise accidentelle.</li>
<li>La <strong>dégradation de leur habitat</strong>. La pêche intensive dégrade l’équilibre de l’<a href="/definition/ecosysteme" target="_blank" rel="noopener noreferrer">écosystème</a> tout entier. Le développement des constructions comme les marinas réduisent l’espace vitale du<b> </b>marsouin, ou encore le développement de barrages sur le fleuve Colorado qui se jette dans le <strong>golfe de Californie</strong>. Ces barrages font varier le débit du fleuve, ce qui menace les espèces qui y vivent et celles vivant à l’embouchure de celui-ci.</li>
<li>La <strong>pollution de la mer</strong> et celle provenant du fleuve Colorado (pesticide entre autres) touchent les vaquitas qui présentent des traces de pollution dans leur organes. Même si cette pollution n’est pas mortelle aux vues des taux retrouvés dans les corps autopsiés.</li>
<li>Les menaces naturelles persistent également. Le marsouin peut être pris pour cible par des requins ou des baleines tueuses. Cependant, aucune mort n’a été constatée de manière formelle (uniquement des blessures).</li>
</ul>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-medium wp-image-1237" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2013/04/Vaquita3-300x183.jpg" alt="marsouin du golfe de Californie3" width="300" height="183" /></p>
<h2>Effort de conservation</h2>
<p>Un acteur central, qui en réunit d’autres autour de sa cause, est le <strong>CIRVA</strong> (en anglais <strong>International Comittee for Recoveryof the Vaquita</strong>, créé en 1997). Avec la WWF Mexique et WWF USA, ils essaient de protéger le cétacé menacé du mieux possible.</p>
<p>La sauvegarde du marsouin passe par un contrôle de la pêche afin d’éviter que l’animal en voie d’extinction ne se retrouve pris au piège dans les mailles larges des filets de pêcheurs. Cela passe par des aides pour la reconversion des pêcheurs afin de diminuer leur nombre. Il est aussi nécessaire d&rsquo;engager des discussions avec la Chine, principal marché du totoaba, pour que des mesures d&rsquo;interdiction soient prises, mettant ainsi un terme à la demande. La solution passe également par le changement des techniques de pêche afin de ne plus capturer le marsouin et de ne pas détruire la faune marine. Des nouvelles coopératives et des logos ont été créés. Les produits portants ce logo ou issus de ces coopératives respectent une pêche locale réglementée, soucieuse de l’environnement.</p>
<p>Un autre aspect important pour permettre la sauvegarde de l’animal englobe la prévention et l’éducation. Via ces deux actions, on cherche à endiguer les comportements à risque pour le cétacé et l’ensemble de l’écosystème du golfe.</p>
<p>En décembre 2005, une zone, où 80% des marsouins observés se trouvaient, est devenue une <strong>zone protégée pour les vaquitas</strong>. Cette action a été menée par le ministère de l’environnement mexicain, ce dernier a dédommagé les régions des pêcheurs qui ont été affectés par cette décision. Mais malgré ces efforts, la population du vaquita n&rsquo;a cessé de décliner. En 2016, l&rsquo;association de protection des océans Sea Shepherd a initié l&rsquo;opération « Op Milagro » (miracle en espagnol) pour traquer les pêcheurs illégaux et retirer leurs filets. Deux navires sillonnent la zone depuis deux ans, en collaboration avec la marine mexicaine. Depuis ses débuts, l&rsquo;opération a permis de retirer plus de 600 filets.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>L’âge de la maturité sexuelle n’est pas clairement connu mais il semblerait qu’il soit atteint autour des 6 ans de l’animal. Néanmoins, on sait que la période de reproduction a lieu au printemps. La période de <a href="/definition/gestation" target="_blank" rel="noopener noreferrer">gestation</a> est d’environ 11 mois. Au bout de celle-ci, la mère donne naissance à un nouveau-né. Une <strong>vaquita</strong> femelle peut avoir 1 petit tous les 2 ans. Ce dernier sera allaité entre 6 et 8 mois.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-medium wp-image-1238" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2013/04/Vaquita4-300x200.jpg" alt="marsouin du golfe de Californie4" width="300" height="200" /></p>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>Cette espèce menacée est un animal timide dont il est difficile d’observer l’évolution, le comportement et les habitudes. Néanmoins, voici quelques informations que l’on connaît à son sujet.</p>
<p>Son comportement, tout d&rsquo;abord : il est difficile de définir le comportement social de cet animal en voie de disparition car il est très discret. On le rencontre seul ou bien en petit groupe de 2 à 4 individus. Cependant, des groupes de marsouins d&rsquo;une dizaine d&rsquo;individus ont déjà été aperçus dans son <a href="http://www.especes-menacees.fr/definition/aire-de-repartition/">aire de répartition</a>.</p>
<p>Les Phocoena sinus ont une durée de vie estimée entre 20 et 30 ans. Ils mangent essentiellement des calmars, des poissons, des crabes, etc.</p>
<p>Le saviez-vous ? Le marsouin du golfe de Californie est sur la liste des 35 espèces les plus rares au monde (liste publiée sur <a title="facebook Especes Menacees" href="https://www.facebook.com/EspecesMenacees" target="_blank" rel="noopener noreferrer">notre page facebook</a>).</p>
<div class='options_dossier'>
<div class='options_dossier_boutons'><a class='bt_dossier_precedent' href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/pigeon-rose/' style='float:left;'>< Pr&eacute;c&eacute;dent</a><a class='bt_dossier_suivant' href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/martin-chasseur-cannelle/' style='float:right;'>Suivant ></a></p>
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<div class="auteur">
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<div class='bloc_center'><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/' class='sommaire_titre'>Ces espèces sauvées de l’extinction in extremis</a></div>
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<ul class='dossier_liste'>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/ara-de-spix/'>L’ara de Spix</a></li>
<li>Le marsouin du golfe de Californie</li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/cerf-pere-david/'>Le cerf du Père David</a></li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/rale-de-guam/'>Le râle de Guam</a></li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/oryx-algazelle/'>L’oryx algazelle</a></li>
</ul>
<ul class='dossier_liste'>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/pigeon-rose/'>Le pigeon rose</a></li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/martin-chasseur-cannelle/'>Le martin-chasseur cannelle</a></li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/amazone-porto-rico/'>L’amazone de Porto Rico</a></li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/condor-de-californie/'>Le condor de Californie</a></li>
<li><a href='https://www.especes-menacees.fr/dossiers/especes-sauvees-extinction/tourterelle-de-socorro/'>La tourterelle de Socorro</a></li>
</ul>
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		<title>Le phoque moine de Méditerranée</title>
		<link>https://www.especes-menacees.fr/phoque-moine-de-mediterranee/</link>
					<comments>https://www.especes-menacees.fr/phoque-moine-de-mediterranee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jérémy Bourgain]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Nov 2012 00:32:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cétacés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation du phoque moine de Méditerranée Le Monachus monachus, aussi appelé phoque moine de Méditerranée, est de la famille...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr/phoque-moine-de-mediterranee/">Le phoque moine de Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.especes-menacees.fr">Espèces-menacées.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Présentation du phoque moine de Méditerranée</h2>
<p>Le M<strong>onachus monachus, aussi appelé phoque moine de Méditerranée</strong>, est de la famille des pinnipèdes, qui comprend les otaries, les morses et les phoques. Sa taille varie généralement de 2 à 3 mètres, de la nageoire à la tête, et son poids est compris entre 200 et 310 kilos pour les plus gros spécimens.<br />
Comme tous les phoques, il se nourrit principalement de poissons mais les crustacés, les poulpes, les langoustes, les homards, les seiches et occasionnellement les algues font aussi partie de son régime alimentaire. Il doit ingurgiter 15 kilos de nourritures chaque jour pour subvenir à ses besoins énergétiques.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-667" title="Carte de localisation du phoque moine de Méditerranée" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/290px-Monachus_monachus_distribution.gif" alt="Carte de localisation du phoque moine de Méditerranée" width="250" height="143" /></p>
<h2>Localisation</h2>
<p>Autrefois, le phoque moine peuplait toute la mer Méditerranée et une partie des côtes africaines.<br />
Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y en aurait pas plus de 600 à 700 dont 300 à 400 sur les côtes grecques et une centaine en Turquie. Il fait partie des <b>10 espèces les plus menacées au monde&#8230;</b></p>
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<h2>Les dernières actualités du phoque moine</h2>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/mediterranee-compte-davantage-phoques-moines/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/04/phoque-moine.jpg' alt='Le phoque moine de Méditerranée - Article 1'>La Méditerranée compte sans doute plus de phoques moines que prévu</a></div>
<div class='laf-article four columns'><a class='laf-titre-article' href='https://www.especes-menacees.fr/actualites/population-phoque-moine-hawai-augmentation/'><img src='https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2017/03/phoque-moine-dhawai.jpg' alt='Le phoque moine de Méditerranée - Article 2'>La population de phoques moines d’Hawaï en augmentation</a></div>
</div>
<div class='clear'></div>
<h2>Menaces</h2>
<p>Plusieurs facteurs sont responsables de <strong>la diminution de la population de phoques moines de Méditerranée</strong> et malheureusement, dans bien des cas, l&rsquo;homme est responsable des misères que connaît ce sympathique animal.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-6268" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/phoque-moine-et-bateau.jpg" alt="phoque moine méditerranée" width="300" height="327" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/phoque-moine-et-bateau.jpg 300w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/phoque-moine-et-bateau-275x300.jpg 275w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><b>&#8211; La pollution</b> de la mer Méditerranée est en constante augmentation ces dernières années et cause de véritables désastres dans les populations de phoques. Elle est responsable de maladies qui affaiblissent l&rsquo;organisme des Monachus monachus.<br />
<b>&#8211; L&rsquo;omniprésence de l&rsquo;homme et du tourisme sur les plages</b> de Méditerranée a poussé le phoque à quitter son milieu naturel. En effet, ce timide animal ne supporte pas notre présence et l&rsquo;agitation qu&rsquo;elle amène. Les femelles ont ainsi cessé de mettre bas sur les plages, elles donnent désormais naissance au bord des falaises et dans des cavités rocheuses sous le niveau de la mer. Ces endroits sont trop dangereux pour les petits et les tempêtes font des ravages dans les portées de nouveaux-nés.</p>
<p><b>&#8211; La surpêche</b> a aussi vidé la mer de ses poissons et a rendu les conditions de vie des Monachus monachus difficiles durant certaines périodes de l&rsquo;année. De plus, il arrive que des pêcheurs frappés par l&rsquo;ignorance tuent gratuitement cet animal parce qu&rsquo;il constituerait un rival néfaste pour la pêche, ce qui est absolument faux aux vues des populations de phoques moines restantes.<br />
<b>&#8211; Les filets de pêches</b> causent aussi occasionnellement des morts&#8230;</p>
<h2>Effort de conservation</h2>
<p>Quelques associations pour<strong> la protection des Monachus</strong> œuvrent pour sauvegarder leurs dernières zones de reproduction connues. Elles procèdent à des comptages et des campagnes de communication pour sensibiliser les populations locales au sort des phoques. De plus, <b>des zones de protections marines et côtières ont vu le jour</b> en Grèce, en Turquie et en Mauritanie pour sauvegarder quelques individus parsemés&#8230;</p>
<p>Ce qu&rsquo;il faudrait au phoque moine de Méditerranée, c&rsquo;est <strong>un programme de protection regroupant l&rsquo;ensemble des acteurs de la mer,</strong> ainsi qu&rsquo;<strong>un programme de reproduction</strong> pour grossir les populations qui sont tombées à des seuils critiques. Les phoques pourraient disparaître en quelques années si une épidémie ou une catastrophe naturelle venait à les frapper.</p>
<h2>Reproduction</h2>
<p>Chaque femelle donne naissance à un seul petit. Les portées arrivent entre avril et juillet au terme d&rsquo;une <a href="/definition/gestation" target="_blank" rel="noopener">gestation</a> de 11 mois. A sa venue au monde, le petit phoque moine ne dépasse généralement pas le mètre de long mais il pèse déjà entre 10 et 20 kilos.<br />
Il tétera sa mère pendant les deux premiers mois de sa vie et il ne lui faudra pas moins de deux semaines pour quadrupler son poids de naissance. Au bout de 5 ans, les jeunes Monachus monachus atteindront leur maturité sexuelle.</p>
<div id="attachment_6267" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-6267" class="size-full wp-image-6267" src="http://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/phoque-moine-hawai.jpg" alt="Neomonachus schauinslandi" width="600" height="300" srcset="https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/phoque-moine-hawai.jpg 600w, https://www.especes-menacees.fr/wp-content/uploads/2012/11/phoque-moine-hawai-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p id="caption-attachment-6267" class="wp-caption-text">Un phoque moine d&rsquo;Hawaï, Neomonachus schauinslandi , espèce classée « en danger ».</p>
</div>
<h2>En savoir plus</h2>
<p>Contrairement à ses congénères, ce phoque n&rsquo;est pas friand des eaux froides du grand nord. Il préfère naviguer dans les climats tempérés où les eaux sont plus chaudes. En migrant vers d&rsquo;autres eaux,<strong> les phoques moines de Méditerranée ont donné naissance à de nouvelles espèces</strong> :<strong> le phoque moine des Caraïbes et le phoque moine</strong> d&rsquo;Hawaï auraient divergé génétiquement il y a plus de 6 millions d&rsquo;années de l&rsquo;espèce mère. Puis, ces deux espèces se sont également séparées il y a  3,67 millions d&rsquo;années, avant la formation de l&rsquo;Amérique Centrale et la fermeture de l&rsquo;Isthme du Panama. A présent, chacune vit d&rsquo;un côté du pays, dans l&rsquo;océan Pacifique ou l&rsquo;océan Atlantique.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, pour les mêmes raisons que leurs cousins de Méditerranée,<strong> les phoques moines d&rsquo;Hawaï sont en danger d&rsquo;extinction</strong>. Il n&rsquo;en resterait pas plus d&rsquo;un millier. Et pour les Monachus des caraïbes, la situation est désastreuse. L&rsquo;espèce est aujourd&rsquo;hui éteinte. Ce constat est tombé en 2008 après 5 années de recherche sans succès&#8230;</p>
<div class="auteur">par Jérémy Bourgain</div>
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